logo
LES MEMBRES
greenpeace
wwf
lpo
oxfam} alofa tulavu
4d
gret
helio
hespul
cler
amis de la terre
agir pour l'environnement
fnaut
fub
solar generation
reseau sortir du nucleaire
cniid
wecf
associations locales

MAILING LISTE

La liste climat du RAC-F vous permet de recevoir et d’envoyer des informations sur les changements climatiques.
S'abonner Se désabonner
attention ça chauffe
can
illustration
Aline Guitard
date 1er janvier 2014 documents joints 1 document joint
    [
texte+ texte- google twitter facebook





Urbanisme

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. D’imposer, dans le cadre de la révision de votre PLU, des zones de performance énergétique renforcée dans certains quartiers ou projets urbains comme cela est permis par les lois « Grenelle » ?

Cette question pose la notion d’équité. Est-ce que nous devons favoriser des zones par rapport à d’autre ? Dans notre histoire nous avons toujours porté et défendu le triptyque républicain « Liberté, Egalité, Fraternité ». Nous ne sommes pas favorables à faire des vitrines, mais nous devons porter nos efforts vers les quartiers les moins performants.

2. Le développement d’une politique opérationnelle et/ou prescriptive pour favoriser le maintien des commerces et des services de proximité en ville et de stabiliser, voire réduire, la consommation d’espace due aux activités économiques (zones commerciales, hypermarchés, etc.) ?

OUI. Il y a besoin de commerces de proximité. Les commerces de proximité, comme les services de proximité, sont une exigence pour diminuer les déplacements et contribuer à diminuer la consommation d’énergie (notamment pétrole), mais aussi les émissions de gaz à effet de serre et les émissions de particules. Le développement d’une politique volontariste est primordial afin de favoriser l’arrivée et le maintien de commerces, particulièrement dans les ensembles neufs ou dégradés. Cela passera par une intervention appuyée auprès des bailleurs sociaux pour organiser le développement de locaux commerciaux à loyer modéré. Si nous ne souhaitons pas réduire les espaces dédiés aux activités économiques, il convient de les densifier pour réduire les externalités négatives (îlots de chaleurs, imperméabilisation des sols, coupures urbaines…). Le développement de lieux de vie et de commerce de proximité vise ainsi à conforter la ville comme un lieu de rencontre, d’échanges, et de travail.

3. De favoriser la densification (hors immeubles de grande hauteur) autour des gares, le long des lignes de transport en commun ou des réseaux de chaleur ?

Bien entendu. Mais il y a besoin d’un outil pour l’organiser, c’est le rôle de l’Etablissement Public Foncier doté de moyens conséquents que nous voulons créer. Afin de lutter contre la précarité énergétique, les quartiers autours des gares et des axes structurants de transport en commun sont à prioriser pour développer les nouvelles formes de logement abordable.

4. La mise en place d’une politique de végétalisation de la ville pour favoriser la biodiversité urbaine, lutter contre les îlots de chaleur urbains, etc. ?

Oui. Nous proposons de travailler avec les Conseils de Quartier et les associations au développement d’une trame verte « infra quartier » - entre les grands parcs structurants. L’objectif ? Partager l’engagement de végétaliser la ville, et diffuser dans les interstices de la cité des éléments de verdure. Il faut pouvoir dépasser une nature cantonnée dans des grands parcs urbains pour l’inscrire dans le local, la proximité de tous les lyonnais.


Mobilité

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. La création de nouvelles lignes de transports en commun en site propre de qualité (exemple : bus à haut niveau de service) ?

OUI. Nous souhaitons notamment développer un bus à haut niveau de service sur le périphérique entre la cité internationale, Villeurbanne, Bron, Mermoz, Vénissieux, Saint Fons, Pierre Bénite, Perrache avec la création de parcs relais. Nous portons comme projet et réflexion du périphérique Laurent Bonnevay qui permettra d’améliorer la qualité de vie des gens des quartiers souvent populaires le bordant.
Mais davantage que le développement du réseau, il faut surtout favoriser son accessibilité. Afin de favoriser le report modal conséquent vers le transport collectif, plus efficace et économe en ressources pour les collectivités comme pour les usagers, nous proposons d’aller vers le libre accès aux transports en commun pour tous, à commencer par dès 2016 avec les bénéficiaires du RSA socle (14 500 personnes qui paient actuellement un abonnement à 8.4€/mois) et de l’ASPA (Allocations de Solidarité pour les personnes âgées). Rapidement ce droit serait étendu aux jeunes de moins de 25 ans (144 000 Lyonnais environ) et aux privés d’emploi et aux personnes non imposables avant d’être étendu à tous les lyonnais.


