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Une campagne pour mobiliser les décideurs au Sénégal, au Mali, au Togo et au Bénin
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De quoi s’agit-il ?

Il s’agit d’une campagne rassemblant une dizaine d’ONG visant à informer les décideurs africains francophones sur l’urgence de mobiliser de nouvelles ressources pour lutter contre le changement climatique et sur le potentiel des mécanismes financiers innovants.
Il s’agit d’informer et de sensibiliser les pays fricains (francophones en priorité) sur ces questions de financements pour qu’ils s’y intéressent, se positionnent plus clairement et augmentent la pression sur les pays développés. Ce sont les gouvernements, les ministères des finances, les ministres et chefs d’Etat qui doivent s’engager.

Pourquoi cette campagne ?

Cette année est une année très importante pour les financements climatiques pour plusieurs raisons. Les financements précoces se terminent à la fin de l’année et rien n’est promis pour les années à venir. Les pays développés se sont engagés à mobiliser 100 milliards de dollars d’ici 2020. Cela ne veut pas dire qu’il faut attendre 2019 pour s’en préoccuper. Au contraire ! La communauté internationale a créé en 2010 un Fonds vert pour faire face aux besoins les plus pressants. Celui-ci risque de rester une coquille vide si on ne trouve pas de nouvelles sources de financements pour l’abonder. Or, sans financements publics innovants, il n’y aura pas d’argent public sur la table ni d’accord global en 2012. Il faut un signal rassurant cette année pour permettre à cette négociation d’avancer. Il faut que lesfinancements innovants deviennent une clé de la négociation - il est hors de question que l’Afrique accepte un deal qui ne contienne pas d’argent prévisible, réel, additionnel. Les gouvernements africains doivent faire entendre leur voix et peser sur la négociation.

Comment fonctionne-t-elle ?

6 ONG sont fortement mobilisées autour de cette campagne : AFHON au Togo, JVE au Togo et au Bénin, ENDA Energie au Sénégal et Amade Pelcode au Mali, ainsi que le RAC et la Fondation Nicolas Hulot en France.
Seront organisés des ateliers avec la presse, les décideurs et la société civile au Mali, Sénégal, Togo et Bénin pour informer les acteurs de l’enjeu financier et des solutions potentielles.
Seront publiées des études nationales pour montrer les besoins financiers en matière d’adaptation et l’importance d’un soutien de ces pays aux financements publics innovants.
Les associations seront présentes à la Conférence des Ministres Africains de l’Environnement en Tanzanie en septembre pour faire entendre leurs messages.
Elles seront également représentées au prochain sommet sur le climat prévu en décembre au Qatar, pour s’assurer que les négociations autour des financements innovants avancent.