logo
LES MEMBRES
greenpeace
wwf
lpo
oxfam} alofa tulavu
4d
gret
helio
hespul
cler
amis de la terre
agir pour l'environnement
fnaut
fub
solar generation
reseau sortir du nucleaire
cniid
wecf
associations locales

MAILING LISTE

La liste climat du RAC-F vous permet de recevoir et d’envoyer des informations sur les changements climatiques.
S'abonner Se désabonner
attention ça chauffe
can
illustration
Accueil > Changements climatiques > Comprendre et réagir > Zoom sur des initiatives collectives et citoyennes innovantes
Zoom sur des initiatives collectives et citoyennes innovantes
date 6 février 2011
texte+ texte- google twitter facebook

Investissement associatif

Changements climatiques : comprendre et réagir Les associations de protection de l’environnement agissent essentiellement grâce au soutien et à l’aide de bénévoles. Elles informent le public, se mobilisent dans le cadre de consultations publiques et font des propositions aux décideurs. Pour leur permettre de représenter les citoyens et de mener leurs campagnes en toute indépendance, elles ont besoin de votre soutien : implication personnelle, dons, relais de leurs informations ou actions locales. A la fin de ce guide, vous pourrez trouver une liste non exhaustive d’associations au sein desquelles vous pouvez vous engager.


Agriculture et alimentation

Changements climatiques : comprendre et réagir Cultiver et consommer localement : les AMAP

Le principe d’une AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) est de lier un agriculteur à ses consommateurs par une relation d’engagements et de confiance. Les consommateurs, constitués en association, s’engagent auprès d’un agriculteur local en achetant d’avance une part de sa récolte et soutiennent ainsi son activité. En échange, l’agriculteur produit et distribue chaque semaine des fruits et légumes de qualité et de saison en respectant les modalités décidées ensemble (agriculture bio, choix des variétés, distribution).
Ce mode de consommation est en rupture avec les circuits classiques de distribution car agriculteurs et consommateurs s’entendent et se soutiennent mutuellement.
En effet, les agriculteurs peuvent compter sur un soutien durable, même lors
d’aléas climatiques ou de récolte (virus, etc.). Les consommateurs quant à eux peuvent tracer précisément l’origine de ce qu’ils mangent et orienter leurs choix de consommation.
En savoir plus www.reseau-amap.org


Changements climatiques : comprendre et réagir Epargner (pour) les terres agricoles

Aujourd’hui en France, les terres fertiles ont plus de chances d’être achetées pour y construire des infrastructures ou des logements que pour y développer une agriculture biologique. Chaque semaine, ce sont près de 200 fermes qui disparaissent en France.


Voilà pourquoi l’association Terre de liens a créé sa foncière, afin de recueillir les économies de milliers d’épargnants pour acheter des fermes et permettre ainsi à des agriculteurs bio de s’y installer. Grâce à cette initiative, les épargnants de Terre de Liens peuvent choisir de placer leur argent pour soutenir des initiatives humaines et sociales concrètes. Ils participent à la réalisation d’un projet de vie tout en favorisant le développement de l’agriculture biologique et le dynamisme du tissu rural.

En savoir plus www.terredeliens.org


Changements climatiques : comprendre et réagir Les Paniers fraîcheurs dans les gares d’Ile-de-France
Depuis 2007, la SNCF Transilien et les Chambres d’agriculture d’Ile-de-France et de Seine et Marne se sont associées pour proposer aux usagers voyageurs un service de distribution dans les gares de paniers de fruits et légumes frais et issus d’une exploitation locale. Une fois par semaine, aux heures de sortie de bureaux, un producteur local vient proposer ses produits selon deux modalités d’achat : achat ponctuel ou bien souscription à un abonnement mensuel avec un tarif préférentiel.
En 2010, le réseau Panier Fraicheur a distribué plus de 2500 paniers chaque semaine.

En savoir plus http://www.ile-de-france.chambagri....


Changements climatiques : comprendre et réagir Restauration collective bio & locale

Depuis 10 ans, la ville de Lons-le-Saunier (39) a progressivement opté pour une restauration collective orientée vers la production locale et biologique.
Tout commence dans les années 90, lorsque la municipalité s’aperçoit que la qualité des eaux de sa nappe phréatique se dégrade. Elle prend alors la décision, avec les agriculteurs locaux, de limiter certains produits phytosanitaires ou fertilisants. En 2001, alors que la municipalité s’interroge sur l’agriculture biologique, un des agriculteurs, producteur de blé, accepte le débouché offert par la restauration collective et se convertit au bio. Suivent un meunier, un boulanger, etc.
Aujourd’hui, le restaurant municipal de Lons-le-Saunier fournit plus de 5 000 repas par jour sur place, à l’ensemble des écoles scolaires, au centre hospitalier et aux personnes âgées servies à domicile. Le pain, la viande de bœuf, les yaourts, les fromages et une grande partie des légumes sont biologiques et de proximité.


