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Washington ne compte pas s’engager plus sur le climat après 2012
date 3 décembre 2005
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Washington ne compte pas s’engager plus sur le climat après 2012

MONTREAL - Les Etats-Unis ont exclu de prendre des engagements supplémentaires dans la lutte contre le réchauffement climatique au-delà de 2012, suscitant la colère de militants écologistes qui ont accusé Washington de bloquer la conférence de l’Onu sur ce thème à Montréal.

Harlan Watson, principal négociateur américain pour les questions climatiques, a défendu avec énergie la politique du président George Bush en matière d’environnement, soulignant que les émissions du plus gros pollueur mondial avaient diminué davantage entre 2000 et 2003 que celles de l’Union européenne.

Près de 10.000 délégués sont rassemblés entre le 28 novembre et le 9 décembre à Montréal pour étudier les moyens de combattre l’accumulation de gaz à effet de serre émis par les établissements industriels et les voitures.

"Les Etats-Unis sont opposés à toute discussion de cette nature", a déclaré Watson lors d’une conférence de presse. Il se référait à des propositions canadiennes visant à engager, dans le cadre de la convention de l’Onu sur le climat, des entretiens sur de nouvelles initiatives contre le réchauffement climatique après 2012 - année où s’arrête le champ d’application du protocole de Kyoto, dont s’est désolidarisé Washington.

Les militants écologistes accusent Washington de faire le minimum pour combattre la hausse des températures due aux activités humaines, qui pourrait multiplier tempêtes et ouragans, favoriser la désertification, aggraver les inondations et faire monter le niveau des mers d’un mètre d’ici à 2100.

Bill Hare, directeur de Greenpeace pour les questions climatiques, s’est élevé contre l’attitude américaine à la conférence de Montréal. "Le refus des Etats-Unis d’étudier une action future est le véritable problème ici", a-t-il dit en prédisant que Washington ne se rallierait à un accord mondial qu’après le départ de Bush.

BLAIR CONFIANT POUR LA SUITE

L’administration Bush s’est détournée en 2001 du protocole de Kyoto, aux termes duquel une quarantaine de pays riches doivent réduire de 5,2%, vers 2008-2012, les émissions de dioxyde de carbone par rapport à leur niveau de 1990.

A Montréal, les défenseurs de Kyoto comptent lancer des entretiens - sans doute appelés à durer plusieurs années - sur de nouveaux engagements pour l’après-2012. Bush a jugé le protocole de Kyoto trop coûteux et déclaré qu’il excluait à tort les pays pauvres.

Beaucoup espèrent aussi entamer des discussions parallèles plus larges avec l’ensemble des pays, y compris les Etats-Unis et des pays en développement comme la Chine et l’Inde, sur de nouvelles manières de combattre le changement climatique.

"Nous espérons ouvrir un dialogue" entre les 189 pays participant à la conférence, a ainsi déclaré Sarah Hendry, chef de la délégation britannique dont le pays occupe la présidence tournante de l’UE. Elle a jugé nécessaires de nouvelles mesures plus fermes pour enrayer la hausse des températures.

Dans la journée de mardi, le Premier ministre britannique Tony Blair a dit avoir bon espoir de voir les principales économies du monde adhérer à un accord contraignant appelé à prendre la relève de Kyoto.

Mais Watson a insisté sur le fait que Washington n’avait nullement l’intention d’adopter des limitations de type Kyoto, e et il a rejeté les critiques des écologistes voulant que Washington ait voué la conférence à l’échec.

"Il y a plus d’une manière d’aborder le changement climatique", a dit Watson. "Regardez les statistiques - les Etats-Unis ont fait mieux ces trois dernières années, pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, que l’UE (...) mieux que le Royaume-Uni, que la France et l’Allemagne."

"Je rejette le principe qu’un accord de type Kyoto soit nécessaire pour traiter le problème", a ajouté le délégué américain en faisant allusion à la période 2000-2003.

mardi 29 novembre 2005 (Reuters - 23:20)
par Alistair Doyle et Jeffrey Jones