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Poznan : Une conférence internationale qui se termine sous le signe de l’hypocrisie climatique
date 17 décembre 2008
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Communiqué de Presse du WWF
Le 13 décembre 2008

Poznan : Une conférence internationale qui se termine sous le signe de l’hypocrisie climatique.

Poznan, Pologne - Pour le WWF, la conférence de Poznan aurait été la conférence des opportunités gâchées dans le cadre de la lutte contre les dérèglements climatiques. Cet enlisement est surtout le résultat de l’effondrement du leadership européen et de l’obstruction d’autres pays industrialisés qui ont pris en otage les négociations.

"C’était le moment pour les vrais leaders de s’engager à combattre la crise économique et la crise climatique en même temps" déclare Kim Carstensen, en charge de l’Initiative Climat mondiale du WWF. « Au lieu de cela, les pays industrialisés ont fait de beaux discours sur l’importance de la lutte contre les changements climatiques, alors qu’ils ne mettent pas en œuvre sur leurs territoires des politiques dignes de ce nom. Un signe d’hypocrisie climatique ».

Pendant que les Etats-Unis regardaient le match depuis le banc de touche, dans l’attente de la nouvelle administration Obama, l’espoir de voir renaître le leadership européen s’est éteint avec le compromis au rabais trouvé par les Chefs d’Etats réunis à Bruxelles sur le paquet Energie Climat. Les pays en développement sont eux arrivés à Poznan avec un esprit constructif et des propositions, à l’image d’une Chine au leadership incontestable ou du Mexique qui s’est engagé à réduire de moitié ses émissions d’ici à 2050.
Selon Kim Carstensen, « l’UE, passive, a laissé le Canada, le Japon, la Russie, l’Australie et l’Arabie Saoudite s’opposer ouvertement à toute avancée. Ces pays doivent sérieusement s’attaquer à la révolution verte de leurs économies et soutenir financièrement et technologiquement les pays en développement. Sans cela, il n’y pas d’espoir d’un accord à Copenhague ».

Pour le WWF, de nombreuses opportunités ont été gâchées à Poznan, comme l’inclusion des questions de biodiversité ou des droits des peuples indigènes dans le texte final sur le sujet de la déforestation évitée. Une décision positive aura été la mise en œuvre du Fond pour l’Adaptation, avec l’espoir que les financements commencent enfin à aider les pays les plus pauvres à s’adapter aux pires impacts des changements climatiques.
Les gouvernements auront également réussi à développer un agenda de négociation qui permettra de faire passer les négociations du mode de la discussion à celui de la négociation. Selon ce plan, les pays industrialisés doivent annoncer début 2009 des objectifs chiffrés de réduction de leurs émissions à l’horizon 2020. Le WWF attend de ces pays qu’ils définissent enfin de tels objectifs de réduction, compris entre 25 et 40% par rapport à 1990. Allant de paire avec un soutien financier et technologique aux pays en développement, de tels objectifs constitueraient le message de solidarité que les citoyens du monde attendent.

« Malgré le manque d’avancées majeures à Poznan, la porte vers un accord global sur le climat fin 2009 à Copenhague reste ouverte » déclare Kim Carstensen. « Mais après une année de stratégies visant à bloquer le processus, il nous reste peu de temps. Les dirigeants doivent maintenant travailler plus dur et pus vite pour accomplir la tâche qui leur incombe. Le problème n’est pas le processus de l’ONU, mais celui de la volonté politique des pays industrialisés.

Contacts Presse :
Pierre CHASSERAY, Responsable Relations Presse WWF-France : 01.55.25.84.61 - 06.87.92.32.68 - pch@wwf.fr
Marie FEYDEAU, Attachée de Presse WWF-France : 01.55.25.84.34 - 06.69.19.54.91 - mfeydeau@wwf.fr