logo
LES MEMBRES
greenpeace
wwf
lpo
oxfam} alofa tulavu
4d
gret
helio
hespul
cler
amis de la terre
agir pour l'environnement
fnaut
fub
solar generation
reseau sortir du nucleaire
cniid
wecf
associations locales

MAILING LISTE

La liste climat du RAC-F vous permet de recevoir et d’envoyer des informations sur les changements climatiques.
S'abonner Se désabonner
attention ça chauffe
can
illustration
Accueil > Changements climatiques > Le 5ème rapport du GIEC > Notre analyse > UNE RUINE HUMAINE ET UNE GANGRENE ECONOMIQUE
UNE RUINE HUMAINE ET UNE GANGRENE ECONOMIQUE
date 27 septembre 2013
texte+ texte- google twitter facebook

Si la communauté internationale n’agit pas drastiquement et rapidement, le GIEC prévoit un réchauffement pouvant dépasser 5°C en 2100 (Par rapport au niveau des températures préindustrielles), dans le pire de ses scénarios.

En un siècle, la planète s’est réchauffée de 0,8°C, et la facture est déjà salée pour nos économies et nos populations. Les changements climatiques coûtent déjà 1 200 milliards de dollars par an, soit 1,6% du PIB mondial. Ces couts pourraient doubler dans les vingt prochaines années [1].

Dans les pays en développement, les changements climatiques tendent à décupler le nombre et l’intensité des évènements météorologiques extrêmes, ainsi que leur impact sur des populations déjà fragilisées.

- En 2011, l’archipel de Tuvalu, première nation menacée de disparaître sous la montée des eaux, a déclaré l’état d’urgence nationale et imposé un rationnement en eau pour résister à 9 mois de sècheresse. Sans aide internationale, le pays n’aurait pu y faire face.
- En 2012, le Sahel a été confronté à une crise alimentaire sans précédent, avec plus de 18,7 millions de personnes souffrant de la faim, en partie à cause d’une violente sécheresse qui a décimé la production agricole dans la sous-région.
- En 2012, 32 millions de personnes ont été déplacées [2] à cause d’évènements extrêmes liés au changement climatique – dont 1,3 million de déplacés dans les pays développés (notamment aux US).

Les pays développés souffrent également de plus en plus des impacts des évènements extrêmes, et de l’impact sur leur PIB.

- En 2012, aux Etats-Unis, l’ouragan Sandy a cause la mort de 132 personnes et coûté entre 60 et 100 milliards de dollars.
- En 2012, 800 évènements météorologiques recensés ont coûté plus de 130 milliards de dollars [3] notamment en pertes économiques pour les entreprises (suspension des activités liées aux coupures d’électricité, endommagement des usines et des stocks, fermeture des routes, etc.).

Cette facture déjà très salée vient s’ajouter à une facture énergétique de plus en plus élevée. En 2012, la France a dépensé 69 milliards d’euros (soit 2 600 € par foyer) en importations de pétrole, charbon et gaz. Cela représente près de 90% du déficit de notre balance commerciale ! Ceci, alors que 6 millions de français sont en situation de précarité énergétique. Notre vulnérabilité n’est donc pas seulement climatique, elle est également énergétique.

date Notes

[3Center for Climate and Energy Solutions, Weathering the storm, Building business resilience to climate change : http://www.c2es.org/docUploads/c2es..., 2013.