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Plan Climat 2004 : De qui se moque-t-on ?
date 22 juillet 2004
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Plan Climat 2004 : De qui se moque-t-on ?

Jeudi 22 juillet 2004, Paris.

A l’annonce de la nouvelle politique nationale de lutte contre le réchauffement climatique le Réseau Action Climat et ses associations membres dont Greenpeace, WWF et FNE, dénoncent l’épilogue grotesque de ce feuilleton à rebondissements.

Impulsé par le Premier Ministre fin 2002, le Plan Climat avait officiellement pour objectif de "renforcer le Plan National de Lutte contre le Changement Climatique" et de "constituer un outil opérationnel et pragmatique" qui permettrait à la France de respecter ses engagements du Protocole de Kyoto et au-delà, d’atteindre la division par 4 de ses émissions en 2050 annoncée par le Premier Ministre. Après une phase préparatoire consultative précipitée jusqu’à l’été 2003, le Plan Climat s’est enlisé dans les discussions interministérielles.

"Reporté à 5 reprises faute d’accord avec Bercy et le Ministère des transports, c’est un dispositif "peau de chagrin" que nous présente aujourd’hui Serge Lepeltier." déplore Raphaëlle Gauthier du Réseau Action Climat- France. "Ce plan parie uniquement sur le bon vouloir des acteurs et des campagnes d’information, certes nécessaires mais manifestement insuffisantes."

Concernant le secteur transports, dont les émissions augmentent de manière alarmante, même la mise en place d’un système de "bonus malus" à l’achat des véhicules neufs, initiative pédagogique intéressante, a été reportée par frilosité gouvernementale. De surcroît, aucune disposition ne vise à remettre en cause la suprématie de la route sur les autres modes de transports de passagers et de marchandises, aucune réflexion globale n’est menée sur la mobilité durable.

Le secteur du bâtiment, lui aussi prioritaire, ne récolte que quelques mesurettes hormis l’application stricto sensu de la Directive européenne sur l’efficacité énergétique. Il ne bénéficiera pas de moyens adéquats pour l’amélioration du vaste parc des logements anciens très énergivores.

"Dans tous les secteurs ce plan a été vidé de sa substance. Ses mesures efficaces tombent les unes après les autres et nos propositions finissent au placard. Le gouvernement reste sourd aux recommandations de la société civile en se refusant à réglementer, et à avoir recours à des mesures fiscales" analyse Jean Stéphane Devisse du WWF-France. "Le gouvernement cherche même à faire passer l’application des textes européens pour des engagements ambitieux !"

Quant au volet industrie du Plan Climat, le gouvernement se satisfait d’accords volontaires et du très laxiste Plan National d’Allocation des Quotas (PNAQ) dicté par les grands industriels et les producteurs d’énergie.

Pour le secteur énergie, le PC 2004 renvoie à la Loi d’Orientation sur l’Energie en attente d’une deuxième lecture au Parlement. La mascarade du débat public sur les énergies et ce projet de loi ont soulevé l’indignation des associations qui y voient le simple renouvellement de la domination du nucléaire, des obstacles au décollage des énergies renouvelables et à la maîtrise des consommations énergétiques.

"Au final, cet exercice de communication n’est qu’un écran de fumée qui dissimule mal l’absence totale de volontarisme du Chef de l’Etat et du gouvernement. Le fossé entre leurs discours enflammés et la réalité des politiques publiques est abyssal. La division par 4 des émissions françaises à l’horizon 2050 exige de véritables politiques de rupture ! Pendant combien de temps le gouvernement espère t-il pouvoir dissimuler son inaction aux Français ?" conclut Laetitia De Marez chargée de campagne Climat pour Greenpeace.