2. La mise en place d’un grand plan vélo, comprenant le développement d’itinéraires cyclables sécurisés, de stationnements vélo en particulier aux abords des stations de transport collectif, de services dédiés au vélo (maison du vélo/des mobilités, ateliers de réparation de vélos, information, etc.) ?

Oui. On ne peut imaginer la mobilité de demain sans le développement des modes actifs - la marche et le vélo. Ils sont les seuls réellement garants du maintien en santé de la population et de la liberté individuelle à se déplacer à faible coût. Le Grand Lyon a déjà fait beaucoup. Mais des activités de médiation doivent être développées. Des cours de remises en selle, des ateliers vélos… sont souvent indispensables pour arriver à une mise en selle.

Parallèlement il faut poursuivre l’effort de structuration du réseau cyclable. Pour y arriver, il faut repenser la cohabitation entre le cycliste et l’automobiliste avec des vrais axes dédiés seulement au cycliste. Nous souhaitons renforcer les connexions entre les rives gauche et droite par des passerelles modes doux. Ainsi le doublement du Pont de la Mulatière par une passerelle vélos et piétons sera engagée comme le souhaitent les cyclistes lyonnais et habitants du sud-ouest de Lyon ainsi que la réalisation d’une passerelle modes doux entre Gerland et la Saulaie à Oullins. Par ailleurs, il est nécessaire de permettre le développement des vélos à assistance électrique, avec des points de recharges dans la ville voire le développement de VAE en libre service sur les pentes et les quartiers vallonnés.

3. De passer votre ville en zone 30 km/h (hors axes pénétrants et de grand transit) ?

Oui. La généralisation de cette règle permettra de favoriser les contre-sens cyclables et de favoriser les mesures d’apaisement de la circulation. Les grands axes, définis avec les conseils de quartier et les associations, resteront à 50 km/h.


Bâtiments

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. Le lancement d’un grand programme de rénovation lourde des bâtiments privés, incluant l’information et l’accompagnement des ménages (de type OPAH énergie ou OPATB) ?

Oui. La rénovation des bâtiments privés est une responsabilité des propriétaires et il faut les encourager à aller de l’avant mais pas sans contre partie. La collectivité peut repérer les propriétaires les plus en difficulté pour appuyer leur démarche et les orienter vers les aides existantes.
Sur le parc locatif privé, ceux nécessitant des réhabilitations sont pour une très grande majorité occupés par des familles en situation de pauvreté, ou pouvant basculer dans cette situation. Il y a un besoin social d’améliorer leur confort de vie ainsi que de diminuer leur facture énergétique. Mais ce besoin ne doit pas permettre au propriétaire (bien souvent récalcitrant à toute dépense) d’augmenter les loyers, une convention entre la ville et le particulier devra dans tous les cas être signée pour imposer les conditions de plafonnement des loyers.
Toutefois, il serait faux de croire que le problème des copropriétés dégradées puisse se résoudre aisément. Une démarche de partage des savoirs des techniques de rénovation est à encourager. A l’image des compagnons bâtisseurs ou du mouvement des « Castors », il faut favoriser l’apprentissage des méthodes et des techniques par les habitants eux-mêmes. Des projets d’auto-réhabilitation seront développés.


2. Le lancement d’un programme de mobilisation et de structuration des professionnels de la rénovation énergétique par exemple en s’appuyant sur la rénovation du parc public ?

Oui. Notre ambition est de permettre le développement d’un savoir-faire et d’un réseau d’entreprises de proximité sur ces métiers. Cela participera à renforcer notre tissu économique local. C’est favoriser le développement de savoir-faire et d’une économie de la transition énergétique. A noter que la rénovation du parc public lui a déjà été entrepris depuis plusieurs années, il faut le continuer pour le finir. Mais ce n’est plus lui qui tirera l’activité.

3. L’adoption d’un référentiel haute performance énergétique portant à la fois sur la construction et la rénovation des bâtiments et relatif aux logements sociaux, aux logements privés et aux bâtiments tertiaires ?

Au vue des obligations actuelles en terme de construction neuve, cela ne nous semble pas une priorité.

4. Pour aider les ménages en précarité énergétique à en sortir, la mise en place d’un service local d’intervention pour la maîtrise de l’énergie (SLIME), comprenant des visites à domicile ?

Oui. Ces visites conseil en maitrise de l’énergie doivent se faire dans l’ensemble des foyers et réalisées par des professionnels avertis et indépendants, qui pourraient trouver leur place dans le Pole Public de l’Energie. Mais soyons clairs, la précarité énergétique est due en premier lieu à la faiblesse des revenus des foyers. Croire ou faire croire que c’est le gaspillage qui en est la cause, n’est pas la réalité de la vie des gens.

