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NOUVEAU RAPPORT : Pourquoi l’Afrique doit se mobiliser en faveur des financements innovants
date 17 novembre 2012 documents joints 1 document joint
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Les ONG africaines au Mali, Togo, Bénin et Sénégal se mobilisent pour appeler les décideurs à créer de nouvelles ressources financières publiques pour lutter contre le changement climatique. Dans un rapport publié fin 2012, elles démontrent l’urgence de mobiliser plus de financements pour faire faire à la contrainte climatique sur l’agriculture, l’accès à l’énergie, etc et identifient différents mécanismes financiers que leurs décideurs devraient soutenir politiquement.

Depuis plus d’une décennie, on constate que le changement climatique représente une contrainte supplémentaire pour le développement. Et cette vulnérabilité ne cesse de croître. Les populations pauvres des pays vulnérables, qui luttent, depuis de longues années déjà contre la pauvreté sont maintenant soumises aux effets du phénomène des changements climatiques, accentuant les problèmes existants de développement, ainsi que le coût de l’éradication de la pauvreté. Or, on constate que l’Aide Publique au Développement décroît. Dans tous les cas, les volumes promis seront insuffisants pour répondre à la double contrainte climat et pauvreté. Il y a donc un besoin de mobiliser des financements additionnels au plus vite pour permettre aux populations les plus démunies de faire face à cette double contrainte.

Des financements climat insuffisants face à des besoins urgents. Malheureusement, l’année 2012 sera marquée par la clôture des financements précoces. L’engagement de décaisser 30 milliards US$ entre 2010 et 2012 prendra fin sans avoir atteint ses objectifs et sans perspective pour 2013 et au-delà. En attendant, l’engagement de mobiliser 100 milliards d’ici à 2020 reste très vague et le Fonds Vert pourrait rester une coquille vide d’ici là, malgré les besoins urgents exprimés par les pays les plus pauvres. Il convient de rappeler ici que le changement climatique représente une atteinte aux droits de l’homme et au droit de se développer. Il revient aux pollueurs de payer pour réparer leur dette environnementale et climatique. La vulnérabilité croissante de l’Afrique - et pour laquelle elle n’est pas responsable - est un argument solide et convaincant pour réclamer et gagner une juste réparation des dommages causés et aider à relever le défi de son développement.

Mobiliser des financements additionnels et innovants. L’Afrique doit trouver les voies et moyens les plus pertinents et militants pour amener les pays développés à dégager des ressources nouvelles et croissantes, pour soutenir les efforts de développement et la lutte contre les changements climatiques. Dans le contexte actuel de crise éco, il apparaît important de ne pas répéter les erreurs de l’APD et chercher des solutions innovantes de financements – innovantes parce que additionnelles, pérennes, substantielles. Par exemple : la redirection des subventions actuellement allouées aux énergies fossiles, la taxation des transactions financières et la taxation équitable du transport international.

Cette année, l’agenda international est bien fourni en opportunités politiques pour avancer sur la création de ces mécanismes. On y retrouve le G20 et Rio+20 en juin, les deux ateliers sur les financements prévus par la CCNUCC à Bonn (Juillet) et Cape Town (Octobre), les négociations climat à Bangkok (août) et Doha (décembre), la session « changement climatique » de la CMAE en septembre, le sommet de la Francophonie en octobre, les suites du G20 Finance en novembre, et la COP18 en décembre, etc.

Mais en l’absence d’une mobilisation des décideurs, ONG, médias des pays récipiendaires, ces mécanismes innovants risquent de ne jamais voir le jour, ou alors, de financer le retour à l’équilibre budgétaire des Etats riches, ou pire, d’être profondément inéquitables. C’est pourquoi il est essentiel que les gouvernements africains se saisissent de ces nombreuses opportunités politiques, et pressent les pays développés afin d’accélérer les négociations sur la création de nouveaux mécanismes financiers et publics. Atteindre un tel résultat nécessite qu’ils se mobilisent et se fassent entendre sur la scène internationale pour que la question des financements climats devienne une réalité incontournable.

La société civile du nord et du sud fortement engagée en faveur des financements innovants. Le Réseau Climat e& Développement réunit 69 ONG francophones qui ont placé les financements climat au cœur de leur plaidoyer depuis 2010. Présentement, huit (8) ONG du Réseau se sont engagées ensemble en France (Réseau Action Climat-France et Fondation Nicolas Hulot), au Mali (AMADE-PELCODE), au Sénégal (ENDA Energie), au Benin et au Togo (AFHON et Jeunes Volontaires de l’Environnement), et au Tchad (AFPAT) pour informer, sensibiliser et mobiliser la société civile et les décideurs francophones en matière de financements innovants – publics et additionnels – pour lutter contre le changement climatique.

Mahamadou Maiga FARKA, Amade-Pelcode Mali
Aissatou DIOUF, ENDA Sénégal
Christian HOUNKANNOU, Jeunes Volontaires de l’Environnement, Bénin
Séverin APEDJAGBO, JVE, Togo
Kobla DJELOU, AFHON Togo

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