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Première réunion exploratoire sur l’"après-Kyoto" à Bonn
date 16 mai 2005
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Première réunion exploratoire sur l’"après-Kyoto" à Bonn.

150 pays se sont retrouvés lundi à Bonn, en Allemagne, pour faire le point sur la lutte internationale contre le changement climatique et envisager de nouvelles mesures à l’échéance en 2012 du protocole de Kyoto.
Un millier de hauts fonctionnaires participent à cette réunion de deux jours, qualifiée de "séminaire" pour en souligner le caractère informel.
"C’est la première fois qu’une réunion de ce genre est organisée" sous l’égide des Nations unies, a déclaré la responsable du dossier climat à l’ONU, Joke Waller-Hunter (Pays-Bas), en ouvrant la manifestation.
L’avenir dira "si on s’en souviendra comme d’un événement historique", a-t-elle ajouté dans une allusion au scepticisme général qui l’entoure.
Son organisation, décidée à la dernière conférence de négociations de l’ONU à Buenos-Aires en décembre, avait en effet donné lieu à un affrontement sanglant entre les trois grands camps des négociations climatiques, Européens, Américains et pays en développement.
L’Inde, leader des pays émergents qui voient dans l’environnement une entrave à leur développement, avait combattu la réunion et obtenu que le séminaire ne "préjuge pas de négociations ou d’engagements" qui pourraient avoir lieu ou être pris "à l’avenir".

Selon des diplomates, elle a encore pressé récemment l’ONU de limiter les périodes de questions, lors du séminaire, au strict minimum après les présentations assez formelles que 34 pays souhaitent faire de leurs positions.
Elle est appuyée par les Etats-Unis qui ont rejeté le protocole de Kyoto en 2001 sans réussir à bloquer son entrée en vigueur. A Bonn, on n’attendait aucune évolution de l’administration Bush qui ne veut pas entendre parler d’un nouvel accord multilatéral de réduction des gaz à effet de serre après 2012 et mise sur le progrès technologique pour combattre le changement climatique.
Entré en vigueur en février dernier, le protocole de Kyoto oblige les pays signataires —34 pays industriels dont le Japon, les pays de l’UE, le Canada et la Russie— à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 6% d’ici 2008-2012 par rapport à leur niveau de 1990.

A Buenos Aires, l’Union européenne avait souhaité au contraire parler expressément de l’"après-2012" au séminaire qui se tient à Bonn. Elle pointe les dernières études scientifiques sur l’accélération du réchauffement planétaire.
Elle juge indispensables des efforts accrus après 2012 : réductions accrues pour tous les pays du Nord et premiers efforts de maîtrise d’émissions pour les grands pays émergents qui n’ont actuellement sous Kyoto, en qualité de pays en développement, que des obligations d’inventaires.

Dans sa présentation lundi après-midi, l’Inde ne devait faire aucune allusion à des engagements futurs et souligner les incertitudes entourant les scénarios d’émissions futures, a indiqué une source indienne à l’AFP.

Source : AFP/I.M