5. L’exonération partielle ou totale de taxe foncière pour les foyers réalisant une rénovation lourde de leur logement ?

Non, la question d’équité se pose devant l’impôt. Nous ne pensons pas qui faille développer encore plus de niches fiscales. Qu’il y ait une nécessité de revoir l’ensemble de la fiscalité en France oui. Mais l’exonération n’est pas une solution.


Gestion, production et distribution de l’énergie

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. Si votre collectivité est desservie par un ou plusieurs réseau(x) de chaleur, de vous appuyer sur cet outil pour mettre en œuvre votre politique énergétique (alimentation du réseau par des énergies renouvelables et/ou de l’énergie fatale, mesures de maîtrise de l’énergie, déploiement des réseaux, procédure de classement du réseau pour obliger le raccordement des nouveaux bâtiments, etc.), soit :
- via une maîtrise publique ou
- via une négociation avec le délégataire de service public

En régie oui, nous devons développer des réseaux de chaleur, émettant le moins de CO2 et de particules dans l’air. Pour cela nous sommes favorables à la réalisation d’une étude pour récupérer la chaleur perdue des centrales environnante de l’agglomération Lyonnaise, avec une gestion publique de l’ensemble dans un pôle public national de l’énergie. Cette solution existe dans de nombreux pays européens.

2. Le renforcement de votre rôle de concédant sur les réseaux d’électricité et de gaz, en assurant un meilleur contrôle des concessions, la cohérence de l’action du concessionnaire avec les orientations de la collectivité, l’accès aux données de consommation et de production de votre territoire et en vous assurant de l’optimisation des investissements sur les réseaux (notamment en orchestrant la coordination entre les investissements dans les différents réseaux) ?

Oui. Nous œuvrerons pour la mise en place d’une autorité organisatrice de l’énergie avec suivi et contrôle de la qualité de la distribution publique de l’électricité et des réseaux de chaleur. Avec la création d’un observatoire du service public de l’électricité et du gaz national, régional et des grandes agglomérations, ou siégeraient les directions des entreprises concernées, les élus, ainsi que les associations environnementales, les consommateurs, les Organisation Syndicales représentatives des salariés. Il faut plus de transparence pour plus de démocratie.

3. La montée en compétences de vos services afin d’aller vers une véritable planification des réseaux d’énergie (gaz, électricité, chaleur) en cohérence avec vos projets urbains (par exemple via un schéma directeur de l’énergie) ?

La création d’un observatoire du service public de l’énergie est une réponse. Nous réaffirmons que l’énergie (l’électricité et le gaz) comme l’eau doivent être au cœur d’un service public national permettant l’égalité de traitement sur l’ensemble du territoire français (DOM TOM compris). La sortie des concessions des grandes agglomérations de ERDF et GRDF entrainerait la fin du service public national et serait la mort des entreprises ERDF et GRDF. Ceci amplifierait la libéralisation et la déréglementation du secteur de l’électricité et du gaz avec pour conséquence la fin du tarif régulé. Tous les pays Européen qui ont libéralisé le secteur ont vu leur prix du KWh augmenter de 50% à 185% (le Danemark).
Nous ne souhaitons pas la création d’une régie ou SEM qui ne permettrait pas la solidarité entre les territoires. La R&D, le dépannage suite à alea climatique d’ampleur (tempête, neige collante, orage …) nécessitent une capacité de réaction, une assise budgétaire que ne peuvent pas et ne pourront pas avoir toutes les collectivités locales (rappel : dépôt de bilan de la régie de Bordeaux en 1999 suite à la tempête).


4. Le développement de politiques de partenariats avec la Région et les zones rurales avoisinantes afin de travailler dans des logiques de solidarité autour de la production d’énergies renouvelables nécessaires à l’atteinte de vos objectifs climat-énergie ?

OUI. Cette politique doit se travailler nationalement et non régionalement. La collectivité locale ne peut être absente de ces démarches. La planification énergétique impose une discussion de tous les acteurs et on ne peut nier à l’Etat sa responsabilité à organiser ces enjeux stratégiques. Cette politique doit être cohérente pour partir du local au mondial, pour permettre à l’ensemble des être humains d’avoir accès à l’énergie dans le cadre d’un développement durable.


