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Patrick Allemand
date 1er janvier 2014 documents joints 1 document joint
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PATRICK ALLEMAND NOUS A RÉPONDU. SES RÉPONSES À NOTRE QUESTIONNAIRE SONT DISPONIBLES CI-DESSOUS





Urbanisme

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. D’imposer, dans le cadre de la révision de votre PLU, des zones de performance énergétique renforcée dans certains quartiers ou projets urbains comme cela est permis par les lois « Grenelle » ?

Oui, c’est l’un des points positifs de la loi dite « Grenelle 2 » (article 19) qui impose de mettre en place des zones avec de performance énergétique renforcée. Et je m’engage à les mettre en œuvre à Nice et particulièrement dans les bâtiments communaux ainsi que dans les nouveaux quartiers dans l’OIN Plaine du Var.

1. Des bâtiments communaux à énergie positive
Si la municipalité ne peut influer qu’indirectement sur le marché immobilier privé, elle peut directement agir sur les bâtiments communaux, à commencer par ses 154 écoles primaires.
o Je lancerai un plan « bâtiments communaux à énergie positive ».
Les bâtiments communaux doivent devenir des « Bâtiments à Energie POSitive » (BEPOS) et produire plus d’énergie qu’ils n’en consomment. Une combinaison d’isolation thermique, de production d’électricité pour l’autoconsommation (capteurs solaires thermiques sur les toits) et de production d’électricité exportée dans le réseau (capteurs photovoltaïques) permettra d’atteindre ce défi en deux mandats.
Ce plan fera réaliser à la Ville des économies conséquentes sur le long terme.

2. Des éco-quartiers dans la plaine du Var
Nous bénéficions à Nice d’une opportunité rare : nous avons la possibilité de concevoir un habitat nouveau dans la plaine du Var. Nous voulons concilier tout à la fois l’impérative nécessité de construire des logements neufs, une qualité de vie élevée pour les habitants et la préservation de notre environnement. Les éco-quartiers répondent à ces exigences croisées.
• Urbaniser sans bétonner : je doterai l’Opération d’Intérêt National de la plaine du Var d’un véritable schéma d’aménagement.
Actuellement, nous ne disposons pas, sur ce périmètre, d’un plan d’aménagement général. Laisser construire de façon anarchique reviendrait à condamner cet espace et cette formidable chance de concevoir un habitat durable pour les Niçois.
• Je créerai des éco-quartiers dans la plaine du Var. Un éco-quartier est un projet d’aménagement urbain qui respecte les principes du développement durable tout en s’adaptant aux caractéristiques et aux exigences de son territoire et de ses habitants. Un éco-quartier, c’est :
o Un ensemble conçu à la fois en mixité sociale et en mixité fonctionnelle (locaux d’habitation, de services à la personne, professionnels).
o La promotion d’une gestion sobre des ressources et le recours massif aux énergies renouvelables afin de tendre vers une autonomie énergétique.
o Des espaces verts - loisirs et jardins privés - intégrés au bâti.
o La mise à disposition, dès le stade de la conception du quartier, d’outils de concertation nécessaires pour que soit respectée la vision de tous les acteurs de l’aménagement et celle des habitants.


2. Le développement d’une politique opérationnelle et/ou prescriptive pour favoriser le maintien des commerces et des services de proximité en ville et de stabiliser, voire réduire, la consommation d’espace due aux activités économiques (zones commerciales, hypermarchés, etc.) ?

Oui, les commerces de proximité et les services à la personne sont des éléments indispensables à une bonne qualité de vie au quotidien. L’extension anarchique des zones commerciales en périphérie a de lourdes conséquences sur l’environnement, la dégradation de l’espace urbain et du paysage et sur la qualité de l’emploi. Il faut trouver un bon équilibre entre développement économique via un urbanisme commercial maîtrisé et défense de notre environnement.

3. De favoriser la densification (hors immeubles de grande hauteur) autour des gares, le long des lignes de transport en commun ou des réseaux de chaleur ?

Oui, là encore, il faut trouver un juste milieu entre la densification et le fait d’habiter une ville « à taille humaine ».

4. La mise en place d’une politique de végétalisation de la ville pour favoriser la biodiversité urbaine, lutter contre les îlots de chaleur urbains, etc. ?

