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Note de position du RAC-F à la COP18 de DOHA
date 21 novembre 2012 documents joints 1 document joint
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Téléchargez ici la note de position complète.



Chaque année, la planète nous dévoile un peu plus le visage dangereux du changement climatique : sécheresses historiques dans la Corne de l’Afrique, aux Etats-Unis et au Mexique, inondations catastrophiques au Brésil et en Chine, canicules en Europe, méga-ouragan à l’Est des Etats-Unis, etc. La menace de crises alimentaires mondiales à répétition se précise de plus en plus. Tous les pays sont touchés. Et les scientifiques sont formels : ces aléas climatiques extrêmes vont devenir plus violents et plus fréquents sous l’effet du changement climatique.

Malgré ces signaux alarmants, nos gouvernements continuent de faire l’autruche. Les efforts qu’ils ont concédé de faire jusqu’à présent entraîneraient un réchauffement du globe de 3,5°C à 6°C à la fin du siècle, nous amenant tout droit à une catastrophe climatique.

Pourtant, les ONG répètent inlassablement que, d’après la science (notamment le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat – GIEC), nous devrions limiter le réchauffement bien en-deçà de 2°C par rapport à l’ère préindustrielle pour avoir une change d’éviter un emballement du climat qui serait catastrophique. Les Etats ont reconnu cet état de fait mais échouent à agir en conséquence. Faut-il leur rappeler que la différence entre une augmentation de 2°C et une augmentation de 3°C n’est pas insignifiante ? Qu’entre les deux, ce sont plusieurs points de non retour qui seront dépassés ? Que pour chaque degré de température moyenne à l’échelle du globe, le réchauffement et les impacts seront encore plus forts dans les zones chaudes, mettant en danger la survie de millions de personnes parmi les plus vulnérables.

Les accords de Durban, adoptés fin 2011, constituent une nouvelle occasion pour nos gouvernements de placer nos pays, enfin, sur la voie d’un développement sobre en émissions et en énergie, et capable de s’adapter aux impacts inévitables du changement climatique.

Cependant, cette fenêtre d’opportunité pourrait vite se refermer si les Etats réunis à Doha ne s’accordent pas sur les premières étapes décisives pour réaliser cette vision. Lors de la 18e Conférence des Parties (COP18) à la Convention des Nations unies sur le climat, nos gouvernements doivent d’une part rehausser leur niveau d’ambition pour 2020 et, d’autre part s’accorder sur une trajectoire claire, avec des points d’étape, pour obtenir un accord équitable, ambitieux et juridiquement contraignant au plus tard en 2015.