Energie

Changements climatiques : comprendre et réagir Êtes-vous une « Famille à énergie positive » ?

Le principe du concours « Familles à Énergie Positive » organisé par Prioriterre est simple : des équipes d’une dizaine de foyers se regroupent pour représenter leur village ou leur quartier et concourir avec l’objectif d’économiser le plus d’énergie possible sur les consommations à la maison : chauffage, eau chaude et équipement domestique.
Chaque équipe fait le pari d’atteindre au moins 8% d’économies d’énergie par rapport à l’hiver précédant le concours. Accompagnées au quotidien par des conseillers énergie, les familles apprennent les bons gestes, les trucs et astuces pour économiser l’énergie. Elles mesurent au quotidien les effets de ces changements de comportement sur leurs factures mensuelles et sur leurs émissions de gaz à effet de serre.
Et ça marche ! 738 000 kWh ont été économisés par les 314 foyers participant aux deux premières éditions soit 213 tonnes équivalent CO2, c’est-à-dire environ la production d’une centrale photovoltaïque de 6 700 m2.
En savoir plus www.familles-a-energie-positive.fr


Changements climatiques : comprendre et réagirSe réapproprier son énergie

D’où vient mon électricité ? Les 90 sociétaires d’Enercoop Ardennes ne se posent plus la question depuis qu’ils ont créé Enercoop Ardennes, une société citoyenne (SCIC) qui a pour objectif de développer des alternatives énergétiques et de fournir une électricité 100% renouvelable dans les Ardennes.
Une SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif) est une forme de société qui place au cœur de son projet l’intérêt collectif et l’utilité sociale. À Enercoop Ardennes, les sociétaires investisseurs sont des particuliers, des associations, des collectivités et des entreprises. Tous dirigent l’entreprise selon le fonctionnement démocratique « 1 personne = 1 voix » vers des activités liées à la maîtrise de l’énergie ou des projets d’énergies renouvelables.


Grâce au soutien d’Enercoop, seul fournisseur français à proposer une électricité 100 % renouvelable, Enercoop Ardennes développe par ailleurs une activité de vente d’électricité au niveau local. Les citoyens peuvent donc être à la fois propriétaire – via leur souscription au capital – et consommateur de l’énergie produite proprement et localement. D’autres SCIC locales similaires ont vu le jour (Enercoop Rhône-Alpes) ou sont en cours de création.

En savoir plus www.enercoop.fr


Changements climatiques : comprendre et réagir Eco n’home : service de conseil en économies énergie
Eco n’home est un projet d’accompagnement de familles européennes dans une démarche volontaire de réduction de leurs consommations d’énergie et de leurs émissions de CO2, dans les domaines de l’habitat et des transports. L’objectif de ce projet est de combiner l’expertise d’agences de l’énergie dans le développement et la mise en œuvre d’un service de conseil en économies d’énergie – innovant et reproductible à une échelle plus large – à destination des particuliers. Ce projet a été développé par l’Agence Locale de l’Energie MVE (93), l’association GEFOSAT (34), le réseau FLAME (La Fédération pour les agences locales de maîtrise de l’énergie) et l’ADEME. Au total, 863 foyers se sont portés volontaires pour participer au projet Eco n’Home au niveau européen. Ces volontaires ont bénéficié d’une analyse de leurs consommations d’énergie et de leurs émissions de CO2 en début de projet ainsi que d’une évaluation finale, après un an de suivi.

En savoir plus www.agence-mve.org/econhome.htm


Transports et déplacements

Changements climatiques : comprendre et réagirUne nouvelle vie pour les vélos

Pour ne pas se laisser décourager face à un pneu crevé ou un frein déréglé, on peut désormais compter sur les Ateliers Vélo. Partout en France, ces espaces dédiés à la petite reine permettent de réparer ou recycler à moindre coût son vélo. On y trouve les bons outils et les bons conseils pour prendre soin de sa monture. Le principe est simple : les Ateliers récupèrent les vieilles bicyclettes qui rouillent dans les caves, les remettent en état pour les vendre à moindre prix ou en tirer des pièces de rechange. A l’arrivée, ces ateliers incitent à l’utilisation du vélo (peu chers à l’achat, réparations facilitées) et limitent le nombre de vélos en déchèterie.

