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Sommet de la Terre à Johannesburg (2002)

Energie propre et abordable au sommet mondial sur le développement durable.

Un des objectifs pour les ONG à Johannesburg : faire accepter l’objectif "10% ENR en 2010" proposés par :

Climate Action Network (CAN) Africa * CAN Australia * CAN Central and Eastern Europe * CAN Europe * Consumers International * Danish 92 * David Suzuki Foundation * Defender of widelife * Friends of the Earth * Germanwatch * Greenpeace * International for Environment and Development * Natural Resources Defense Council * Oxfam International * Pelangi * Pembina Institute * Physicians for Social Responsability * RAC France * Vitae Civilis brazil * WWF

Introduction

L’accès à des services énergétiques propres et abordables est un des éléments clé du développement durable. Cependant, aujourd’hui plus de 2 milliards de personnes dans le monde n’ont pas accès à une énergie suffisante pour couvrir leurs besoins essentiels et bien d’autres n’ont pas accès aux services énergétiques adéquates à leurs besoins. L’énergie est le centre de toute activité humaine. L’accès à des services énergétiques de base et propres est un facteur essentiel pour le développement et la diminution de la pauvreté et engendre d’importantes améliorations dans les domaines de la santé, de l’alphabétisation et de l’équité.

Cependant, les systèmes énergétiques existants sont sources de nombreux et importants problèmes sociaux et économiques. Environ 80% de l’énergie utilisée dans le monde provient de combustibles fossiles qui sont principalement responsables des problèmes d’environnement et de santé au niveau local, régional et mondial. Une grande partie de la biomasse est toujours utilisée sous forme de bois et de gaspillage agricole dans les fourneaux inefficace des zones rurales. Cette biomasse mal utilisée affecte la santé des être humain et notamment leur santé respiratoire, de là en découlent les problèmes de santé des femmes et des enfants pauvres. C’est un très lourd fardeaux pour les femmes qui sont les premières concernées par le ramassage de cette source d’énergie, en outre cela contribue dans de nombreuses régions au processus de déforestation. Il est donc essentiel d’encourager les models d’énergie qui, entre autres bienfaits, réduisent les émissions de gaz à effets de serre. Les éléments clé de ces nouveaux models d’énergie sont un premier pas vers des changements à venir et vers l’utilisation durable de sources d’énergie renouvelables.

Si ces nouveaux models d’énergie ne se développent pas au cours des 20 prochaines années, les économies du Sud risquent de se retrouver cloisonnées dans un futur surchargé en émission de carbone et cela pendant une quarantaine d’années, rendant du même coup inutiles les efforts de réduction d’émission des pays du Nord.

Dans le même temps, les changements climatiques menacent sérieusement le développement durable, surtout dans les PVD (Pays en Voie de Développement) qui sont les plus vulnérables à l’impact de ces changements et les moins disposés à y faire face.

Il est maintenant l’heure pour les gouvernements de prendre de vrai s engagements, à la fois :
- en offrant l’énergie nécessaires aux besoins des plus démunis, et
- en empêchant le réchauffement de la planète.
Désormais, les gouvernements ne peuvent plus ignorer les besoins des plus pauvres en matière de services énergétiques, ni continuer à donner priorité à des formes d’énergie non durables ayant trop d’impacts négatifs dont les changements climatiques. Le total des fonds requis pour fournir l’énergie nécessaire dans les PVD est stupéfiant. On estime qu’il faut entre 100 et 300 milliards de dollars par ans dans les systèmes énergétiques pour combler le déficit en demande d’énergie (UNCENRD, 2000).

Pour mettre ces chiffres en relief : la Banque Mondiale s’est engagée à investir 3.5 milliards de dollars par ans entre 1995 et 1998 dans les systèmes énergétiques. Le GEF (Globlal Environment Facility), qui finance le coût croissant des mesures environnementales dans les PVD (dont seule une partie concerne l’énergie), à déjà accordé 3 milliards de dollars en 10 ans d’existence. Il a été le catalyseur de plus de 600 projets d’une valeur totale de plus de 6.5 milliards de dollars (GEF, 2001).

Les subventions accordées aux énergies conventionnelles atteignaient encore 250 à300 milliards de dollars au milieu des années 90 (World Energy Assessment, 2000).Les investissements actuel dans le secteur énergétique vont de 290 à 430 milliards de dollars par ans (soit entre 1 et 1.5 du PIB mondial). Ce taux va probablement passer de 2 à 2.5 du PIB mondial si le taux de croissance en demande énergétique, estimé à 2.5% par an dans les PVD et les pays en transition économiques, se matérialise.

Pour ces raisons, nous demandons aux gouvernements de s’engager dans deux approches au sommet de Johannesburg : d’une part, :
- de démarrer un programme d’action prévu sur 10 ans afin de fournir une énergie de source propre et abordable aux 2 milliards de personnes qui n’ont pas accès à l’énergie et d’améliorer la rentabilité des services énergétique ; et d ‘autre part,
- de faire entrer en vigueur le Protocole de Kyoto en 2002.

