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Préparer la conférence de Montréal sur les émissions de GES pour éviter un nouvel échec.
date 26 septembre 2005
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Préparer les conférences de Montréal de l’automne sur les émissions de GES pour éviter un nouvel échec.

Alors que les conférences des Parties et la réunion des Parties au Protocole de Kyoto auront lieu dans deux mois, Ministres de l’Environnement et ONG commencent à se réunir pour préparer l’événement et éviter de renouveler l’échec de Buenos Aires.

Les prévisions sont connues : les émissions de gaz à effet de serre pourraient faire augmenter la température de la planète de 5,8 C d’ici la fin du siècle, selon le comité intergouvernemental sur les changements climatiques. Les vagues de chaleur pourraient être plus fréquentes et intenses. Selon l’OMS, la surmortalité estivale annuelle attribuable aux changements climatiques pourrait d’ici 2050, être multipliée par 500 à 1000 dans des villes comme New York. Une hausse des températures pourrait en plus multiplier le nombre de bactéries ou de microbes dans l’eau causant davantage de maladies.

Ratifié par 150 pays au 29 avril 2005, le Protocole de Kyoto sur les changements climatiques est entré en vigueur le 16 février dernier. En vertu de cet instrument, les pays industrialisés devront réduire, entre 2008 et 2012, leurs émissions combinées de six gaz à effets de serre aux niveaux relevés en 1990. La convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et le protocole de Kyoto constituent l’unique cadre international pour la lutte contre les changements climatiques. Adoptée en mai 1992 et entrée en vigueur en mars 1994, la CCNUCC a été la première mesure internationale arrêtée dans le but d’atteindre cet objectif.
En ce qui concerne l’Europe, l’UE des 15 s’est engagée à réduire ses émissions totales des six gaz à effet de serre (GES) de 8 % par rapport au niveau de 1990 d’ici à 2012. Un objectif a été fixé pour chacun des États membres en vertu de l’accord de partage de la charge. Les autres pays de l’UE des 25 se sont chacun vus assigné des objectifs de réduction de 6 % ou de 8 %, à l’exception de Chypre et de Malte auxquels aucun objectif n’a été fixé.

C’est dans ce contexte que Montréal, ville symbole pour l’Environnement puisque le 16 septembre 1987, le Protocole relatif à des substances qui appauvrissent l’ozone y a été signé et que le secrétariat de la biodiversité y est installé, accueillera la onzième séance de la Conférence des Parties (CdP 11) et la première réunion des Parties au Protocole de Kyoto (MoP 1) le 28 novembre prochain.

Plus de 7 000 personnes représentant 189 Parties à la Convention, des organismes non gouvernementaux et des organismes intergouvernementaux se retrouveront jusqu’au 9 décembre pour discuter des suites à donner au protocole de Kyoto à l’échéance en 2012.

Cette rencontre est d’autant plus importante que la dernière qui a eu lieu à Buenos Aires fut un échec. Ce sera par ailleurs la première fois que des discussions officielles seront entamées sur un nouveau régime post-Kyoto. 300 organisations de défense de l’environnement réunis au sein du Réseau Action Climat, ont d’ailleurs invité le Canada et la communauté internationale à faire preuve « d’ambition et de détermination » pour donner à cette conférence toutes les chances de réussite.
Rappelons qu’alors qu’ils sont responsables de 25 % des émissions globales de gaz carbonique (CO2), les États-Unis ont toujours refusé de se plier aux objectifs de Kyoto même si depuis la conférence de Buenos Aires, l’administration Bush a reconnu que l’activité humaine constituait l’une des causes du réchauffement climatique et que plusieurs initiatives régionales ont été entreprises par des sénateurs, des gouverneurs ou des maires.
Il sera donc impératif lors de ces conférences de trouver un terrain d’entente d’autant plus que les pays émergents en très forte croissance tant en terme économique que de pollution (Chine, Inde, Brésil, etc.) n’ont pas encore d’objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre.

Pour préparer ces conférences qui auront lieu dans moins de deux mois, les ministres de l’Environnement de 39 pays se sont retrouvés à Ottawa en réunion informelle. L’association Équiterre*, en collaboration avec Greenpeace et le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec entament cet automne une tournée de conférences au Québec. Le 26 octobre prochain, l’association organisera une conférence avec Hubert Reeves et David Suzuki. Les deux environnementalistes feront part de leurs préoccupations à l’approche des conférences CdP 11 et MoP 1.
Le GIEC se réunira également à Montréal du 26 au 28 septembre en vue de ces conférences et afin de préparer le 4e rapport d’évaluation dont la publication est prévue pour 2007.

*L’ONU a désigné Équiterre, en partenariat avec Réseau Action Climat Canada (RAC) pour assurer l’accueil et le secrétariat des groupes environnementaux. Quelque 3000 à 4000 représentants d’Organisations Non Gouvernementales en Environnement (ONGE) sont attendues à la Conférence. En plus de constituer un point de rassemblement des organisations environnementales, le Secrétariat participera à la planification du travail des ONGE pendant la Conférence. Ce projet est financé par Équiterre et Environnement Canada.

C.Seghier
www.actu-environnement.com
Publié le : 24/09/2005