logo
LES MEMBRES
greenpeace
wwf
lpo
oxfam} alofa tulavu
4d
gret
helio
hespul
cler
amis de la terre
agir pour l'environnement
fnaut
fub
solar generation
reseau sortir du nucleaire
cniid
wecf
associations locales

MAILING LISTE

La liste climat du RAC-F vous permet de recevoir et d’envoyer des informations sur les changements climatiques.
S'abonner Se désabonner
attention ça chauffe
can
illustration
Roland Ries
date 1er janvier 2014 documents joints 1 document joint
    [
texte+ texte- google twitter facebook

Roland Ries nous a répondu.
Ses réponses à notre questionnaire sont disponibles ci-dessous





Urbanisme

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. D’imposer, dans le cadre de la révision de votre PLU, des zones de performance énergétique renforcée dans certains quartiers ou projets urbains comme cela est permis par les lois « Grenelle » ?

OUI et NON. La stratégie de l’agglomération strasbourgeoise, en matière énergétique, se déploie sur l’ensemble de son territoire, avec des objectifs ambitieux de sobriété, de réduction des émissions de GES et de conversion vers des énergies propres et locales. Elle s’appuie en grande partie sur les réseaux de chaleur urbain, qui alimentent aujourd’hui 45.000 équivalents logements et bientôt (horizon 2025) 75.000 avec les extensions de RCU prévues et leur interconnexion. A l’horizon 2025 toujours, 60% de l’énergie utilisée par ces RCU sera propre et locale (hydraulique, biométhane, biomasse et géothermie profonde). Sans qu’ils soient spécifiquement zonés au PLU, les quartiers desservis par ces RCU peuvent donc être considérés comme des zones de performance énergétique renforcée, au sens de la loi « Grenelle ».

2. Le développement d’une politique opérationnelle et/ou prescriptive pour favoriser le maintien des commerces et des services de proximité en ville et de stabiliser, voire réduire, la consommation d’espace due aux activités économiques (zones commerciales, hypermarchés, etc.) ?

OUI. Depuis 2008, l’ensemble de la stratégie urbaine de l’agglomération strasbourgeoise est orientée vers la densification et la compacité de la ville. Il s’agit d’organiser une ville qui se développe dans ses limites, à la fois pour préserver des espaces naturels et les terres agricoles du territoire, mais aussi pour rendre la ville moins chère à construire, car économe en flux, en énergies et en ressources, et moins coûteuse à vivre pour ses habitants. Ainsi, dans le futur PLU communautaire, 535 ha de terres agricoles qui étaient jusque là vouées à l’urbanisation (zone NA ou NAx), vont être classées en zones à vocation agricole ou naturelle. Autre exemple : toutes les opérations d’aménagement comportent aujourd’hui des objectifs de mixité et d’équilibre urbains, incluant de l’habitat (dont un tiers minimum de logement aidé), des commerces et des activités et des services. Enfin, dernier exemple, Strasbourg a lancé l’extension d’une ligne de tramway vers sa voisine allemande Kehl, avant que les zones traversées soient urbanisées : le tramway précède ainsi l’urbanisation qui s’articulera autour de son axe.

3. De favoriser la densification (hors immeubles de grande hauteur) autour des gares, le long des lignes de transport en commun ou des réseaux de chaleur ?

OUI. Voir ci-dessus. L’urbanisation autour de la gare centrale de Strasbourg est à l’étude, mais elle est rendue extrêmement complexe du fait du nœud ferroviaire dense qu’il s’agirait de surmonter si on veut la concevoir à 360°.

4. La mise en place d’une politique de végétalisation de la ville pour favoriser la biodiversité urbaine, lutter contre les îlots de chaleur urbains, etc. ?

OUI. En 2008, nous avons décidé d’arrêter l’usage des produits phytosanitaires dans l’entretien des espaces publics. Cette politique « zero pesticide », par la gestion différenciée des espaces qu’elle a entrainée, a modifié les paysages urbains et conduit à l’émergence des herbes folles à tout endroit de la ville, y compris dans les cimetières dont les allées enherbées représentent désormais 6,5 ha d’espaces naturels supplémentaires. Plus de 10% des agents de la collectivité ont changé leurs pratiques professionnelles pour atteindre cet objectif ; nous sommes passés de 100 kg de produits phytosanitaires achetés par an à 5 kg aujourd’hui, réservés aux seuls cas inévitables (terrains de sport en plein air). En parallèle, les projets de réaménagement de l’espace public font une large place aux essences végétales locales, à l’exemple de la place d’Austerlitz. La « Ville en nature » est un des axes majeurs de notre action actuelle et future.


Mobilité

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. La création de nouvelles lignes de transports en commun en site propre de qualité (exemple : bus à haut niveau de service) ?

