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Premier chèque au Fonds Vert pour le Climat !
date 20 novembre 2014
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Le fonds vert a pour objectif de réaliser le transfert de fonds des pays les plus avancés à destination des pays les plus vulnérables afin de mettre en place des projets pour combattre les effets des changements climatiques.

Depuis de nombreuses années, les pays en développement et la société civile appelaient à la création d’un Fonds multilatéral dédié aux changements climatiques. Cet appel avait un double fondement. D’une part, le refus d’appliquer and projets climat les règles de l’aide publique au développement qui est trop souvent conditionnelle, orientée par les pays bailleurs plus que par les pays bénéficiaires, et souvent distribuée de manière inégale ou inefficace. D’autre part, s’assurer que la lutte contre le changement climatique bénéficieraient de financements propres, traçables, comptabilisables et additionnels aux financements dans les autres fonds multilatéraux et bilatéraux pour le développement.

C’est dans ce contexte qu’est né le Fonds Vert pour le Climat dans la Convention Cadre des Nations Unies pour le Climat, proposé en 2009 au sommet de Copenhague et officiellement créé en 2011. Depuis cependant, il était resté une coquille vide. En effet, la question des financements climat reste le parent pauvre des négociations internationales alors même que les besoins d’adaptation et de transition énergétique ne cessent d’augmenter dans les pays en développement.

Il a enfin été question d’abonder le Fonds, cette année avec comme objectif de capitaliser le Fonds (à hauteur de 15 milliards de dollars selon les pays en développement) d’ici la fin de l’année. C’est chose (presque) faite même si on reste loin de l’objectif fixé. A l’instar de l’Allemagne et de la France qui ont annoncé leur contribution il y a quelques mois déjà, cette semaine a vu les annonces des Etats-Unis, du Royaume Uni, de la Norvège, du Japon, des Pays Bas, la République Tchèque et de la Suède. Plusieurs pays en développement ont également annoncé des contributions cette année : Mongolie, Indonésie et Mexique. Au total à ce jour : 9,3 milliards de dollars dans le Fonds Vert, dont 1 milliard de dollars de la France. D’autres contributions sont à prévoir de la Pologne, du Canada et Plusieurs pays continuent de faire la sourde oreille : l’Australie notamment… Mais se retrouvent de plus en plus isolés. 9,3 milliards, c’est un bon début pour lancer les activités du fonds même si bien en-deça toujours des montants astronomiques dépensés par les contributeurs en subventions aux énergies fossiles (88 milliards de $ pour les pays de l’OCDE en 2014).

Restent à clarifier :

  • la part de don et de prêt dans ces contributions car certains pays s’engagent également sur du prêt (la France par exemple).
  • la période de décaissement de ces contributions car elles ne sont pas forcément toutes les mêmes
  • l’additionnalité aux financements alloués par ailleurs : on ne déshabille pas Paul pour habiller Jean
  • la non-conditionnalité de ces financements : certains pays laissent entendre qu’ils pourraient flécher leur contribution sur des enjeux précis, peu importe que cela corresponde aux besoins des pays bénéficiaires. C’est le cas des Etats-Unis notamment.
  • Le calendrier pour la prochaine capitalisation du Fonds : il est impératif de prévoir un nouveau tour de table pour 2018 avec des contributions plus importantes pour aider les pays en développement à faire face et leur donner plus de prévisibilité.

    Le Fonds Vert a de plus en plus de pain sur la planche : pour renforcer son architecture et ses modalités de fonctionnement et pour commencer à financer des projets dès 2015. L’objectif est de faire du Fonds Vert le principal instrument financier pour le climat d’ici 2020 mais aussi le plus transparent, le plus démocratique et le plus efficace.