logo
LES MEMBRES
greenpeace
wwf
lpo
oxfam} alofa tulavu
4d
gret
helio
hespul
cler
amis de la terre
agir pour l'environnement
fnaut
fub
solar generation
reseau sortir du nucleaire
cniid
wecf
associations locales

MAILING LISTE

La liste climat du RAC-F vous permet de recevoir et d’envoyer des informations sur les changements climatiques.
S'abonner Se désabonner
attention ça chauffe
can
illustration
Pourquoi disons-nous NON à Notre-Dame-des-Landes ?
date 22 juin
texte+ texte- google twitter facebook

Au lieu de faire preuve de cohérence au lendemain de la COP21, en abandonnant le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, le gouvernement a choisi d’organiser le 26 juin une consultation locale dans le périmètre qui lui est le plus favorable, celui de la Loire-Atlantique. Pour dénoncer son entêtement dans ce projet climaticide et inutile, soyons nombreux à nous mobiliser, en commençant par rétablir quelques vérités.

Face à une consultation contestable, une mobilisation formidable

Dimanche 26 juin se tiendra une consultation dont les modalités d’organisation ont été largement contestées à plusieurs égards :
- un périmètre restreint, pour un projet porté et financé par les régions et l’État au niveau national ;
- une question formulée de manière orientée sur un transfert qui n’en sera pas vraiment un ;
- un déficit d’information ;
- un flou persistant sur ce projet, alors que même l’étude du Ministère de l’environnement l’a remis en cause, en le qualifiant de surdimensionné.

La consultation pourrait même s’avérer illégale a posteriori, quand tous les recours seront épuisés.

Néanmoins, si les conditions nécessaires à l’organisation d’un débat équilibré pour un référendum sincère n’ont pas été réunies, la société civile s’en est saisie pour rétablir un grand nombre de vérités sur le projet et les alternatives disponibles. Emploi, bruit, biodiversité, financement, saturation, sécurité : les arguments des pro-aéroports ne résistent pas à l’analyse et 60% des Français se positionnent contre le projet selon un sondage publié aujourd’hui.

De nombreuses personnalités d’horizons variés ont pris position contre un tel nouvel aéroport et appelé à aller voter non dimanche 26 juin : la co-présidente du GIEC, Valérie Masson-Delmotte, l’économiste Jean Gadrey, les réalisateurs Cyril Dion et Jean-Paul Jaud, le climatologue Jean Jouzel, etc. : http://350.org/fr/nddl-non/

Voici en vidéo 12 bonnes raisons d’aller voter non :




20 erreurs ou imprécisions

L’Atelier citoyen a décelé pas moins de 20 erreurs ou imprécisions dans le dossier mis en ligne par la commission nationale du débat public et censé apporter une information argumentée et équilibrée aux électeurs du département :
http://www.ateliercitoyen.org/index...

Enfin, une nouvelle étude publiée le 21 juin par le Cédpa est venue compléter l’étude du CGEDD pour montrer que les hypothèses faites sur la saturation et les nuisances sonores de l’aéroport existant à Nantes, justifiant un nouvel aéroport, sont tout simplement fantaisistes ! Sans elles, c’est tout le bénéfice socio-économique du projet qui s’effondre ainsi que la déclaration d’utilité publique. Ce projet d’aéroport est donc tout à fait inutile.

Un projet toujours aussi incohérent au regard du climat et de l’environnement

On ne compte plus les contradictions du projet de Notre-Dame-des-Landes avec les engagements de la France : lutte contre l’artificialisation des sols, protection de la biodiversité et des zones humides, réduction des émissions de gaz à effet de serre (de 20% dans le secteur des transports d’ici 2020 notamment), etc. Le projet d’aéroport est apparu bien avant la prise de conscience de ces enjeux et doit laisser la place aux investissements nécessaires à la transition écologique et énergétique.

Non à un nouvel aéroport, oui aux alternatives faiblement émettrices de gaz à effet de serre et de polluants

Là où le projet de Notre-Dame-des-Landes coûterait au moins 560 millions d’euros (dont la moitié provenant directement de l’État et des collectivités territoriales), l’optimisation de l’aéroport existant coûterait 2 à 10 fois moins et ne nécessiterait pas de financement public.

La réorientation des investissements publics des infrastructures routières et aéroportuaires vers les transports alternatifs, transports en commun, transport ferroviaire de personnes et de marchandises, vélo, etc., n’a jamais été autant d’actualité, alors que 48 000 décès prématurés sont dus à la pollution de l’air en France

Les transports représentent toujours le premier secteur responsable des changements climatiques avec 27,1 % des émissions de gaz à effet de serre en France, en raison de sa forte dépendance au pétrole et de la prédominance du mode routier et aérien, et reste le seul secteur dont les émissions ont augmenté depuis 1990.

Enfin, le train, qui est 14 à 40 fois plus bénéfique pour le climat et l’air, n’est pas soutenu par les pouvoirs publics alors qu’un certain nombre de lignes Intercité risquent d’être supprimées dans les prochains mois. Et plus de 600 millions d’euros manquent cette année à l’Agence française de financement des infrastructures de transports pour qu’elle honore ses engagements.

Où est la cohérence climatique ?

Au lendemain des fortes inondations qui ont coûté la vie à plusieurs personnes et causé des dégâts considérables en raison notamment de la forte imperméabilisation des sols, il serait insensé d’artificialiser davantage de zones humides alors que celles-ci constituent justement un rempart face aux impacts des changements climatiques.