logo
LES MEMBRES
greenpeace
wwf
lpo
oxfam} alofa tulavu
4d
gret
helio
hespul
cler
amis de la terre
agir pour l'environnement
fnaut
fub
solar generation
reseau sortir du nucleaire
cniid
wecf
associations locales

MAILING LISTE

La liste climat du RAC-F vous permet de recevoir et d’envoyer des informations sur les changements climatiques.
S'abonner Se désabonner
attention ça chauffe
can
illustration
Négociations sur le climat : l’échec menace, les ONG accusent
date 12 janvier 2005
texte+ texte- google twitter facebook

Négociations sur le climat : l’échec menace, les ONG accusent

La menace d’un échec pesait vendredi sur les négociations sur le climat
engagées depuis douze jours à Buenos Aires, les principales
organisations
écologiques mondiales attribuant la responsabilité du blocage à
l’intransigeance des Etats-Unis et de leurs alliés saoudiens.

A quelques heures de la fin prévue de la conférence, l’écart n’a jamais
été
aussi grand entre Américains et Européens, a souligné devant la presse
Jennifer Morgan (WWF) au nom du Réseau d’action sur le climat (CAN).

Un groupe de travail constitué par la présidence argentine et
rassemblant 20
pays-clé a été le théâtre d’affrontements entre Européens et
Américains
pendant toute la journée de jeudi. Il s’est séparé vendredi vers 01h00
du
matin (04h00 GMT) sans enregistrer de progrès, selon des sources
diplomatiques.

L’objectif de la négociation de Buenos Aires est de fixer la marche à
suivre
lorsque le protocole de Kyoto, qui limite les émissions de gaz à effet
de
serre, arrivera à échéance en 2012. Le protocole fait obligation aux
pays
signataires d’engager les négociations dès l’année prochaine.

Pour ménager la susceptibilité américaine, la présidence argentine a
proposé
d’amorcer le processus en tenant un "séminaire" d’experts. Mais les
autorités américaines souhaitent cantonner cette réunion à l’analyse
des
mesures déjà appliquées, sans aborder les mesures à prendre pour
"l’après-Kyoto".

Les Européens jugent pour leur part indispensable d’accélérer la
réduction
des émissions de gaz carbonique (CO2) et des autres gaz à l’origine du
réchauffement de la planète. Ils veulent impliquer dans ces nouveaux
efforts les Etats-Unis et les pays émergents, comme la Chine, l’Inde et
le
Brésil.

"L’administration Bush a été très claire pour dire qu’elle ne voulait
en
aucune circonstance parler de l’avenir" lors des "séminaires" et n’a
pas
hésité à pratiqué le "chantage" en menaçant de bloquer des aides
prévues
pour aider les pays pauvres à s’adapter au réchauffement de la planète,
selon Mme Morgan.

"Au cours des trois dernières années, les Américains ont agi en
coulisse.
Maintenant, il le font à la vue de tous. Leur intention est de
détruire" le
protocole de Kyoto, a dénoncé Steve Sawyer, de Greenpeace
International.

Les organisations écologiques ont noté la plus grande fermeté de
l’Union
européenne, apparente depuis l’arrivée de ses ministres à la table des
négociations. Mme Morgan s’est félicitée que l’Union européenne ait
refusé
jusqu’ici le "chantage" américain. M. Sawyer s’est également dit
"encouragé"
par "la nouvelle détermination de l’Union européenne".

Le bloc des pays en développement, dont l’action avait été déterminante
dans
d’autres négociations multilatérales, a volé en éclats. Le G77 est
complètement divisé entre petits pays insulaires (menacés par la
montée du
niveau de mer et donc tout à fait proche des positions européennes),
pays
producteurs de pétrole (soutenant la position américaine) et grandes
puissances en devenir.

Ces derniers sont assez satisfaits de la situation actuelle, puisqu’ils
ne
sont pas tenu à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Il
leur
est simplement demandé d’effectuer un inventaire de leurs
installations
polluantes.