Oui, je veux mettre en place à Nice une politique ambitieuse de re végétalisation de la ville, sous différentes formes et par différents à travers un schéma directeur des Parcs et Jardins et à travers l’aménagement de l’emblématique site de l’ancien stade du Ray :
1. Un schéma directeur des Parcs et Jardins
• Je mettrai en place un « Schéma Directeur des Parcs et Jardins », ambitieux et articulé autour de deux principes :
o Un quartier = un espace vert. Les habitants de chaque quartier de Nice doivent avoir accès à des espaces verts. La qualité de vie ne doit pas être réservée au centre-ville. J’appliquerai aux espaces verts le même principe d’équité territoriale érigé en règle et appliqué à propos d’autres équipements (scolaires, sportifs, culturels, etc.).
o Un groupe scolaire = un jardin partagé. Il s’agit de doter les écoles primaires d’un jardin partagé, afin que nos enfants aient tous accès à une activité pédagogique qui les sensibilise à l’environnement. A défaut, cet espace sera cherché dans le voisinage.
• Des jardins familiaux ou partagés dans la ville. Cette action expérimentale s’est déjà déroulée à certains endroits et nous souhaitons la développer. Le maraichage permet aux familles, tout en respectant l’environnement, de manger sainement et de préserver leur pouvoir d’achat.
Je créerai un schéma métropolitain de développement des jardins familiaux qui s’intégrera dans le schéma directeur des parcs et jardins. Il s’agira d’effectuer un repérage de parcelles non constructibles, et souvent non entretenues qui seront mises à la disposition d’associations chargée de l’animation et de leur affectation aux familles.
2. Une plaine familiale au cœur de Nice : le Ray
La Ville de Nice a besoin de poumons verts pour respirer. Le Parc du Château en est un. D’autres parcs et jardins, comme le Parc d’Estienne d’Orves, le Mont Boron ou le Parc Vigier sont plus excentrés et moins accessibles. Le réaménagement du site du Ray nous offrira la possibilité d’implanter, au Nord de la Ville, avec un accès aisé grâce au tramway, un grand parc urbain.
Je refuse de livrer le Ray à la spéculation immobilière. Je refuse de sur-densifier une zone déjà très dense en logements. Pour autant, nous avons sur ce site la possibilité de concilier de façon harmonieuse des équipements de proximité dont Nice a besoin, notamment sportifs, et l’impérieuse nécessité de redonner des espaces verts aux Niçois.
Le Ray, ce sera :
• Une plaine familiale, tranquille et sécurisée :
o Des espaces de pique-nique, un plan d’eau, quatre accès piétons.
o Un espace intergénérationnel offrant des aires de jeu pour les enfants, des parcours de santé dont un spécialement adapté pour les seniors
o Des espaces de loisirs et de détente pour le stretching en plein air
o La création du premier caniparc de Nice.
• Un aménagement respectueux de son histoire, celle du Stade du Ray, en cœur de Ville, à laquelle les Niçois sont attachés :
o La rotonde sera conservée, tout comme la partie centrale des tribunes « Populaires Sud ».
o Le terrain de grand jeu conservé pourra devenir un lieu de cinéma de plein air, de théâtre lors des soirées estivales.
• Une vocation sportive du site réaffirmée :
o Les tennis du T.C.M (Tennis Club Méditerranée) seront conservés.
o La construction de salles de sports pour le billard, l’escrime, et le tennis de table pour offrir à ces sports des conditions optimales d’entrainement.
o La construction d’une salle d’Arts Martiaux aux normes compétition, d’une capacité de 1500 spectateurs, avec 3 salles d’entraînement pour que Nice ait enfin un équipement moderne à la hauteur de ses performances, notamment en Judo.
• Un parking d’une capacité de 500 places en R-1 dont le toit sera végétalisé et utilisé.
Je ferai de la Plaine Familiale du Ray le grand parc urbain que Nice attendait, un « petit Vaugrenier » au cœur de la ville.



Mobilité

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. La création de nouvelles lignes de transports en commun en site propre de qualité (exemple : bus à haut niveau de service) ?

