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Accueil > Secteurs d’activités > Transports > Transport automobile > Actualités du transport automobile > Nelly Olin annonce une amélioration de l’étiquetage CO2 des voitures neuves
Nelly Olin annonce une amélioration de l’étiquetage CO2 des voitures neuves
date 31 octobre 2005
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Nelly Olin annonce une amélioration de l’étiquetage CO2 des voitures neuves

La ministre de l’Ecologie, Nelly Olin, a annoncé
vendredi à Paris une amélioration des étiquettes indiquant les émissions de
CO2 des modèles neufs, que les concessionnaires doivent afficher sur ou à
proximité immédiate des véhicules.

Le CO2 (dioxyde de carbone ou gaz carbonique) est le principal gaz
responsable du réchauffement climatique.

Mme Olin intervenait lors d’une réunion publique faisant le bilan de
l’application du Plan véhicules propres, lancé en septembre 2003.

Les concessionnaires affichent actuellement, devant chaque modèle neuf, une
étiquette en noir et blanc indiquant le prix de la voiture et ses
performances. En application d’une législation européenne de 1999, ils
indiquent déjà au verso sa consommation de carburant et ses émissions de
CO2.

Désormais, la partie de l’étiquette consacrée aux émissions de gaz
carbonique sera en couleur et classera la voiture de A (vert) à G (rouge),
sur le modèle de ce qui existe déjà pour l’électroménager.

Aux termes d’un arrêté interministériel en préparation, les concessionnaires
auront jusqu’au 30 juin 2006 pour se conformer au nouvel étiquetage.

Mme Olin s’est félicitée que la Commission interministérielle Véhicules
propres et économes (Civepe), qui assure le suivi du Plan, "ait réussi à se
mettre d’accord" sur cette "mesure de sensibilisation forte".

Sur les 30 millions de voitures particulières circulant en 2004, deux
millions étaient neuves et émettaient en moyenne 154 grammes de CO2 au km,
selon les experts.

Dans son rapport annuel publié vendredi, la Civepe observe que 34% des
voitures particulières immatriculées en 2004 auraient reçu l’étiquette
jaune, correspondant à des rejets de CO2 compris entre 141 et 160 g/km.

Rappelant les mesures "climat" du Premier ministre Dominique de Villepin,
Mme Olin a relevé notamment la "surtaxation de la carte grise", qui entrera
en vigueur le 1er janvier pour les véhicules émettant plus de 200 grammes de
CO2 au km.

Cette surtaxe est jugée sans grande efficacité par les spécialistes, selon
lesquels elle représentera "moins du 1% du prix" des voitures concernées
(4x4 et grosses berlines).

La ministre a regretté par ailleurs "le constat assez négatif" de la Civepe
sur la part des véhicules propres de l’administration et des collectivités
qui régresse (10% en 2004), au lieu de monter à 20% comme prescrit par la
loi sur l’air de 1996.

Sur les biocarburants, elle a rappelé que M. de Villepin avait décidé
d’anticiper les obligations européennes, qui prévoient pour 2010
d’incorporer 5,75% de carburants fabriqués avec des végétaux dans l’essence
et le gazole. Le Premier ministre s’est fixé une part de 5,75% dès 2008, 7%
en 2010 et 10% en 2015 (contre 1,14% en 2005).

Les cultures de biocarburants entrent en concurrence avec les cultures
alimentaires et les filières incorporables dans l’essence (betterave, blé et
maïs) sont en concurrence avec les filières gazole (colza, tournesol, soja),
rappelle la Civepe dans son rapport.

Compte-tenu de la pénurie de terres disponibles et du parc automobile
français (environ 70% de véhicules roulant au gazole), les filières gazole
devront être privilégiées, explique-t-elle.

Et à partir de 10% d’incorporation de biocarburants, il faudra probablement
faire appel à des matières premières végétales importées du Brésil ou
d’Asie, dont le prix baissera avec la libéralisation attendue du commerce
mondial.

PARIS, 28 oct 2005 (AFP)