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Note d’expression publique du RAC-F sur l’assignation en référé de Voyages-sncf.com par Air France
date 5 décembre 2006
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Note d’expression publique du Réseau Action Climat - France sur l’assignation en référé de Voyages-sncf.com par Air France

Montreuil, le 05 décembre 2006

Le Réseau Action Climat - France et ses associations membres souhaitent exprimer publiquement leur consternation devant l’assignation en référé de Voyages-sncf.com par Air France.

Le RAC-F tient tout d’abord à saluer l’initiative de Voyage-sncf.com d’avoir mis à la disposition des internautes un outil leurs permettant de comparer les émissions de CO2 engendrées par leurs voyages en fonction des différents modes de déplacement motorisés (avion, voiture, train). L’urgence climatique implique effectivement qu’un minimum d’information soit délivré aux consommateurs afin que ceux-ci, s’ils le souhaitent, ajustent au mieux leur comportement.

Alors pourquoi cette assignation en référé par Air France ?

La compagnie aérienne reproche à Voyages-sncf.com d’avoir mis en ligne un éco-comparateur qui, selon elle, surévalue les émissions de CO2 des trajets aériens et présente des chiffres « grossièrement faux » comparés à ceux du train.
Le RAC s’étonne tout d’abord qu’une compagnie aérienne remette en cause le système de calcul officiel d’un organisme compétent et reconnu en la matière à savoir l’ADEME, partenaire du projet. Sur ce point, difficile de comprendre comment Air France conteste le fait qu’en moyenne (en g de CO2/km) et à taux d’occupation moyen, sur un trajet inférieur à 1000 km, le train TGV rejette jusqu’à 50 fois moins de CO2 que l’avion . D’autant plus que, comme le RAC-F l’a d’ailleurs souligné auprès de Voyage-sncf.com, les chiffres avancés ne tiennent compte que du seul CO2. En terme d’impact global sur le climat, il serait en effet plus juste de compter en équivalent CO2 et d’intégrer les rejets atmosphériques d’autres substances telles que la vapeur d’eau, les oxydes d’azote, etc. Si tel était le cas, et preuves scientifiques du GIEC à l’appui , les émissions de l’aérien devraient être multipliées par 2 à 4 (un facteur moyen de 2,7 est retenu). N’en déplaise à Air France, les chiffres proposés sont donc plutôt bienveillants à l’égard de l’avion !

Au final, probablement qu’Air France ne souhaite pas qu’apparaisse au grand jour (8,5 millions de visiteurs chaque mois en moyenne sur Voyages-sncf.com) un élément d’appréciation écologique fortement défavorable à l’aérien notamment dans une période où la sensibilité environnementale des français va grandissante.

Le RAC souhaiterait par ailleurs rappeler au passage que non seulement l’avion est le mode de déplacement le plus émetteur de gaz à effet de serre (GES) par kilomètre et par personne mais également que toutes les prévisions font état d’une forte croissance des volumes de GES rejetés par le secteur aérien (d’après la Commission européenne : + 150 % d’ici 2012 par rapport à 1990 pour les émissions de l’UE dues aux vols internationaux si aucune mesure significative n’est prise).

Le RAC-F soutient donc l’initiative de Voyages-sncf.com de fournir au grand public un système d’information sur les impacts climatiques des différents modes de transports.

Le RAC-F est également prêt à contribuer à l’amélioration de la qualité informative de l’éco-comparateur.

Voici une liste non exhaustive de propositions d’améliorations que le RAC avait délivrées à Voyages-sncf.com lors d’une rencontre en octobre dernier :

Sur le fond :
- un rappel de bon sens en préambule : pour réduire ses émissions de GES, il faut limiter au maximum ses déplacements motorisés car « l’énergie la plus facilement économisée est celle qu’on ne consomme pas »
- calculer en équivalent CO2
- se baser sur les moyennes disponibles du parc roulant ou volant et les taux d’occupation moyens
- pour être précis, il serait souhaitable de calculer les trajets de porte à porte, ce qui mettrait en valeur les modes de déplacement préférables à la voiture d’un point de vue écologique (transports en commun, vélo) ainsi que les intermodalités plus sobres en carbone

Sur la forme :
- sur la page d’accueil du Site, mettre plus en avant la dimension écologique de l’éco-comparateur qui est noyée par l’ambiguïté du terme éco (économie/écologie) ; puisque l’éco-comparateur, rappelons le, se limite au seul CO2, pourquoi ne pas faire apparaître l’idée du CO2-comparateur ?
- mieux mettre en valeur la ligne concernant les émissions de GES (elle est en troisième position) grâce à un système de code couleur (reprise des couleurs de l’étiquette énergie ?)
- faire figurer en bonne place quelques chiffres élémentaires qui permettent d’évaluer le poids de l’impact climatique du voyage programmé : ce qu’il faudrait par exemple que chaque individu rejette par an pour stabiliser le climat (1,5 t d’éqCO2/an) ou ce que rejette un français en moyenne par an (9,5 t d’éqCO2/an), ...

Contact : Olivier Louchard, coordinateur du RAC-F - Tél : 06.26.40.07.74