La priorité n°1 du mandat : un réseau de tramway en surface
La principale source de pollution à Nice provient de la circulation automobile à moteur thermique. La Ville de Nice connaît un retard considérable dans le développement du tramway. Elle totalise à peine 11 km de tramway alors que Montpellier dispose de 56km sur 4 lignes et que Strasbourg offre 55,5km sur 6 lignes. Le Maire sortant, pour tout bilan, a construit 450m de ligne en six ans ! Mais, en plus de son retard considérable, il a acté un tracé de la ligne 2 du tramway en souterrain qui présente trois inconvénients majeurs :
• Un gouffre financier : le surcoût du tunnel entre le bd François Grosso et le Port, d’une longueur de 3,2 km, est estimé à 300 millions d’euros TTC minimum.
Alors que l’endettement de la Métropole Nice Côte d’Azur dépasse déjà 1 milliard d’euros, le surcoût exorbitant du souterrain induira soit une augmentation massive des impôts locaux, soit l’endettement de plusieurs générations de Métropolitains. Il n’y aura plus d’argent pour financer d’autres équipements publics. C’est, à terme, la paralysie de la Métropole.
• Un risque géologique : le sous-sol niçois, gorgé d’eau, rend les travaux en sous-sol aléatoires et incertains. L’exemple du Parking de la Douane, à moins de 200m de la sortie de la ligne 2 Quai Cassini, est édifiant. Des infiltrations d’eau ont engendré un surcoût évalué à un tiers du coût total. La livraison du parking est retardée d’un an. Des fissures inquiétantes sont apparues sur un immeuble voisin. A Nice, « on sait quand on commence à creuser, mais on ignore quand cela se terminera ».
• Un non-sens écologique : Le tramway a essentiellement vocation à réduire le trafic automobile afin de réduire la pollution atmosphérique. Or, si le passage du tramway en voie souterraine est acté, les voitures continueront à circuler en surface et la pollution continuera de s’aggraver.
J’ai initié une forte mobilisation populaire contre ce tracé. La votation citoyenne organisée le 25 mai 2013 a totalisé 8470 votants dont 91% ont voté contre le souterrain. La pétition lancée en septembre 2013 a recueilli 15 673 signatures contre le passage en souterrain de la ligne 2.
Dès mon élection, j’adopterai deux mesures :
• J’abandonnerai le coûteux projet du tramway en souterrain au profit d’un vaste réseau de tramway en surface, transportant un nombre maximum de passagers. Ce réseau reliera Nice Etoile à l’aéroport et au CADAM. Il sera ensuite étendu jusqu’à la Trinité et l’Allianz Riviera, puis vers Saint Laurent du Var et Cagnes-sur-Mer. Une boucle de décrochage pour desservir la gare Riquier sera prévue.
J’annulerai les marchés du souterrain de la ligne 2 que le Maire sortant a sciemment signé avant l’élection municipale afin de tenter de soustraire la ligne 2 du débat municipal.
• Je favoriserai l’inter-modalité :
o J’accompagnerai le développement du réseau de tramway d’un réaménagement progressif des bus et des navettes, afin d’améliorer l’accès aux collines et aux vallons et de s’attaquer au trafic routier qui sature la ville dans le sens Nord / Sud.
o Je coordonnerai l’implantation de parkings relais en périphérie au fur et à mesure de l’extension du réseau de tramway afin d’inciter les automobilistes à y laisser leur véhicule et à se rendre en centre-ville en transports non polluants.
o Je proposerai un abonnement combiné « parking + train + bus + tram » selon la logique « un seul trajet, un seul ticket ».
o Je confierai l’animation de comités d’usagers des transports en commun aux Conseils de quartiers, afin d’améliorer la qualité du service rendu en continu.


2. La mise en place d’un grand plan vélo, comprenant le développement d’itinéraires cyclables sécurisés, de stationnements vélo en particulier aux abords des stations de transport collectif, de services dédiés au vélo (maison du vélo/des mobilités, ateliers de réparation de vélos, information, etc.) ?

