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Protocole de Kyoto : une étape majeure est franchie
date 3 avril 2006
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CONFÉRENCE DES NATIONS UNIES SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES
Protocole de Kyoto : une étape majeure est franchie
"Le Soleil" Anne-Louise Champagne
01 déc 2005


Le Protocole de Kyoto a franchi une étape majeure hier à Montréal. Il
dispose désormais des outils nécessaires à son application, dont le fameux
marché du carbone.

Le président de la Conférence sur les changements climatiques, Stéphane
Dion, a parlé d’une "étape historique". Et il y avait très peu de gens pour
le contredire.

Raphaëlle Gauthier, juriste travaillant pour le Réseau Action Climat
français, abondait dans ce sens, tout comme John Bennett, qui représente le
Canada pour le même organisme.

"C’est une excellente nouvelle pour tous les citoyens du monde, a commenté
le ministre des Affaires étrangères, Pierre Pettigrew. Nous venons d’adopter
les Accords de Marrakech, c’est-à-dire le premier des trois grands objectifs
que nous nous étions fixés. Maintenant, nous avons tout ce qu’il faut pour
mettre en œuvre le Protocole de Kyoto."

Accords de Marrakech

Les Accords de Marrakech portent sur les trois mécanismes de mise en œuvre
de Kyoto, dont le premier est le marché du carbone. Celui-ci permet aux pays
qui sont de gros émetteurs d’acheter les droits de ceux qui n’ont pas
atteint leur quota. Les échanges de droits d’émissions sont officialisés
depuis hier : "Le carbone a désormais une valeur commerciale", souligne
Richard Kinley, chef intérimaire du Secrétariat des Nations unies sur les
changements climatiques.

Les deux autres mécanismes sont moins connus du grand public. Il s’agit de
"l’application conjointe", qui permet aux pays développés d’investir dans
d’autres pays développés, particulièrement ceux dont les économies sont en
transition, pour des projets qui leur permettront de diminuer les émissions
de gaz à effet de serre (GES). Les crédits de carbone ainsi gagnés seront
portés au compte du pays investisseur, ce qui l’aidera à atteindre ses
propres objectifs.

Le mécanisme du développement propre (MDP), pour sa part, permet la même
chose, mais la coopération se fait entre un pays industrialisé et un pays en
développement. Dans ce cas, de solides discussions sont à prévoir. En effet,
même si le principe du MDP est adopté, les pays en développement commencent
déjà à dénoncer les difficultés liées à son application.

Pièce manquante

Mais il manque malgré tout une pièce importante dans cette annonce. Tout ce
qui concerne les sanctions des pays qui ne rempliraient pas leurs
obligations, de même qu’un éventuel "tribunal de Kyoto", a été remis entre
les mains d’un groupe de travail, qui doit faire un rapport au président
Stéphane Dion dès la semaine prochaine.

Pourquoi ? À cause de l’Arabie Saoudite, qui propose un amendement sur cet
aspect du Protocole de Kyoto. L’Arabie Saoudite voudrait faire du Protocole
un instrument juridique contraignant plutôt qu’un simple engagement
politique.

Pour les observateurs arpentant les corridors du Palais des congrès, il ne
fait pas de doute qu’il s’agit d’une manœuvre stratégique pour ralentir les
discussions, et que l’Arabie Saoudite le fait dans un but précis. Ce pays
dont l’économie est basée sur le pétrole souhaite toucher une compensation
financière pour la perte de revenus que lui infligerait une réduction réelle
de la consommation mondiale de carburant.

À la sortie de la Conférence, hier matin, le ministre Pettigrew a mentionné
qu’il allait rencontrer la délégation de l’Arabie Saoudite. "On va regarder
en détail ce qu’il y a dans cette proposition. Nous ne voudrons certainement
pas que, par la porte d’en arrière, on défasse l’excellent travail qui a été
fait ce matin."

CONSÉQUENCES DU RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

- Entre 2000 et 2100, les températures devraient augmenter de 1,4 à 5,8°C
selon les prévisions.
- Le Gulf Stream (courant marin chaud) s’affaiblit : hivers en Europe aussi
rigoureux qu’au Québec
- Amérique du Nord : cyclones plus fréquents en Floride ; zones désertiques en
augmentation
- Amérique du Sud : 80% des glaciers andins disparaissent : pénurie d’eau :
cyclones tropicaux, tempêtes et inondations
- El Niño (renversement des courants du Pacifique) pourrait intensifier
cyclones, inondations et sécheresse.
- Antarctique : fonte des glaces
- Europe : pluies abondantes et inondations au Nord ; vagues de sécheresse au
Sud
- Moyen-Orient : désertification
- Afrique : le désert gagne, agriculture menacée, recrudescence de la malaria,
de la dengue et de la fièvre jaune
- Arctique : la fonte des glaces cause une élévation des mers de 9 à 88 cm
- Sibérie : les zones de végétation remontent de 150 à 500 km vers le nord en
raison du dégel du sol
- Asie du Sud-Est : la sécheresse et les cyclones entraîne une augmentation
des maladies infectieuses ; 10% du Bangladesh submergé entraînant une
migrations de population
- Océanie et États insulaires : "mort blanche" des coraux ; micro-États
affectés par la montée des eaux

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