Agriculture – Alimentation

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. L’adoption d’un objectif quantifié et d’un programme de mise en place de menus bas carbone et élaborés à partir de produits locaux (ex. un menu végétarien et/ou biologique et local par semaine) dans la restauration collective gérée par la commune ou l’agglomération, notamment pour ce qui concerne les établissements scolaires ?

Oui nous souhaitons dans les appels d’offres ou les cahiers des charges de la collectivité inclure des exigences en termes d’émission de CO². Les menus des écoles et restaurants municipaux posent l’enjeu du lien entre le territoire urbain et les territoires de productions agricoles de proximité.

2. L’adoption d’un objectif chiffré et d’un programme d’installation et/ou de maintien dans votre territoire d’exploitations agricoles biologiques et/ou pratiquant l’agro-écologie durant la durée de votre mandat, dans le respect notamment des engagements nationaux du Grenelle de l’environnement dans ce domaine ?

Difficile au niveau de Lyon de maintenir les exploitations agricoles ! Mais nous souhaitons surtout que les parcs urbains de plus de 1 hectare (9 sur la ville) puissent accueillir des jardins partagés. C’est développer les lieux de production de proximité dans un objectif de loisirs, d’éducation, de satisfaction des besoins alimentaires.
Le développement de projets de coopération avec les territoires ruraux environnants, Monts du Lyonnais, Beaujolais, Pilat,... devra être favorisé aussi bien pour le loisir que dans les liens économiques (inclusions de clauses de proximité dans le cahier des charges,…) ou culturels. Les zones agricoles seront préservées et le maintien de leurs exploitants aidé par une politique d’achat encouragée de leurs produits s’ils sont destinés à la consommation humaine.



Déchets

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. Le soutien à la création de ressourceries/recycleries ou d’infrastructures favorisant la récupération, la réparation et le réemploi des meubles, jouets, vélos et autres objets pouvant bénéficier d’une seconde vie (après nettoyage, remise en état et éventuellement « relooking » ) ?

OUI. Nous souhaitons apporter un soutien appuyé aux démarches durables, citoyennes et écologiques. A ce titre, ce type de projet pourrait voir le jour dans le cadre d’appel à projets de soutien à l’innovation réelle.

2. La mise en place de mesures de réduction de la quantité de biodéchets dans les ordures ménagères en milieu urbain, en développant le compostage individuel et collectif et/ou la collecte sélective des biodéchets (pour compostage ou méthanisation) ?

Oui. Le Grand Lyon pourrait aller vers la mise en place d’un réseau de collecte du compost domestique individuel ou par quartier, comme il le fait depuis plusieurs années avec le verre ou les bacs jaunes. Les restaurants scolaires pourraient être les premiers lieux équipés de composteurs afin de promouvoir sa fonction éducative. Six restaurants scolaires mènent déjà cette expérience dans le Grand Lyon ce qui a permis de réduire de 20 à 30% du volume des poubelles grises. C’est allier l’utilité du service public, le développement durable et l’éducation à l’environnement.


Eco-responsabilité

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. L’adoption de critères d’éco-conditionnalité pour l’ensemble des aides et financements octroyés par votre ville (aux entreprises, aux associations, aux particuliers, aux bailleurs sociaux...) ?

Oui. L’éco-conditionnalité est un critère à prendre en compte dans l’octroi de financements publics. Mais ce ne peut être le seul. Ils seront aux cotéx des critères sociaux, d’innovation, de participation citoyenne et des usagers.

2. L’intégration de clauses environnementales dans tous les marchés publics de votre commune ?

Oui, c’est indispensable. Comme il est indispensable de mettre des clauses d’insertion des jeunes en difficultés et des personnes en situation de handicap, comme il est indispensable de regarder la question des conditions de travail (prévention des accidents du travail et le respect des règles de sécurités), la politique RSE des groupes doit aussi rentrer en ligne de compte quand les marchés le concernent. Car l’agent public ne doit pas contribuer à augmenter l’exploitation des salariés et la mise en concurrence entre eux.


Gouvernance

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. Que votre politique énergie-climat soit débattue et décidée au niveau intercommunal ?

Non. Il y a besoin d’un débat à tous les niveaux. De l’arrondissement au conseil communautaire, des citoyens et acteurs du territoire, aux élus. La prise de décision doit respecter la légitimité de chacun à prendre des décisions. Si nous nous inscrivons dans une démarche plus dynamique et innovante que l’intercommunalité, nous ne pourrons priver les lyonnais de cette politique audacieuse. La mise en œuvre d’une vraie politique ambitieuse de la démocratie participative est pour nous la gouvernance nécessaire pour mettre l’humain au centre de notre projet municipal, l’humain d’abord.



Télécharger la réponse complète d’Aline Guitard