Oui, car la mobilité durable, c’est-à-dire l’ensemble des modes de déplacement « propres » est un enjeu de santé publique. En complément du réseau de tramway je redonnerai toute leur place aux déplacements individuels et aux « cheminements doux ». Le vélo, mais aussi la marche à pieds et la mobilité partagée.
• Des parcours piétons de qualité : dès lors que la cadre est agréable la marche à pied est plébiscitée par les Niçois. Mais, pour les inciter à ne pas prendre leur véhicule pour parcourir une courte distance il faut leur faire redécouvrir le plaisir de marcher en ville.
Je proposerai dans tous les quartiers de Nice des « parcours piétons » propres, sécurisés et agréables en rénovant des trottoirs, en réduisant les nuisances des déjections canines et en luttant contre les incivilités.
• Un plan de déplacement cyclable : les pistes cyclables constituent également un outil important pour inciter les habitants à perdre le réflexe de la voiture. Je développerai un « Plan de Déplacement Cyclable » qui sera à la fois continu, sécurisé et pratique.
o « continu » : parce qu’une piste cyclable ne doit pas être conçue comme une suite de tronçons s’interrompant brutalement mais doit « connecter » les différents quartiers de la ville selon des parcours ininterrompus.
o « sécurisé » : matériellement séparé des voitures, parce que la sécurité des cyclistes est primordiale et qu’il n’est pas acceptable qu’à Nice des pistes cyclables au rabais continuent de servir d’emplacements pour le stationnement en double file.
o « pratique » : en multipliant les « parcs à vélos sécurisés », afin de limiter les vols.
• La mobilité partagée – les « vélos bleus » et les « autos bleues » en partage - constitue un élément important de la lutte contre la pollution. Mais les « autos bleues » n’ont pas connu l’essor escompté car elles n’étaient disponibles qu’en mode aller-retour. Nous demandons depuis leur mise en service que l’on puisse louer une « auto-bleue » à un point X et la déposer à point Y. Nous venons, enfin, d’être entendus… à la veille de l’élection municipale !
Le principal obstacle au développement de la mobilité partagée à Nice est sa faible extension géographique.
J’étendrai les autos bleues à l’ensemble du territoire, afin que tous les Niçois, dans chaque quartier de Nice.


3. De passer votre ville en zone 30 km/h (hors axes pénétrants et de grand transit) ?

Je lancerai le projet « Nice écoles 30 » qui s’appliquera à tous les établissements scolaires (écoles, collèges, lycées). Outre la limitation de la vitesse de circulation à 30km/h, ce projet présente quatre avantages majeurs :
• La sécurisation des abords des établissements scolaires et la limitation des risques d’accidents.
• La sécurisation du travail de prévention et d’encadrement des papys et mamys trafics.
• La baisse de la pollution : en limitant la circulation, les zones 30 baissent l’émission de polluants de 35%.
• Un gain du temps : l’aménagement en « zone 30 » permet d’augmenter le nombre de places de stationnement en favorisant le stationnement en épi. Il rend le parcours plus apaisé et plus fluide, et le stationnement plus facile et au final, plus rapide.
Je ferai des zones 30 en ville une marque de notre mandat.



Bâtiments

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. Le lancement d’un grand programme de rénovation lourde des bâtiments privés, incluant l’information et l’accompagnement des ménages (de type OPAH énergie ou OPATB) ?

Oui, par le biais de ma proposition « Le logement au cœur de la transition énergétique »
• De nombreux petits propriétaires souhaitent réaliser des travaux afin de rendre leur logement moins énergivore ou installer des panneaux solaires. Ils sont alors confrontés à un véritable parcours administratif et commercial du combattant.
Je créerai un « guichet unique du logement durable » permettant d’orienter et d’accompagner les particuliers dans leurs démarches et équipements
Je mobiliserai également les syndics et nous aiderons les copropriétaires pour promouvoir l’installation de capteurs thermiques solaires (eau chaude sanitaire et appoint au chauffage central) et pour mener les études énergétiques nécessaires.
• Je favoriserai les réalisations exemplaires dans le domaine de l’éco-conception et d’éco-réalisation (maison passive, matériaux non polluants...). J’encouragerai et soutiendrai les projets innovants d’éco-habitat.
• Tant au niveau des éco-quartiers de la plaine du Var qu’au niveau des projets immobiliers dans le reste de la ville, j’inciterai les promoteurs à généraliser le procédé des « toits blancs » permettant de réaliser d’importantes économies d’énergie.


