logo
LES MEMBRES
greenpeace
wwf
lpo
oxfam} alofa tulavu
4d
gret
helio
hespul
cler
amis de la terre
agir pour l'environnement
fnaut
fub
solar generation
reseau sortir du nucleaire
cniid
wecf
associations locales

MAILING LISTE

La liste climat du RAC-F vous permet de recevoir et d’envoyer des informations sur les changements climatiques.
S'abonner Se désabonner
attention ça chauffe
can
illustration
Une croissance de 2,2% par an induirait une hausse des émissions de GES de 10%
date 28 novembre 2002
texte+ texte- google twitter facebook

Une croissance de 2,2 % par an induirait une hausse des émissions de gaz à effet de serre de 10 %

Le programme national de lutte contre le changement climatique (PNLCC) devra
être revu, si la France veut respecter les engagements du protocole de
Kyoto. Cette annonce a été faite par le ministère de l’écologie et du
développement durable, mardi 26 novembre, à Lyon, à l’occasion de la
deuxième conférence de suivi du programme qui se tient dans cette ville
mardi et mercredi. Le dérapage des émissions de gaz à effet de serre,
notamment de gaz carbonique (CO2), rend en effet difficile l’idée d’un
retour au niveau des émissions de 1990, comme notre pays s’y est engagé
devant la communauté internationale.

Les rejets du bâtiment, c’est- à-dire de l’habitat et des bureaux (+ 14 %),
et plus encore ceux des transports (+ 22 %) expliquent ce pessimisme : ils
représentent 47 % des émissions nationales. Globalement, en particulier à
cause de la baisse des émissions des secteurs industriel et énergétique, la
France a émis en 2001 moins de gaz à effet de serre qu’en 1990. Mais ces
progrès sont insuffisants : selon la mission interministérielle de l’effet
de serre (MIES), un taux de croissance économique de 2,2 % par an
entraînerait, en 2010, une hausse des émissions de 10 %. Gilles Pipien,
directeur du cabinet de Roselyne Bachelot, la ministre de l’écologie, a donc
annoncé trois priorités : "Le développement des énergies renouvelables,
l’amélioration énergétique des bâtiments existants et la maîtrise des
émissions du secteur des transports."

RENONCEMENT À L’ÉCOTAXE

Le PNLCC avait été lancé en janvier 2000 par Lionel Jospin. Mais très
rapidement le premier ministre en avait abandonné le volet le plus
important : une taxe infligée aux pollueurs en fonction de leurs émissions
nocives, afin de les inciter à des économies et à des améliorations
techniques. Ce renoncement à l’écotaxe a été confirmé par le gouvernement. A
la fiscalité, Mme Bachelot a indiqué préférer "un plan sur des engagements
volontaires", négociés avec les entreprises (Le Monde du 11 novembre).

Le Réseau action climat - France (RAC-F), qui regroupe des associations
impliquées dans la démarche, estime que la France ne fait rien pour tenir
ses engagements."Les mesures en place à ce jour ne correspondent toujours
qu’à moins de 10 % des mesures proposées dans le PNLCC", estime le RAC-F."La
"gonflette" de nos politiciens à l’international devient choquante quand on
les voit céder en permanence aux lobbies sur notre territoire", ajoute
Laetitia de Marez, de Greenpeace.

A Lyon, M. Pipien a également attiré l’attention sur les investissements
massifs effectués par les Etats-Unis dans la recherche technologique en
matière d’émissions de CO2. Le dirigeant redoute que ce pays "dispose des
technologies qu’il aura brevetées et qu’il nous imposera pour tenir les
engagements".

Benoît Hopquin (LE MONDE | 27.11.02 )