Changements climatiques : comprendre et réagir Covoiturage en Bretagne

Le principe du covoiturage consiste à optimiser le transport en voiture en mettant en relation des personnes effectuant tout ou partie d’un trajet qu’ils effecturaient normalement seul. Partageant ainsi le parcours et les frais dans une seule voiture, ces covoitureurs réduisent leur consommation d’énergie et donc les émissions de GES qui y sont associées. La Bretagne a déjà une longue expérience en matière de covoiturage. Des aires de stationnement dédiées ont été implantées aux points stratégiques et les sites internet permettant de faciliter les mises en relation des voyageurs comptent de plus en plus d’inscrits. De nombreuses entreprises ont développé leur propre système de covoiturage, sensibilisant par la même occasion les employés à l’impact de la voiture sur le climat.

En savoir plus www.covoiturage.fr, www.covoiturage.com, www.123envoiture.com, www.covoiturage-campus.com, etc.


Changements climatiques : comprendre et réagir Auto’trement : la voiture quand j’en ai besoin
Pourquoi posséder une voiture quand on en a seulement besoin quelques heures par semaine ? Avec Auto’trement, lancé dès 2000 en Alsace, les utilisateurs souscrivent un abonnement qui leur permet d’emprunter une voiture quand ils le veulent pour une heure ou plus. Ce système d’auto-partage permet de mutualiser l’utilisation de la voiture et ainsi de limiter le nombre de véhicules en circulation.
Disponible 7j/7 24h/24 et souple, le service d’auto-partage vient compléter les modes de transports doux existants. Depuis, de nombreuses villes ont suivi l’exemple alsacien. La coopérative France-AutoPartage regroupe aujourd’hui 11 opérateurs locaux présents dans une vingtaine de villes françaises. Ces services permettent à environ 7 000 utilisateurs de se partager l’usage de plus de 350 voitures.

En savoir plus www.franceautopartage.com


Déchets

Changements climatiques : comprendre et réagir A Lille, les bus roulent aux déchets La Communauté urbaine de Lille a mis en place un Centre de Valorisation Organique pour valoriser et transformer les déchets organiques des ménages et de la collectivité (épluchures, tontes de gazon, tailles de haies, etc.) en compost, et surtout en carburant (biogaz) pour une centaine de bus de la ville. Bientôt les autres véhicules de la collectivité et les sociétés de taxis devraient pouvoir profiter de ce carburant local et neutre en carbone. En plus de limiter la facture en énergie fossile pour les véhicules de transport en commun, le biogaz permet de limiter les émissions de GES. Ce gaz-carburant a un bilan CO2 neutre, car les végétaux qui fixent du carbone l’auraient libéré naturellement lors de leur dégradation en milieu naturel.

En savoir plus www.biogaz.atee.fr


Changements climatiques : comprendre et réagir Moins de déchets, moins de charges

La Communauté de Commune de Dannemarie (68) a expérimenté en 1999 une stratégie de gestion des déchets inédite en France. Elle a équipé ses camions-bennes de balances qui pèsent les poubelles non-triées de chaque ménage au moment du ramassage. Ainsi, chacun paye sa redevance « au poids » pour le service de récupération et de traitement des ordures et est incité à trier et limiter sa « consommation » de déchets. Cette initiative a eu le mérite de réduire considérablement la quantité de déchets et a permis à la collectivité d’afficher une redevance d’enlèvement des ordures ménagères en dessous de la moyenne nationale.


Changements climatiques : comprendre et réagir Formation au compostage et distribution de composteurs

Le syndicat des ordures ménagères de la Vallée de Chevreuse (SIOM) s’est engagé depuis 2002 dans une grande campagne de formation au compostage et de distribution de composteurs individuels. Les formations dispensées sont gratuites et permettent de tout savoir sur le compostage (A quoi ça sert ? Comment ça marche ?). Pour maximiser l’efficacité de son action, le SIOM invite ses communes adhérentes à remettre les composteurs à l’issue d’une formation d’une heure. Ainsi, 1100 composteurs ont été acquis par les habitants des communes du SIOM en 2008.

En savoir plus www.siom.fr


Conclusion

Changements climatiques : comprendre et réagir LES DIFFÉRENTES INITIATIVES présentées dans ce guide offrent un panorama de la diversité des actions mises en place au niveau collectif. Cependant elles sont loin d’être exhaustives : partout en France, les initiatives éco-citoyennes se multiplient et imprègnent de plus en plus le
quotidien ! Elles sont le reflet d’une véritable prise de conscience des
citoyens et de la mise en marche d’un changement de comportement à
grande échelle. Gageons que le XXIe siècle sera placé sous le signe de
l’engagement collectif pour l’environnement !