2. Le lancement d’un programme de mobilisation et de structuration des professionnels de la rénovation énergétique par exemple en s’appuyant sur la rénovation du parc public ?

Oui, d’une part à travers mes propositions sur le logement citées plus haut et à travers celle concernant ma politique d’achat « durable » (voir plus bas)

3. L’adoption d’un référentiel haute performance énergétique portant à la fois sur la construction et la rénovation des bâtiments et relatif aux logements sociaux, aux logements privés et aux bâtiments tertiaires ?

Oui je m’engage à mettre en œuvre une charte énergétique à Nice. De plus, je favoriserai l’utilisation de matériaux à faible emprunte environnementale.

4. Pour aider les ménages en précarité énergétique à en sortir, la mise en place d’un service local d’intervention pour la maîtrise de l’énergie (SLIME), comprenant des visites à domicile ?

Oui, par un service à généraliser et à étendre en complément des aides existantes chez certains partenaires institutionnels et/ou associatifs de la ville.

5. L’exonération partielle ou totale de taxe foncière pour les foyers réalisant une rénovation lourde de leur logement ?

Oui, l’incitation fiscale fait partie des leviers que j’activerai à Nice pour favoriser la rénovation des logements.


Gestion, production et distribution de l’énergie

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. Si votre collectivité est desservie par un ou plusieurs réseau(x) de chaleur, de vous appuyer sur cet outil pour mettre en œuvre votre politique énergétique (alimentation du réseau par des énergies renouvelables et/ou de l’énergie fatale, mesures de maîtrise de l’énergie, déploiement des réseaux, procédure de classement du réseau pour obliger le raccordement des nouveaux bâtiments, etc.), soit :
- via une maîtrise publique ou
- via une négociation avec le délégataire de service public

Oui, via une négociation avec le délégataire de service public

2. Le renforcement de votre rôle de concédant sur les réseaux d’électricité et de gaz, en assurant un meilleur contrôle des concessions, la cohérence de l’action du concessionnaire avec les orientations de la collectivité, l’accès aux données de consommation et de production de votre territoire et en vous assurant de l’optimisation des investissements sur les réseaux (notamment en orchestrant la coordination entre les investissements dans les différents réseaux) ?

Je m’engage à négocier avec les différents opérateurs afin d’aboutir à un approvisionnement le plus sécurisé et le moins carboné possible.

3. La montée en compétences de vos services afin d’aller vers une véritable planification des réseaux d’énergie (gaz, électricité, chaleur) en cohérence avec vos projets urbains (par exemple via un schéma directeur de l’énergie) ?

Oui et en particulier grâce à un ambitieux plan de développement de l’énergie solaire à Nice :
Un « plan solaire Nice 2020 »
• Je lancerai un « plan solaire Nice 2020 » pour faire de Nice la capitale française de l’énergie solaire.
J’augmenterai la production d’électricité et nous ferons de l’énergie solaire une filière de développement économique d’avenir et d’excellence pour Nice et la Métropole.
• Afin, d’une part, de sortir la Ville de sa « presqu’île énergétique » et de réduire sa dépendance, et, d’autre part, de réduire notre recours aux énergies fossiles, je développerai un mix énergétique en m’appuyant sur les énergies renouvelables qui existent en abondance sur place : l’énergie solaire, la géothermie et la filière bois, adossée à l’abondante production forestière du haut Pays.
• Je créerai une « Autorité Organisatrice des Energies renouvelables » : cette structure transversale mettra en œuvre le Plan Energie Climat Territorial afin de réduire notre dépendance énergétique en combinant une production de type industriel d’électricité (centrales photovoltaïques) ou de chaleur (chaufferies urbaines au bois, géothermie) et une production individuelle permettant par autoconsommation (eau chaude et appoint de chauffage solaire).


4. Le développement de politiques de partenariats avec la Région et les zones rurales avoisinantes afin de travailler dans des logiques de solidarité autour de la production d’énergies renouvelables nécessaires à l’atteinte de vos objectifs climat-énergie ?

Oui, d’une part par un fort partenariat avec la Région PACA et d’autre part par une politique volontariste au sein de la Métropole Nice Côte d’Azur.


