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« Sans objectifs clairs, ce sera le statu quo » , Entretien avec R. Gauthier du RAC-F
date 12 janvier 2005
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« Sans objectifs clairs, ce sera le statu quo »

Bilan, avec Raphaëlle Gauthier, du Réseau action climat, de la 10e conférence de l’ONU.

Raphaëlle Gauthier, chargée de mission internationale au sein de l’ONG
Réseau action climat-France (RAC-F), est présente à Buenos Aires
(Argentine) depuis le début de la conférence. Elle revient sur dix
jours de négociations.

Dans quel contexte international s’est tenue cette conférence ?

Raphaëlle Gauthier. L’un des objectifs était de définir la façon dont
on
approvisionne les fonds nécessaires à l’adaptation au changement
climatique
des pays en développement (Chine et pays du G77). Face au changement
climatique, la situation de ces pays est très différente. C’est donc du
cas
par cas. Il y a deux ans, à Marrakech (Maroc), il a été décidé que les
pays
industrialisés, compris dans l’annexe 1 du protocole de Kyoto,
s’engagent à
revoir leurs obligations de financement pour que cette adaptation soit
possible.

La ratification du protocole de Kyoto par la Russie a-t-elle modifié la
tonalité des débats ?

Raphaëlle Gauthier. Le protocole va entrer en vigueur, ça ne fait pas
l’
ombre d’un doute. Toutefois, en tant qu’ONG, nous pensions que la
communauté internationale manifesterait plus d’enthousiasme. Il y a
certes
une volonté manifeste de continuer de la part des Européens. Mais les
pays
en développement, eux, ne sont pas du tout prêts à prendre des
engagements,
notamment l’Inde. De son côté, l’administration Bush a répété à
satiété qu’
il était hors de question d’envisager d’autres actions futures.
Résultat,
alors qu’on pourrait fêter la prochaine entrée en vigueur du
protocole, il
faut déjà renégocier la deuxième période d’engagement.

Le principal enjeu est en effet l’après-2012. Au terme de dix jours de
négociations, où en est-on ?

Raphaëlle Gauthier. D’un côté, les pays du Sud se battent autour des
moyens
d’adaptation et, de l’autre, les pays de l’annexe 1, sauf les
États-Unis,
essaient de préparer des séminaires sur les actions futures, avant la
prochaine conférence en novembre 2005. L’Union européenne et certains
pays
de l’annexe 1 doivent relancer le débat sur les engagements pour 2012,
mais
ils ne savent pas comment aborder le sujet. Au bout du compte, le Sud
se
déchire avec la Chine, l’Europe regarde tout ça en se déclarant prête à
prendre des initiatives - mais pas n’importe lesquelles -, et les
États-Unis tirent tout vers le bas.

Le protocole de Kyoto a-t-il un avenir sans les États-Unis ?

Raphaëlle Gauthier. L’administration Bush, fortement opposée au
protocole de
Kyoto, a été confirmée par les urnes. On ne peut pas attendre qu’elle
évolue beaucoup sur cette question. Toutefois, la population
américaine,
elle, commence à être sensibilisée. Les États fédérés et certains
milieux
économiques s’aperçoivent même qu’il y a des affaires à réaliser
autour des
énergies renouvelables. Mais sans objectifs clairement affichés
collectivement, les pouvoirs économiques et politiques nationaux ne
feront
rien. Et ce sera le statu quo