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Accueil > Secteurs d’activités > Transports > Transport aérien > Réduire les émissions de l’aviation civile internationale : une priorité avant 2020
Réduire les émissions de l’aviation civile internationale : une priorité avant 2020
date 2 avril 2013
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L’aviation est une source importante d’émissions de gaz à effet de serre. C’est le moyen de transport le plus émetteur, qui est à l’origine d’environ 5% du forçage radiatif mondial. Si le secteur aérien représentait un pays, il serait le septième plus gros émetteur. En outre, les émissions de l’aviation pourraient tripler, voire quadrupler dans un futur proche. L’année 2013 constitue une fenêtre d’opportunité pour agir rapidement aux niveaux international et européen afin de limiter les émissions de ce secteur très polluant.

L’impact climatique de l’aviation

L’aviation a un impact sur le climat à travers ses rejets de CO2, de NOx, mais aussi de vapeur et à cause des nuages formés par les avions. Le chiffre de 2% des émissions mondiales, souvent donné par l’industrie, sous-estime le forçage radiatif du secteur : il ne concerne que les émissions de CO2 et correspond aux niveaux de 1990. Les émissions de l’aviation augmentent plus rapidement que n’importe quel autre moyen de transport. Les émissions de CO2 de l’aviation européenne ont augmenté de 110% entre 1990 et 2008, alors que d’autres secteurs sont parvenus à réduire leurs émissions.

En l’absence de mesures de limitation, les émissions du secteur devraient doubler ou tripler d’ici 2050. Comme le montre une étude récente de Lee et al. (2013), réalisée pour le rapport annuel du Programme des Nations unies sur l’environnement (Pnue) sur les émissions de CO2, l’absence de limitation des émissions de l’aérien mettrait sérieusement en danger le respect de la limite de réchauffement climatique de 2°C .
En savoir plus sur les conséquences de l’aviation sur le climat >>>

L’absence de tarification des externalités négatives

Les activités aériennes sont aujourd’hui moins taxées pour leurs impacts climatiques et environnementaux que d’autres activités économiques. En France, par exemple, le kérosène n’est pas du tout taxé, alors que le carburant des véhicules particuliers l’est entre 40 et 60 euros l’hectolitre. Malgré l’impact croissant de l’aviation sur le climat, 15 années de négociations au sein de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) n’ont pas permis de parvenir à un instrument international de limitation des émissions du secteur.

Compte tenu de l’urgence de la réduction de nos émissions de GES au niveau mondial, il est impensable que le secteur aérien échappe à toute contrainte et ne participe pas aux efforts mondiaux de lutte contre le changement climatique. Le potentiel d’atténuation de l’aviation ne se limite pas aux mesures d’efficacité énergétique étudiées par l’industrie. La tarification des émissions de CO2 de l’aviation internationale, à travers un mécanisme sous l’OACI, est aussi une solution dont on ne peut se priver . Cette tarification peut être appliquée de manière juste et équitable, au plus vite et avant 2020.

Une opportunité en 2013

Avec la suspension de la législation EU ETS aux vols extrarégionaux, ainsi que l’assemblée de l’OACI, l’année 2013 constitue une occasion sans précédent de marquer des avancées dans la réduction des émissions du secteur aérien. Des décisions rapides sont nécessaires si l’on souhaite obtenir un accord mondial sur le climat sous la Convention-cadre des Nations unies pour le climat (CCNUCC) d’ici 2015. La France, en tant que futur hôte de la Conférence des parties (COP) en 2015, a tout intérêt à défendre activement la mise en place rapide d’un mécanisme de limitation des émissions de l’aviation sous l’OACI.

Recommendations du RAC-F

Tout mécanisme de tarification des émissions de CO2 sous l’OACI devra respecter les principes suivants :

  • Fixer des objectifs de réduction d’émissions qui correspondent à la part de l’effort de réduction des émissions au niveau mondial allant à l’aviation, et permettant de limiter le réchauffement climatique à moins de 2°C et de s’adapter à ses impacts ;
  • Générer des financements internationaux pour aider aux efforts d’atténuation des émissions et d’adaptation aux impacts dans les pays en développement, et permettre au secteur de transiter vers plus de sobriété carbone ;
  • Etre juste et équitable, ce qui sous-entend de prendre en compte les circonstances nationales ;
  • Ne pas promouvoir le recours à des crédits internationaux de compensation des émissions de mauvaise qualité (tant en termes d’intégrité environnementale que d’accès aux droits humains).