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REFUS DU BONN AS USUAL
date 14 mai 2012
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Quelques éléments de réflexion liminaire à l’ouverture à Bonn d’un nouveau cycle de négociations climat...

Et nous voici de retour à Bonn en Allemagne pour une nouvelle séquence de négociations internationales sous l’égide des Nations Unies. Mais pour la première fois depuis plusieurs années, Bonn ne va pas simplement être une étape intermédiaire. Bonn a pour une fois une mission d’envergure car ces deux prochaines semaines vont relancer un nouveau cycle de négociation. D’ici fin 2012, fini le Plan d’Action de Bali adopté en 2007, place à la plateforme de Durban pour négocier un accord global d’ici 2015.

Mais si les pays vont arriver à Bonn, soulagés d’avoir « gagné » cet accord à Durban fin 2011, le Réseau Action Climat lui n’oublie pas qu’à quelques heures près, Durban échouait et donnait raison aux sceptiques – du climat ET du multilatéralisme ! Nous n’oublions pas non plus que cet accord repousse à demain l’urgence et l’ambition exigées aujourd’hui. Les chiffres sont plus qu’alarmants : l’accord de Durban nous place sur une trajectoire de réchauffement entre 3°C et 6°C et nous laisse démunis face aux besoins d’adaptation croissants et inversement corrélés au manque d’ambition…

Ainsi, les ONG attendent les délégations de pied ferme : la vraie négociation, celle qui doit nous sauver d’un changement climatique dangereuse, elle commence aujourd’hui. Durban nous a proposé une échéance ferme et cette fois-ci, il faut la tenir. La bonne nouvelle, c’est que le fantôme de Copenhague est loin maintenant. Et qu’entre 2012 et 2015, le contexte est plus propice à l’ambition et l’effort : la crise économique sera fortement atténuée, les pays émetteurs jouiront pour la plupart un nouveau mandat électoral, le 5ème rapport du GIEC confirmera l’urgence une nouvelle fois et les entreprises auront compris pour la plupart l’intérêt d’investir dans l’économie verte et bleue.

Il faut espérer que ces trois années verront la concrétisation de l’équité et du principe de responsabilité commune mais différenciée. Equité qui ne doit pas se cantonner au principe, celui-là on l’a ancré dans la Convention en 1992 déjà. Equité qui se traduit en actions : décarbonisation accélérée dans nos pays industrialisés, trajectoires maîtrisées dans les économies en développement et accès pour tous à un développement sobre en carbone. Equité qui se traduit en réparation et coopération : respect des engagements financiers pris depuis Copenhague et transferts des technologies nécessaires à l’adaptation et à la maîtrise des émissions de GES. Equité qui débloquera les négociations, se traduira par plus d’ambition et signera très justement l’accord ou l’échec en 2015.

Et il faut espérer que ces trois prochaines années vont construire l’accord étape par étape. Pas question d’attendre 2015 pour tout décider en petit comité le dernier jour de la COP21. Ca ne peut pas être ça un accord fort, ambitieux, équitable. Au contraire, ce sont les décisions prises chaque année - dans les négociations climat mais également à l’échelle nationale et locale, au nord comme au sud - qui vont construire le régime climatique post-2015 qui manque cruellement en 2012.