logo
LES MEMBRES
greenpeace
wwf
lpo
oxfam} alofa tulavu
4d
gret
helio
hespul
cler
amis de la terre
agir pour l'environnement
fnaut
fub
solar generation
reseau sortir du nucleaire
cniid
wecf
associations locales

MAILING LISTE

La liste climat du RAC-F vous permet de recevoir et d’envoyer des informations sur les changements climatiques.
S'abonner Se désabonner
attention ça chauffe
can
illustration
Un séminaire pour prolonger le protocole de Kyoto
date 16 mai 2005
texte+ texte- google twitter facebook

Un séminaire pour prolonger le protocole de Kyoto

Les experts gouvernementaux de plusieurs pays, dont les Etats-Unis, se disent "déterminés" à trouver un successeur au protocole de Kyoto sur le changement climatique, lors de l’ouverture de la réunion organisée à Bonn par les Nations unies.
"La politique climatique américaine reconnaît (...) la nécessité de prendre des mesures à court terme, tout en maintenant la croissance économique qui améliore le niveau de vie mondial", a déclaré le négociateur américain Harlan Watson.

Aux délégués de 190 pays présents à Bonn, Watson a rappelé que Washington, premier pollueur du monde, avait dépensé 5,2 milliards de dollars en 2005 pour lutter contre le changement climatique, entre incitations fiscales et aides à la recherche scientifique.

Il n’a en revanche pas évoqué le retrait des Etats-Unis en 2001 du processus de Kyoto, jugé trop coûteux, et n’a pris aucun engagement précis concernant l’après-2012, date de fin des mesures imposées aux 150 Etats signataires du protocole.
"C’est un problème global. Nous ne pouvons laisser les Etats-Unis en dehors", a réagi la ministre argentine de l’Environnement Gines Gonzales Garcia, qui a également insisté pour que l’Australie, non-signataire, rejoigne le processus.

Le ministre allemand de l’Environnement, Jürgen Trittin, a estimé en termes plus diplomatiques qu’il fallait "des solutions communes pour le plus sérieux défi environnemental de notre époque".
"La protection du climat ne doit pas prendre fin en 2012. Les entreprises et les investisseurs veulent prévoir ce qui se passera au-delà", a-t-il déclaré à l’ouverture de ce séminaire de deux jours.

Chine et Brésil surveillent les efforts des pays riches

Les discussions sur l’après-2012 pourraient cependant se heurter aux difficultés actuelles d’application du protocole de Kyoto, entré en vigueur le 16 février après des années de retard sur les échéances initialement prévues.
"Les négociations (sur le successeur de Kyoto) pourraient encore prendre plusieurs années", estime Jennifer Morgan, de l’association écologique WWF.
Le protocole de Kyoto engage les pays riches à réduire le volume global de leurs émissions de gaz à effet de serre de 5,2% à l’horizon 2008-2012 par rapport aux niveaux de 1990.

Mais des pays en voie de développement qui connaissent des taux de croissance très importants, comme la Chine, l’Inde, l’Indonésie et le Brésil, n’entendent pas se joindre pour l’instant à ces efforts.
"Nous espérons que (les pays développés) respecteront leurs engagements. La manière dont ils le feront, ou non, influera sur nos propres actions à venir", a déclaré à Bonn le chef de la délégation chinoise, Gao Feng, qui a par ailleurs réclamé une aide financière pour promouvoir les énergies propres.
Or plusieurs signataires du protocole, dont l’Espagne, le Portugal, l’Irlande, la Grèce, la Nouvelle-Zélande et le Canada, affichent des taux d’émission supérieurs à ceux des Etats-Unis, en nette violation de leurs engagements internationaux.
Certains scientifiques de l’Onu prévoient une augmentation des températures de 1,4°C à 5,8°C d’ici 2100, qui pourrait susciter des inondations et des périodes de sécheresse plus fréquentes, accélérer la fonte des glaces et entraîner la disparition de milliers d’espèces.

16.05.05 (Reuters)
par Alister Doyle