Agriculture – Alimentation

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. L’adoption d’un objectif quantifié et d’un programme de mise en place de menus bas carbone et élaborés à partir de produits locaux (ex. un menu végétarien et/ou biologique et local par semaine) dans la restauration collective gérée par la commune ou l’agglomération, notamment pour ce qui concerne les établissements scolaires ?

Oui, qualité de la restauration scolaire et préservation des terres agricoles locales sont indissociables : voir réponse suivante.

2. L’adoption d’un objectif chiffré et d’un programme d’installation et/ou de maintien dans votre territoire d’exploitations agricoles biologiques et/ou pratiquant l’agro-écologie durant la durée de votre mandat, dans le respect notamment des engagements nationaux du Grenelle de l’environnement dans ce domaine ?

Une agriculture péri-urbaine de qualité pour une alimentation plus saine
La Directive Territoriale d’Aménagement a permis de protéger les terres agricoles au sein de l’Opération d’Intérêt National de la Plaine du Var. Pourtant, l’approvisionnement en alimentation bio ne représente actuellement que 27% de la restauration scolaire. Une grande part de la nourriture servie aux enfants provient de producteurs lointains et l’empreinte environnementale de la restauration scolaire demeure élevée.
• Ambition n°1 : 50% de bio dans les cantines en 2020.
Je développerai une politique agricole urbaine et péri-urbaine afin d’améliorer l’alimentation de la restauration scolaire et de faire en sorte qu’au moins 50% de nourriture dans les cantines soit bio en 2020.
• Ambition n°2 : des exploitations maraichères en affermage
J’installerai des exploitations maraichères en affermage, sur les terrains de la plaine du Var, en agriculture bio, dont une part de la production sera consacrée à l’alimentation de nos enfants.
Outre la fourniture des cantines municipales, ces exploitations auront deux missions éducatives :
o Etre des fermes écoles (par exemple pour une section ad hoc du lycée horticole ou pour des structures de formation permanente du CREAT)
o Organiser des visites pédagogiques à destination des enfants des écoles.
• Ambition n°3 : le développement d’une filière en circuit court.
o Je créerai une « Maison de l’agriculture urbaine » : centre de développement, de formation et d’information, dédié à l’agriculture urbaine et périurbaine.
o Je soutiendrai les Scop et les Amap dans le cadre du développement de l’Economie Sociale et Solidaire à Nice.
Je préserverai les terres agricoles dans la plaine du Var, seul moyen de maintenir l’approvisionnement en circuit court de la ville et de développer la part d’alimentation bio dans la restauration scolaire.



Déchets

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. Le soutien à la création de ressourceries/recycleries ou d’infrastructures favorisant la récupération, la réparation et le réemploi des meubles, jouets, vélos et autres objets pouvant bénéficier d’une seconde vie (après nettoyage, remise en état et éventuellement « relooking » ) ?