OUI. Nous avons adopté un Schéma Transports 2025, qui programme le renforcement du maillage des transports collectifs (tramway, BHNS, bus) et des modes doux et actifs (vélo, piétons). Durant ce mandat, 8,5 kms de lignes de tramway et BHNS nouvelles ont été inaugurées. Strasbourg dispose du plus vaste réseau maillé de tramway de France.

2. La mise en place d’un grand plan vélo, comprenant le développement d’itinéraires cyclables sécurisés, de stationnements vélo en particulier aux abords des stations de transport collectif, de services dédiés au vélo (maison du vélo/des mobilités, ateliers de réparation de vélos, information, etc.) ?

OUI. D’ores et déjà, Strasbourg est la première ville cyclable de France, avec 8% de part modale Vélo dans son centre d’agglomération. 1000 arceaux vélos supplémentaires ont été installés durant ce mandat. Le service Vel’hop, dont les stations ont été installées de façon privilégiée à côté des stations de tramway, comptabilise 700.000 journées de location. Une dizaine de vendeurs-réparateurs de vélos se sont installés depuis 2005 (dont une association qui propose l’auto-réparation).

3. De passer votre ville en zone 30 km/h (hors axes pénétrants et de grand transit) ?

NON. En 2010, nous avons soumis cette idée à la population par referendum. La réponse a été négative. Nous continuons donc à adapter la réglementation de la vitesse automobile selon les secteurs et les projets : zones 30, zones de rencontre (3 ont été créées durant ce mandat), aménagements de sécurité aux abords des lieux publics, etc.


Bâtiments

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. Le lancement d’un grand programme de rénovation lourde des bâtiments privés, incluant l’information et l’accompagnement des ménages (de type OPAH énergie ou OPATB) ?

OUI. Dans le cadre de l’actuel PLH, adopté en 2010 et courant jusqu’en 2015, des objectifs de rénovation énergétique des bâtiments ont été définis, en lien avec l’ensemble des partenaires institutionnels et du monde de l’habitat et de la construction. L’action des bailleurs sociaux a été importante, CUS Habitat et Habitation Moderne, les deux plus grands bailleurs, ont pu ainsi rénover un quart du parc de 60.000 logements sociaux en gestion. De son côté, les collectivités publiques se sont, elles aussi, engagées dans des actions lourdes et continues de leur parc immobilier (bâtiments de services, piscines, écoles, etc.).

Ces efforts seront poursuivis, voire intensifiés, dans le prochain mandat, compte tenu des enjeux économiques, écologiques et sociaux liés au coût énergétique du patrimoine bâti. Les actions vers le parc privé seront particulièrement étudiées, en plus de celles qui concernent les parcs locatifs et publics. Tous les leviers financiers seront examinés pour accélérer les efforts entamés durant ce mandat.

2. Le lancement d’un programme de mobilisation et de structuration des professionnels de la rénovation énergétique par exemple en s’appuyant sur la rénovation du parc public ?

Voir réponse à la question précédente

3. L’adoption d’un référentiel haute performance énergétique portant à la fois sur la construction et la rénovation des bâtiments et relatif aux logements sociaux, aux logements privés et aux bâtiments tertiaires ?

Voir réponse à la question précédente

4. Pour aider les ménages en précarité énergétique à en sortir, la mise en place d’un service local d’intervention pour la maîtrise de l’énergie (SLIME), comprenant des visites à domicile ?

OUI. Nos énergéticiens locaux (Electricité de Strasbourg et Gaz de Strasbourg) ont d’ores et déjà mis en place de tels services d’assistance et d’accompagnement des ménages touchés par la précarité énergétique.

5. L’exonération partielle ou totale de taxe foncière pour les foyers réalisant une rénovation lourde de leur logement ?

PEUT-ETRE. Cette mesure sera étudiée et mise en œuvre si son effet d’accélérateur de la rénovation thermique du parc privé s’avère pertinent.


Gestion, production et distribution de l’énergie

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. Si votre collectivité est desservie par un ou plusieurs réseau(x) de chaleur, de vous appuyer sur cet outil pour mettre en œuvre votre politique énergétique (alimentation du réseau par des énergies renouvelables et/ou de l’énergie fatale, mesures de maîtrise de l’énergie, déploiement des réseaux, procédure de classement du réseau pour obliger le raccordement des nouveaux bâtiments, etc.), soit :
- via une maîtrise publique ou
- via une négociation avec le délégataire de service public