Le texte actuel est malheureusement incomplet sur le sujet. Il ne précise ni calendriers ni cibles spécifiques et n’établit pas de plan sur la conduite à menée pour atteindre les objectifs. Nous proposons donc un plan d’action exposé ci-dessous en vue de relancer la production d’énergies renouvelables et l’efficacité énergétique afin de pouvoir aux besoins des pauvres, et ce dans un climat chaleureux.

Comment atteindre nos objectifs ?

Mesures à prendre pour réaliser le programme d’action prévu sur 10 ans :

1. Fournir les moyens et les infrastructures nécessaires pour offrir des services énergétiques aux 2 milliards de personnes qui n’y ont pas accès et à ceux dont l’accès demeure insuffisant.
2. Atteindre 10% de part, à l’échelle mondiale, en énergies renouvelables d’ici 2010 et améliorer l’efficacité énergétique d’au moins 2% par an dans les pays de l’OCDE (Organisation pour la Coopération et Développement Economique).
3. Doubler les budgets accordés par l’ODA (Official Development Aid) aux gouvernements, nécessaires à l’installation de services énergétiques durables, ce qui inclut le réapprovisionnement du GEF d’ici 2003. Ces budgets doivent se concentrer sur des programmes d’assistance pour aider, à définir des politiques d’énergie durables, des programmes de capacité de construction et des démonstrations de projets.

Moyens d’application :

1. Prêter 20% du secteur énergétique des pays de l’OCDE et exporter des garanties de crédits pour le développement des énergies renouvelables et les programmes de rendement énergétique. S’assurer du soutient des Institution Financières Internationales et que ce soutient, efficace en 2002 , soit suivi de l’élimination progressive du soutient apporté aux activités énergétiques non durables d’ici 2007. Augmenter, là où c’est nécessaire, les subventions aux investissements écologiques déjà existants, et les exonérations d’impôts sur les investissements dans les PVD.
2. Inciter les Institutions Financières Internationales à s’occuper en priorité : du développement de la recherche dans les PVD ; développement et production des énergies renouvelables ;de l’accès à l’énergie et la création d’un cadre fiscal et réglementaire pour l’énergie renouvelable et l’efficacité énergétique.
3. Eliminer les subventions accordées aux sources d’énergie traditionnelles d’ici 2012 avec un bilan de la progression en 2006.
4. Stimuler l’investissement étrangers direct (Foreign Direct Investment) dans l’énergie, dans la plupart des PVD grâce à une approche comparable à la dite " Energy Charter " entre l’OCDE, l’Europe de l’est et l’ancienne Union Soviétique.
5. Soutenir la capacité de construction visée dans le secteur énergétique en matière de politique et de stratégie de développement.
6. Soutenir les centres énergétiques locaux qui encourage l’accès à l’énergie durable, répandent l’information et servent d’objectif à la capacité de construction et la création d’emploi.

Exigences institutionnelles

1. Créer un programme inter-agence sur les énergies renouvelables et la rentabilité énergétique, basé soit sur une organisation des Nations Unies soit sur une mise en œuvre décentralisée.
2. Tenir une conférence intergouvernementale sur la sécurité en matière d’énergie (sécurité de l’offre, accès et besoins du développement durable) dès que possible, et établir une nouvelle " Agence de l’Energie Internationale des Nations Unies " afin de promouvoir et mettre en valeur la sécurité énergétique par la promotion de l’énergie renouvelable et la rentabilité énergétique.
3. Les Institutions Financières Internationales doivent identifier et encourager les intermédiaires locaux avec un mandat de développement durable pouvant fournir une aide financière et technique dont des financements sous concession et des bourses, des formations, des capacité de construction et d’autres ressources pour des petites et moyennes entreprises.
4. Soutenir le maillage de réseau des centres qui cherchent des solutions aux problèmes de propreté et d’accessibilité de l’énergie.
5. Intégrer l’accès à l’énergie durable au grand courant de la coopération de développement.
Surveillance et compte rendu

1. Rapports à remettre au WSSD par chaque pays suivant la progression du processus de réalisation du développement durable.
2. Evaluation basées sur les rapports nationaux , adaptée aux ressources des principaux groupes.

Tous les gouvernements devraient aussi venir a Johannesburg avec une initiative concrète sur l’énergie renouvelable et l’efficacité énergétique, appuyant la réalisation des objectifs multi-latéraux ci-dessus.

Le Protocole de Kyoto
Il y a 10 ans, au Sommet de la Terre, les dirigeant du monde entier ont pris conscience de la menace que représente le réchauffement de la planète, et ont signé la Convention Cadre qui rapidement est entré en vigueur. Il y a 5 ans, à Kyoto, les nations du monde ont franchi une étape en acceptant le Protocole de Kyoto qui établi les premiers engagements fermes en vue de réduire l’émission de gaz à effet de serre. Au Sommet de Johannesburg, ces même dirigeants devrait pouvoir célébrer l’entrée en vigueur du Protocole de Kyoto. Dans le cas contraire, les quelques pays qui ont préférer faire passer leurs intérêts personnels avant le bien-être de la planète et de ses habitant devra rendre des comptes.

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