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Accueil > Politiques et mesures > Négociations internationales > Obtenir des engagements ministériels pour renforcer l’action climatique
Obtenir des engagements ministériels pour renforcer l’action climatique
date 3 mars 2006
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Les rencontres ministérielles sont prévues depuis la COP19 et ont pour objet/objectif de renforcer l’action et les engagements entre 2014 et 2020. La ministérielle du 5 juin concernera uniquement les parties au Protocole de Kyoto. La ministérielle du 6 juin concerne en revanche l’ensemble des parties puisqu’il s’agit d’étudier des options pour rehausser l’ambition nord et sud sous la plateforme de Durban. Malheureusement, tous les ministres ne seront pas présents, y compris les ministres français, faute d’ambition politique et les ministérielles pourraient se transformer en exercice de style. Surtout que les maigres annonces des Etats seront gardées en réserve pour le sommet de Ban Ki Moon.

Dans le cadre de la ministérielle Kyoto, l’UE n’est pas prête à actejuridiquement un rehaussement de son objectif de baisse d’émissions pour 2020. L’UE prévoit simplement d’annoncer le dépassement probable de son objectif actuel pour 2020.
La ministérielle sur l’ADP pourrait se retrouver prise en otage par la question des financements si aucune proposition concrète et rassurante n’est sur la table en ce qui concerne les efforts des Etats et la capitalisation du Fonds Vert.

Pour les ONG, les ministérielles représentent un point de passage important pour préparer le sommet de Ban Ki Moon et recréer de la confiance entre les pays. Elles doivent :

  • Réaffirmer les conclusions du GIEC sur le budget carbone et ce que cela signifie pour l’extraction des ressources fossiles.
  • Donner un mandat précis à la COP sur comment appuyer et renforcer les initiatives en matière d’efficacité énergétique, énergies renouvelables, villes durables déjà identifiées.
  • Permettre aux pays développés de réaffirmer/accroître leurs engagements financiers publics, a minima pour 2014-2015, et. Notamment la France qui n’avait rien annoncé ou engagé à la ministérielle sur les financements de la COP19.
  • Réaffirmer l’engagement de capitaliser le Fonds Vert en 2014 et aller plus loin : en précisant une fourchette de financements pour la capitalisation et une date.

Nous attendons de l’UE :

  • Dans le cadre de la ministérielle Kyoto et de la ministérielle ADP sur l’ambition pré-2020, l’UE et ses Etats membres ne peuvent se limiter à rappeler qu’ils dépasseront collectivement l’objectif fixé en 2008 de réduire les émissions de 20% d’ici à 2020. Cet objectif est quasiment atteint, sept ans en avance. Ce ne sera une nouvelle pour aucun pays puisque la Commission avait déjà fait une estimation dans le cadre de sa Feuille de route vers une économie bas carbone en 2050 (2011). Une partie importante des réductions d’émissions réalisées au sein de l’UE ne sont pas structurelles, mais liées aux mécanismes internationaux de compensation et à la crise économique. Ainsi, pendant ces tables-rondes ministérielles, l’Europe doit affirmer sa volonté d’aller plus loin encore à travers de nouvelles politiques et mesures applicables avant 2020, qu’elles soient européennes ou nationales.
  • Lors de la ministérielle sous l’ADP, l’UE doit réaffirmer son engagement à se doter d’ici octobre 2014 d’un cadre climat-énergie domestique ambitieux à l’horizon 2030. L’UE doit expliquer que ce cadre reposera sur une ambition en matière de réduction d’émissions et une ambition en matière de développement des énergies renouvelables et d’amélioration de l’efficacité énergétique, ainsi qu’un partage de l’effort, un système de gouvernance efficace, et des dispositifs d’investissements publics dans la transition énergétique.