Strasbourg dispose actuellement de 3 réseaux de chaleur urbains qui alimentent quelques 45.000 logements, sociaux pour la plupart. Ces RCU sont actuellement gérés par DSP et utilisent gaz et fioul. Nous avons engagé, avec leurs délégataires, une stratégie de conversion énergétique vers la biomasse et la géothermie profonde. Par ailleurs, 3 nouveaux réseaux de chaleur sont à l’étude ou en projet, qui porteront, à l’horizon 2016-2017, à 75.000 le nombre de logements desservis, soit près de la moitié des logements de la ville. Ces nouveaux réseaux de chaleur utiliseront des énergies renouvelables, biomasse, réseaux de chaleur, voire énergie fatale des industries majeures du port (tel que les aciéries BSW localisées à Kehl, en Allemagne). Enfin, un nouveau réseau vient d’être inauguré, qui part de l’usine d’incinération des ordures ménagères pour alimenter 18.000 logements à partir de la chaleur produite par l’incinération des OM.
Enfin, l’UIOM et la station d’épuration de La Wantzenau produiront, à moyen terme, du biogaz, qui sera injecté dans le réseau urbain de gaz.
Pour conduire une telle stratégie, la Communauté urbaine de Strasbourg (CUS), compétente en matière de création de RCU, réfléchit aux moyens de se positionner comme une véritable autorité organisatrice de l’énergie sur son territoire, pour être en mesure d’orienter les choix des différents acteurs vers la mise en œuvre de cette stratégie.


2. Le renforcement de votre rôle de concédant sur les réseaux d’électricité et de gaz, en assurant un meilleur contrôle des concessions, la cohérence de l’action du concessionnaire avec les orientations de la collectivité, l’accès aux données de consommation et de production de votre territoire et en vous assurant de l’optimisation des investissements sur les réseaux (notamment en orchestrant la coordination entre les investissements dans les différents réseaux) ?

OUI. Cela est facilité par le fait que nous disposons d’énergéticiens historiquement locaux (Electricité de Strasbourg et Gaz de Strasbourg), qui viennent de se rapprocher et qui sont très proches de nos collectivités CUS et Ville de Strasbourg.

3. La montée en compétences de vos services afin d’aller vers une véritable planification des réseaux d’énergie (gaz, électricité, chaleur) en cohérence avec vos projets urbains (par exemple via un schéma directeur de l’énergie) ?

OUI. Une Mission Energie a été créée dans l’organigramme de l’administration, dont la vocation est de piloter la stratégie Energie de la collectivité et d’en impulser la mise en œuvre transversale par les différents services de la collectivité (transports, urbanisme, développement économique, ressources logistiques, etc.).
Les moyens de cette Mission seront renforcés à l’avenir, au fur et à mesure que la stratégie Energie de nos collectivités s’affermira.


4. Le développement de politiques de partenariats avec la Région et les zones rurales avoisinantes afin de travailler dans des logiques de solidarité autour de la production d’énergies renouvelables nécessaires à l’atteinte de vos objectifs climat-énergie ?

OUI. C’est déjà le cas, puisque la CUS est partie prenante et soutient le pôle de compétitivité Alsace EnergiVie, qui met en œuvre une stratégie intelligente autour des enjeux d’énergies en Alsace, associant les collectivités, les entreprises, les scientifiques et les associations. Par ailleurs, la CUS est impliquée dans la mise en œuvre du SRCAE, élaboré par l’Etat et la Région.
L’impulsion d’une stratégie régionale en matière d’énergies dépend de la Région Alsace, mais elle est clairement attendue par l’ensemble des collectivités alsaciennes.



Agriculture – Alimentation

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. L’adoption d’un objectif quantifié et d’un programme de mise en place de menus bas carbone et élaborés à partir de produits locaux (ex. un menu végétarien et/ou biologique et local par semaine) dans la restauration collective gérée par la commune ou l’agglomération, notamment pour ce qui concerne les établissements scolaires ?

OUI. Dès 2008, la Ville de Strasbourg a été la première municipalité de France à mettre en œuvre un critère carbone dans le cahier des charges des marchés de la restauration scolaire (36 cantines) de Strasbourg. Ce critère consiste à demander au candidat d’établir son bilan carbone et de s’engager à baisser de 3% par an, sur la durée du marché, ses émissions de GES. Parallèlement, nous avons mis en place un objectif d’alimentation bio pour nos cantines : 20% de bio dans toutes les cantines, 40% dans des cantines dites « bio+ », au nombre de 6 d’abord, de 10 actuellement.
Cette politique a eu un effet vertueux très intéressant et a été ciblée par l’Office pour la promotion de l’agriculture biologique en Alsace (OPABA) sur la filière d’agriculture biologique régionale (+4% de projets de conversion au bio en 2012).


2. L’adoption d’un objectif chiffré et d’un programme d’installation et/ou de maintien dans votre territoire d’exploitations agricoles biologiques et/ou pratiquant l’agro-écologie durant la durée de votre mandat, dans le respect notamment des engagements nationaux du Grenelle de l’environnement dans ce domaine ?

