logo
LES MEMBRES
greenpeace
wwf
lpo
oxfam} alofa tulavu
4d
gret
helio
hespul
cler
amis de la terre
agir pour l'environnement
fnaut
fub
solar generation
reseau sortir du nucleaire
cniid
wecf
associations locales

MAILING LISTE

La liste climat du RAC-F vous permet de recevoir et d’envoyer des informations sur les changements climatiques.
S'abonner Se désabonner
attention ça chauffe
can
illustration
Accueil > Politiques et mesures > Négociations internationales > Les Conférences Annuelles des Parties (COP/MOP) > COP17 - MOP7 - Durban 2011 > Négociations climat de Bonn :
de l’optimisme sinon rien… d’ici Durban
Négociations climat de Bonn :
de l’optimisme sinon rien… d’ici Durban
date 17 juin 2011
texte+ texte- google twitter facebook

A Bonn, après deux semaines de négociations sur le climat, les négociations semblent très loin de la réalité scientifique, de plus en plus pressante. Le rendez-vous à la Conférence Climat de Durban en décembre est plus que jamais décisif.

Communiqué de presse - Paris, le 17 juin 2011


Il y a quelques semaines, l’Agence Internationale de l’Energie rappelait à tous l’urgence climatique et publiait des chiffres accablants quant aux émissions de gaz à effet de serre, à un niveau record en 2010.
A Bonn, après deux semaines de négociations sur le climat, entre blocages de procédures et maigres avancées techniques, les négociations semblent très loin de cette réalité. L’Europe et la France auront fort à faire d’ici la conférence de Durban - à la fin de l’année - pour tirer vers le haut des discussions pourtant cruciales qui stagnent.

Le Protocole en mal d’optimisme…

La sauvegarde du Protocole de Kyoto est la priorité de l’année pour ces négociations. D’ici Durban l’Union européenne doit décider si et comment elle acceptera une seconde période d’engagement du Protocole de Kyoto.
“Mais comme à son habitude, l’Europe tergiverse et conditionne entièrement son engagement au bon vouloir des autres pays. Néanmoins, s’engager au sein d’une deuxième période du Protocole de Kyoto après 2012 ne demandera aucun effort supplémentaire de réduction d’émissions à l’Union européenne. Au contraire elle a tout à y gagner d’un point de vue politique, diplomatique et économique. L’Europe doit donc - sans attendre- faire preuve de leadership et d’optimisme pour tirer les négociations vers le haut” explique Sébastien Blavier, (responsable du pôle international) du Réseau Action Climat-France.

Le flou entretenu sur les financements

Une fois actée la création d’un Fonds Vert pour accueillir les financements climat, encore faut-il se donner les moyens de l’alimenter et d’atteindre l’objectif - entériné à Copenhague – de 100 milliards de dollars par an d’ici 2020.
« Et il faut faire vite : les financements précoces prennent fin en 2012. Or à Bonn, les discussions sur les financements climat ont été repoussées aux calendes grecques par les américains. Ceci ne doit pas empêcher l’Europe de montrer l’exemple en s’engageant sur le soutien qu’elle compte apporter aux pays en développement après 2012 » précise Alix Mazounie (chargée de mission climat & développement) du Réseau Action Climat-France.


La question des réductions d’émissions n’a été qu’effleurée à Bonn. Alors que la science du climat, reprise au sein du Plan d’Action de Bali, indique qu’une augmentation des températures au delà de 2°C serait catastrophique, les engagements de réduction actuellement sur la table nous placent sur la voie d’un réchauffement de plus de 3°C d’ici 2100. L’urgence de l’action se fait chaque jour plus pressante.


Contacts :

Sébastien Blavier - Négociations Internationales : + 33 6 83 21 36 04
Alix Mazounie - Climat et développement : + 33 6 59 31 27 68