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Rapport spécial sur le trafic aérien à Costa Rica
date 11 avril 1999
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Communiqué de presse - avril 1999
Rapport spécial sur le trafic aérien à Costa Rica

avril 1999

Costa Rica, le 15 avril - Un rapport spécial sur le trafic aérien a été adopté le 15 avril par la Commission Intergouvernementale sur le Changement Climatique réunie à San José, capitale du Costa Rica. Ce rapport met en évidence la contribution significative des émissions du transport aérien au changement climatique.

Dans une atmosphère tendue, la session plénière de la Commission Intergouvernementale sur le Changement Climatique (CICC) a discuté des conclusions du rapport spécial sur le transport aérien et l’atmosphère. Dans la matinée du 15 avril, les délégations gouvernementales ont finalement approuvé la version finale de ce rapport.

Contrairement à ce que craignaient les ONG représentées au Costa Rica (Les Amis de la Terre pour la campagne "le vrai prix du transport aérien", la fédération européenne Transport et Environnement, la fédération aviation et environnement), ce ne sont pas les lobbies de l’industrie aéronautique qui ont exprimé l’opposition la plus virulente contre les conclusions de ce rapport mais les producteurs de pétrole plus précisément l’Arabie Saoudite, le Venezuela et la Chine.

Influencée par le lobby américain des exploitants pétroliers, ils protestent contre les mesures qui viseraient la réduction et la maîtrise de l’augmentation du trafic aérien notamment les taxes sur le kérosène ou sur les émissions. Malgré ces contestations, les 250 délégations ont adopté à la fois :

les données d’une étude scientifique qui a duré trois ans, les mesures préconisées par le rapport pour contrôler et réduire la pollution engendrée par le trafic aérien. Les conclusions principales du rapport de la CICC mettent en évidence :

la contribution du trafic aérien au changement climatique à hauteur de 3,5 %, chiffre qui pourrait passer de 4 % à 15 % pendant les 50 prochaines années, une série de mesures qui vont de la mise en place de taxes aux progrès technologiques dans le domaine de la construction aéronautique et des moteurs d’avions et en matière de contrôle aérien, parmi ces mesures, la nécessité de privilégier le train sur les courtes distances, mesure prise en considération par les délégations gouvernementales. l’inefficacité des progrès technologiques qui ne compenseront jamais la croissance des émissions si le trafic aérien continue à augmenter à ce rythme. Jeff Gazzard qui représentait les Amis de la Terre Europe aux sessions de la CICC considère que ce rapport qui chiffre enfin, le volume de CO2, NOx et des autres gaz à effet de serre émis par le transport aérien constitue une étape essentielle. "Le contrôle de ces émissions préconisé par le rapport, nous semble être le seul moyen efficace de réduire et maîtriser les impacts du transport aérien. Néanmoins, il faut également étudier les moyens de réduire la demande du transport aérien".

Pour les Amis de la Terre, il paraît urgent de mettre en place des mesures de lutte contre la pollution des avions maintenant que les scientifiques ont prouvé l’impact incontestable sur le changement climatique des gaz à effet de serre émis dans l’atmosphère par ce mode de transport.