OUI. Depuis 2008, en partenariat avec le monde agricole, la CUS et la Ville de Strasbourg mènent une politique de développement d’une agriculture durable et locale sur son territoire. Cette politique vise à maintenir les 200 exploitations agricoles de son territoire, à engager leur conversion vers des productions plus respectueuses de l’environnement et à nouveau nourricières de la ville et à promouvoir de nouveaux circuits directs producteurs – consommateurs (amap, paniers, marchés, magasin de vente, etc.). C’est dans ce cadre que s’inscrivent nos actions en faveur de la préservation des terres agricoles (cf. ci-dessus) ou l’instauration d’un critère carbone dans les marchés de la restauration scolaire. C’est dans ce cadre aussi que 2 jeunes agriculteurs maraichers ont été installés sur le ban de la ville de Strasbourg, sur des terrains rachetés par la Municipalité. Cette politique sera intensifiée à l’avenir, tant la demande des Strasbourgeois est forte de consommer des produits sains et locaux.


Déchets

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. Le soutien à la création de ressourceries/recycleries ou d’infrastructures favorisant la récupération, la réparation et le réemploi des meubles, jouets, vélos et autres objets pouvant bénéficier d’une seconde vie (après nettoyage, remise en état et éventuellement « relooking » ) ?

OUI. Dans le cadre de sa politique en matière de déchets, la CUS a mis en place, depuis 20 ans, 24 filières de tri, recyclage et réemploi des déchets. Les politiques de réemploi s’appuient principalement sur les structures de l’économie sociale et solidaire telles qu’Emmaüs, Vetis, Libre Objet, etc

2. La mise en place de mesures de réduction de la quantité de biodéchets dans les ordures ménagères en milieu urbain, en développant le compostage individuel et collectif et/ou la collecte sélective des biodéchets (pour compostage ou méthanisation) ?

OUI. En partenariat avec l’ADEME, la CUS s’est engagée dans un plan local de prévention des déchets, qui vise à réduire de 7% le volume de déchets générés sur son territoire, d’ici 2015. C’est dans le cadre de ce PLP et à côté d’autres actions importantes (telles que la promotion de l’eau du robinet) qu’une politique très volontariste de compostage et de traitement des déchets verts a été initiée : aide à l’acquisition de composteurs individuels, création de composteurs collectifs dans les quartiers, partenariat avec les agriculteurs pour la collecte et le compostage des déchets verts, etc. Enfin, une unité de méthanisation des déchets fermentescibles sera créée en 2015 à l’usine d’incinération des ordures ménagères, qui permettra de valoriser énergétiquement ces déchets.


Eco-responsabilité

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. L’adoption de critères d’éco-conditionnalité pour l’ensemble des aides et financements octroyés par votre ville (aux entreprises, aux associations, aux particuliers, aux bailleurs sociaux...) ?

OUI. L’éco-conditionnalité des aides financières de la CUS et de la Ville de Strasbourg sera étudiée, en fonction des bénéficiaires et des types d’actions ou de projets concernés. Au cours de ce mandat, plusieurs dispositifs d’éco-conditionnalité ont été expérimentés : critère carbone dans les marchés de restauration scolaire, aménagement décarboné d’un espace public (berges du Ziegelwasser), compensation carbone du rallye automobile de France – Alsace, progressivité éco-conditionnelle de la subvention à une manifestation agricole (prime à l’éco-performance), mise en place progressive des redevances incitatives en matière de déchets, etc.
Ces expérimentations montrent que cela est possible et important d’actionner les leviers financiers de la collectivité en faveur de l’environnement, mais aussi que cela demande de la souplesse de mise en œuvre, pour ne pas susciter d’effet pervers. Mais la voie est engagée, vers une dépense publique plus vertueuse (qui peut aussi se traduire par de la non-dépense).


2. L’intégration de clauses environnementales dans tous les marchés publics de votre commune ?

OUI. Sur le modèle de ce qui a été fait pour les marchés de la restauration scolaire et, plus récemment, pour les marchés d’achat de bois. A terme, une réflexion portant sur les matières achetées par la collectivité permettra de mieux visualiser d’où viennent ces matières et à quels coûts et de mettre en place progressivement des filières matières plus économes en ressources, en énergies et en flux.


Gouvernance

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. Que votre politique énergie-climat soit débattue et décidée au niveau intercommunal ?

OUI. L’actuel plan climat de la collectivité a été élaboré à l’échelle de la Communauté urbaine de Strasbourg, la CUS étant compétente pour la quasi-totalité des secteurs interpelés par les enjeux climat-énergie.



Télécharger la réponse complète de Roland Ries