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Négociations de Bangkok sur le climat : la France arrive (encore !) les mains vides
date 2 octobre 2009
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Bangkok 2 octobre 2009
RAC-F, WWF, Oxfam-France et Greenpeace

Négociations de Bangkok sur le climat : la France arrive (encore !) les mains vides

Alors que l’Asie est touchée de plein fouet par de graves inondations, faisant plusieurs centaines de victimes et plusieurs milliers de déplacés, les négociateurs à Bangkok se refusent toujours à mettre la main à la poche pour aider les pays en développement à lutter contre le changement climatique.

Personne n’est dupe : sans argent, il n’y aura pas d’accord à Copenhague. D’après Elise Buckle du WWF France : « Il faut d’urgence mettre en place un véritable plan Marshall, doté d’au moins 110 milliards d’euros par an à la
fois pour la réduction des émissions et l’adaptation dans les pays du Sud, qui doivent impérativement être additionnels aux objectifs existants en matière d’aide publique au développement ». Pour la France, cela représente à peine plus de 4 milliards d’euros annuels, soit 7 fois moins que les dépenses militaires françaises.

La Commission européenne a pourtant fait un timide pas en avant en publiant début septembre une communication sur les finances climat dans laquelle elle estime les besoins des pays en développement à 100 milliards d’euros par an.
Cependant, elle renvoie la responsabilité de payer aux pays en développement eux-mêmes ainsi qu’au marché du carbone. Résultat : la part du financement
public européen se chiffre entre seulement 2 à 15 milliards d’euros par an d’ici à 2020. De plus, rien ne garantit que cet argent ne sera pas de l’aide publique au développement recyclée sous le label « financement climat ».

La position française sur le futur mécanisme de lutte contre la déforestation (REDD) est du même acabit : limiter les financements publics et promouvoir, par défaut, le marché du carbone. « Jean-Louis Borloo admet
pourtant en privé n’être pas convaincu par la solution du marché du carbone.
Il devrait aussi réaliser que l’Afrique et les petits Etats insulaires seront les grands perdants de l’option ultra libérale du marché carbone, alors même que la France prétend les soutenir », précise Jérôme Frignet de
Greenpeace.

La proposition de la Commission a été l’objet de vives critiques de la part des pays en développement à Bangkok. Selon eux, l’Europe, du fait de sa responsabilité historique, doit accepter d’engager bien plus d’argent public pour les soutenir. Enfin cette proposition ne représente pas officiellement
la position des pays européens. En effet, lors de leur dernier sommet du 17 septembre, les Chefs d’Etat européens, dont Nicolas Sarkozy, ont refusé de reprendre ces propositions à leur compte.

Pour Morgane Créach du RAC-France : « La stratégie française de négociation est totalement déséquilibrée : sans même leur proposer un soutien financier à la hauteur, la France exige des pays en développement qu’ils réduisent leurs émissions et les menacent même de taxer leurs produits aux frontières de l’Europe s’ils ne s’exécutent pas. Nous attendions qu’elle envoie un signal positif envers les pays du Sud. Malheureusement, elle s’emploie plutôt à torpiller cette proposition dans les coulisses de Bruxelles sous couvert de ne pas abattre toutes ses cartes avant Copenhague ».

L’Europe comme les Etats-Unis et le Japon arrivent donc encore une fois les mains vides alors qu’il reste moins de 70 jours avant la conférence de Copenhague.

Pour Elise Buckle de WWF France « le déficit public ne doit pas servir d’excuse pour ne pas agir, sans quoi ce sont les générations futures qui paieront la facture du climat ! ».

Contacts sur place à Bangkok :
- Morgane Créach, directrice pôle international au RAC-France : 06.89.78.44.93
- Elise Buckle, responsable énergie-climat au WWF France : +66
(0)8.23.27.88.03 (numéro en Thaïlande) ou +41.79.27.84.890

Contacts à Paris :
- Jérôme Frignet, responsable campagne forêt à Greenpeace France :
06.79.93.15.30
- Camille Lajus, responsable relations presse au WWF France : 06.19.76.03.09
- Magali Rubino, chargée des relations média à Oxfam France -Agir ici : 33 1
56 98 24 40