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Accueil > Politiques et mesures > Négociations internationales > Préparer la capitalisation du Fonds Vert
Préparer la capitalisation du Fonds Vert
date 3 juin 2006
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L’engagement des pays développés de mobiliser 100 milliards de dollars par an d’ici 2020 reste lettre morte à ce jour. Si les pays ont effectivement accru les volumes d’aide consacré au changement climatique, il s’agit le plus souvent d’une redirection de l’APD vers le climat au détriment de la santé ou l’éducation. Et trop rarement pour l’adaptation. La confiance entre les Etats se dégrade un peu plus chaque année et l’absence de financement nourrit maladroitement les tactiques de défense des pays qui ne souhaitent pas s’engager sérieusement dans les négociations ADP. La COP19 n’a pas été la COP des financements espérée par la société civile et le G77. Elle a permis, in extremis, de sauver le Fonds pour l’Adaptation avec les 100 millions manquants pour ses activités 2014, mais bien loin des 100 milliards promis d’ici 2020. Quelques pays ont annoncé leurs contributions financières pour 2014 et 2015 mais de manière disparate et incomparable et le plus souvent, uniquement sur REDD+. La France, fortement attendue sur ses engagements financiers, ne s’est pas exprimée.

Parmi les décisions prises : celles d’organiser des réunions ministérielles une COP sur deux pour présenter les progrès pour la mobilisation des 100 milliards de dollars, et celle de continuer les efforts pour mobiliser des financements publics additionnels. Deux ateliers sur la suite des financements climat sont prévus le 7 et 12 juin, pendant les négociations, l’occasion pour les pays développés de préciser leurs intentions financières (objectifs, montants, sources) à la fois pour 2014-2020 et pour après 2020.

La question politique incontournable et en filigrane de toutes les négociations reste celle de la capitalisation initiale du Fonds Vert. Depuis Varsovie, le Fonds Vert s’est réuni à deux reprises, a décidé d’allouer 50% de ses ressources à l’adaptation dans un premier temps, et vient d’être déclaré en mesure de recevoir et décaisser des financements. Les décisions prises imposent le lancement des discussions financières dans les trois mois qui viennent et appellent à finaliser la capitalisation d’ici novembre 2014.

Une autre question importante reste celle des financements pour l’adaptation, souvent déficitaires. Le 5ème rapport du GIEC a d’ailleurs souligné le manque de financement pour l’adaptation. Depuis, le Fonds Vert a adopté une décision visant une allocation de 50% des ressources pour l’adaptation. Ce premier pas doit créer un précédent pour l’ensemble des contributions financières des pays bailleurs.

Pour les ONG, cette capitalisation initiale devra…

  • Se faire en 2014 impérativement
  • Se situer dans une fourchette de 10 à 15 milliards de dollars
  • être assortie d’une échéance pour une nouvelle capitalisation via une procédure d’abondement formelle (vs. Efforts ad hoc et volontaires) avant 2020.
  • Commencer à Bonn avec la proposition d’un volume minimum/fourchette pour cette capitalisation initiale.

    Nous attendons de la France qu’elle pilote les négociations pour une capitalisation du Fonds Vert substantielle en 2014. En tant que pays bailleur important et en tant que future présidente de COP, sa contribution sera sous les projecteurs et entraînera ou démotivera d’autres bailleurs potentiels. Pour les associations françaises, au regard de son poids dans l’APD (10%), la France doit contribuer près d’1 milliard d’euros au Fonds Vert pour atteindre les 15 milliards recherchés. C’est moins que son engagement « fast-start » entre 2010 et 2012 (1,24 milliards €). Les recettes prévues dans le cadre de la TTF ne suffiront pas à créer la dynamique politique nécessaire et la France doit mobiliser des ressources additionnelles.