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Accueil > Politiques et mesures > Négociations internationales > Les Conférences Annuelles des Parties (COP/MOP) > COP18 - MOP8 - Doha 2012 > Pendant que le climat s’emballe, les négociations sur le climat s’enlisent
Pendant que le climat s’emballe, les négociations sur le climat s’enlisent
date 6 septembre 2012
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Alors que la planète fait face à de graves crises climatiques, la conférence sur le climat de Bangkok, en amont du sommet de Doha (COP18) s’est clôt dans une tiédeur cynique, ankylosée par l’immobilisme des pays développés et des pays en voie de développement qui se rejettent la responsabilité de l’inaction.

Communiqué du Réseau Action Climat -
Montreuil, le 6 septembre 2012

Au Nord et au Sud, le climat change, et nous étions prévenus
L’année 2012 a déjà enregistré son lot de records extrêmes en matière climatique. Coup de chaud sur le Groenland, fonte de la calotte arctique, typhon meurtrier en Asie, sécheresse sans précédent aux Etats-Unis…

A Bangkok cette semaine, la communauté internationale participait à une séance de négociation sur le changement climatique, moins d’un an après l’inondation qui frappait durement la capitale thaïlandaise.
De quoi rappeler aux Etats qu’ils ne discutent pas pour rien. Leurs décisions - ou leur inaction - ont un impact direct sur la survie des populations les plus vulnérables. De quoi rappeler aussi aux négociateurs nord-américains et européens que le changement climatique ne s’arrête pas aux frontières de leurs pays. « Pourtant, les pays continuent de fuir leurs responsabilités. Qu’attendent les négociateurs ? D’avoir les pieds dans l’eau ? » s’interroge Alix Mazounie du RAC-F.


États-Unis : « Même pas mal ! »
Les Etats-Unis n’ont jamais connu un été aussi chaud et aussi sec. Cette situation a gravement impacté la production agricole du pays, ce qui se ressent déjà sur les cours mondiaux des denrées alimentaires de base comme le blé, le maïs ou le soja. "Pour autant, ils continuent à négocier à reculons, repoussent le jour où ils devront prendre des engagements et vont jusqu’à remettre en doute l’urgence climatique » poursuit Alix Mazounie.


L’Union Européenne laisse faire les Etats-Unis…
"Alors que tous les feux sont au vert pour qu’elle adopte un objectif plus ambitieux de -30% de réduction d’émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020 – générant ainsi emplois, compétitivité et économies de santé – l’Union européenne tarde à s’engager sérieusement", regrette Célia Gautier du RAC-F. L’Europe fait aussi la sourde oreille lorsqu’il s’agit d’abonder le Fonds Vert, qui doit financer les besoins urgents d’adaptation des plus pauvres.


…Et la France se cache derrière l’Union Européenne
Dans ces conditions, le Réseau Action Climat – France souhaite rappeler à l’Union Européenne et à la France que nul n’est tenu de se mesurer au cancre. La Ministre de l’Ecologie Delphine Batho a réaffirmé cette semaine [1]son souhait de voir la France « à la pointe de la lutte contre le changement climatique ».
« Madame la Ministre, vous pouvez joindre les actes à la parole, en demandant officiellement à l’Union Européenne de relever son niveau d’ambition pour 2020. Soit la France donne de l’air à ces négociations, soit elle participe à leur asphyxie », conclut Célia Gautier.


> Contacts :

- Alix Mazounie : Chargée des Politiques Internationales – RAC-F : 06 83 21 36 04
- Célia Gautier : Chargé des Politiques Européennes – RAC-F : 06 67 24 12 34
- Marc Mossalgue : Chargé de l’information – RAC-F : 01 48 58 83 92

date Notes

[1Delphine Batho : « Je veux des progrès écologiques irréversibles » - Terra Eco, 30 août 2012