Oui, mais la création de ressourceries s’inscrit dans une politique plus large de traitement des déchets :
La fin du « tout jetable »
Nous devons passer de Nice, « ville du tout jetable » à « Nice, ville durable », économe de ses ressources. Le bilan du Maire sortant est éloquent : seulement 46 kg par habitant et par an de déchets ménagers recyclés, alors que la moyenne nationale est de 96 kg !
• Faciliter le tri sélectif :
A Nice, on ramasse tous les jours les déchets non triés et une fois par semaine les déchets triés. Les bacs de tri sélectifs sont souvent pleins. De nombreux immeubles ne peuvent en disposer faute de place. Les bio-déchets ne sont pas triés et le compostage est très peu développé. On n’est pas loin du zéro pointé !
o J’augmenterai la contenance des bacs de tri sélectif et nous ferons collecter les déchets triés deux fois par semaine.
o Je généraliserai les points d’apport volontaire dans les quartiers afin de pallier l’impossibilité de doter certains immeubles de bacs de tri sélectif.
o J’installerai des composteurs pour les déchets verts et utiliserons le compost dans les parcs et jardins. Nous mettrons à disposition des composteurs dans chaque quartier et nous subventionnerons les composteurs pour les particuliers qui le souhaitent.
• Trier pour créer :
o Je développerai des « ressourceries » à proximité des déchetteries : elles permettent de donner une seconde vie aux objets dont les uns ne veulent plus mais qui sont utiles à d’autres.
En proposant le réemploi ou la réparation des objets (meubles, jouets, encombrants), elles permettront non seulement de réduire le poids des déchets non recyclés mais aussi de proposer des contrats aidés permettant la réinsertion des personnes éloignées de l’emploi. Elles s’inscrivent en ce sens pleinement dans le développement de l’économie sociale et solidaire.
• Trier pour notre santé :
L’incinérateur de l’Ariane a une double fonctionnalité. Il traite les déchets en les brûlant et il émet de la chaleur qui permet de chauffer le quartier voisin. Mais, ce faisant, il émet des rejets (fumées - dioxines, métaux lourds, particules fines) qui se propagent sur le lit du Paillon et atteignent les collines de Cimiez et de Rimiez.
Or la Ville de Nice ne dispose ni de données objectives de l’impact sur la santé publique de l’incinérateur, ni de diagnostic sur l’efficacité du réseau de chauffage qu’il alimente.
o Je confierai la mesure de la pollution émanant de l’incinérateur de l’Ariane à un organisme neutre afin d’obtenir des données objectives sur les risques sanitaires liés à ses rejets.
o Je réduirai au maximum la quantité de déchets et nous développerons des procédés alternatifs de traitement de déchets, notamment la méthanisation.
o Je ferai réaliser un diagnostic de l’efficacité du réseau chaleur alimenté par l’incinération.
• Trier pour l’avenir
o Je favoriserai les politiques d’éducation et de sensibilisation dans les écoles (visites de centres de tri, de ressourceries, pratique du compost à l’école, etc…).
Je lancerai une réforme profonde du traitement des déchets en développant l’économie circulaire avec l’objectif, sur la durée du mandat, de diviser par deux le poids des déchets non triés.


2. La mise en place de mesures de réduction de la quantité de biodéchets dans les ordures ménagères en milieu urbain, en développant le compostage individuel et collectif et/ou la collecte sélective des biodéchets (pour compostage ou méthanisation) ?

Oui, voir réponse précédente.


Eco-responsabilité

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. L’adoption de critères d’éco-conditionnalité pour l’ensemble des aides et financements octroyés par votre ville (aux entreprises, aux associations, aux particuliers, aux bailleurs sociaux...) ?

Oui, je m’engage à conditionner l’octroi d’aide publique au respect des normes environnementales propre à chaque activité.

2. L’intégration de clauses environnementales dans tous les marchés publics de votre commune ?

Oui, par une politique volontariste d’ « achats durables » :
Une politique d’achats durables
La mise en œuvre de la commande publique d’une municipalité est révélatrice de son projet politique. Les achats d’une ville – ou d’une métropole – sont la concrétisation de son budget et relèvent donc de choix politiques et éthiques. Ils contribuent à faire vivre le tissu des entreprises locales, à pérenniser les emplois.
Lors du mandat précédent, une élue d’opposition a présidé la Commission d’Appels d’Offres. Cette présidence s’est concrétisée par des avancées notables relatives à la généralisation de critères environnementaux et sociaux et l’on peut revendiquer une véritable « conversion » des marchés. Nous irons encore plus loin par :
• Une politique stricte d’achats « économes » en vue de réduire le « train de vie » de certains secteurs dépensiers comme les réceptions.
• La généralisation des critères environnementaux et sociaux dans tous les domaines : alimentation des cantines scolaires, travaux publics, gestion des espaces verts…
• La création d’une commission de contrôle des marchés dits à « procédure adaptée » (MAPA) afin de lutter contre les dérives et contre toute forme de corruption
• L’édition d’un guide des marchés communaux et métropolitains à l’attention des PME des TPE. Nous créerons un guichet en ligne pour les aider à accéder et à répondre aux appels d’offres.
Nous ferons de notre politique d’achat durable le levier d’une dynamique de développement durable volontariste et un « small business act » pour les PME et TPE locales.



Gouvernance

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. Que votre politique énergie-climat soit débattue et décidée au niveau intercommunal ?

Bien sûr ! La politique énergie-climat que je mettrai en œuvre sera portée à l’échelon intercommunal par le « plan climat énergie métropolitain » avec une concertation permanente avec la population.



Télécharger la réponse complète de Patrick Allemand

Cliquer ici pour voir les compléments envoyés