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Une feuille de route pour l’après Kyoto
date 3 décembre 2007
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Une feuille de route pour l’après Kyoto

La conférence des Nations unies sur le changement climatique s’est ouverte à Bali, elle marque le début des négociations pour l’après Kyoto

Le protocole de Kyoto arrive à expiration en 2012, mais son avenir est déjà à l’ordre du jour. A partir d’aujourd’hui, et jusqu’au 14 décembre, la 13e conférence des Nations unies sur le climat réunit 10 000 participants sur l’île indonésienne de Bali. Son objectif : établir une feuille de route pour des négociations, qui risquent d’être tendues, en visant un accord pour 2009. Les Etats-Unis restent hostiles à des réductions chiffrées et contraignantes tout comme la Chine et l’Inde qui revendiquent leur droit au développement économique. Au même temps, le Giec (Groupe intergouvernemental pour l’évolution du climat) préconise de diviser par deux les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050. Cela implique une réduction de 80% dans les pays industrialisés, un objectif difficile à atteindre quand on sait que les Etats-Unis sont responsables de 22,3 % des rejets mondiaux de CO2 (chiffre 2003).

Déforestation et adaptation
Responsable de son côté de 20 à 25% des émissions de CO2, la déforestation sera au cœur de la conférence. En effet, l’Indonésie est le deuxième pays le plus touché par ce phénomène après le Brésil. Les participants étudieront ainsi les propositions avancées par les pays concernés pour réduire les émissions provenant du déboisement.
La vulnérabilité des pays du Sud aux catastrophes naturelles, dont le réchauffement climatique menace d’augmenter l’intensité, animera également les discussions. « L’adaptation des pays les plus exposés aux risques a été jusqu’ici reléguée au second rang », dénoncent les ONG du Réseau Action-climat France. Le fonds pour l’adaptation du protocole de Kyoto, entré en vigueur en février 2005, n’est par ailleurs toujours pas opérationnel et « les Nations unies estiment les besoins à couvrir à plusieurs dizaines de milliards d’euros alors qu’aujourd’hui, seules quelques centaines de millions d’euros sont disponibles », affirme Damien Demailly, chargé de programme climat au WWF-France.

L’action ne pourra pas attendre 2012. Mi-novembre, le Giec a estimé dans son dernier rapport d’évaluation du changement climatique que dès 2020, 75 à 250 millions d’Africains vont manquer d’eau et que les mégapoles d’Asie seront menacées par les inondations des rivières et de la hausse du niveau de la mer.

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Qu’est-ce Kyoto ?

Le protocole de Kyoto, adopté en 1997 par 175 pays, prévoit que 36 pays industrialisés réduisent leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) de 5,2% en moyenne d’ici 2010, par rapport aux niveaux de 1990, de 8% pour l’Europe.

Pour faciliter la réalisation de ces engagements, il prévoit la possibilité de recourir à des mécanismes dits « de flexibilité » en complément des politiques mis en œuvre au plan national. Le mécanisme de développement propre (MDP) a été conçu pour favoriser un transfert de technologies « propres » des pays industrialisés aux pays en voie de développement. Réalisant des projets dans ces derniers, les premiers récupèrent des crédits d’émission. Un autre mécanisme de « flexibilité » est celui des permis négociables. Ainsi les entreprises qui polluent en dessous de leur quota d’émissions de gaz à effet de serre ont le droit de revendre ces permis sur un marché spécifique aux entreprises qui dépassent leurs quotas. Le marché de permis européen existe depuis 2005, lors de l’entrée en vigueur du protocole.

Nadia Loddo
Métro-FRance
03 décembre 2007