logo
LES MEMBRES
greenpeace
wwf
lpo
oxfam} alofa tulavu
4d
gret
helio
hespul
cler
amis de la terre
agir pour l'environnement
fnaut
fub
solar generation
reseau sortir du nucleaire
cniid
wecf
associations locales

MAILING LISTE

La liste climat du RAC-F vous permet de recevoir et d’envoyer des informations sur les changements climatiques.
S'abonner Se désabonner
attention ça chauffe
can
illustration
Nathalie Kosciusko-Morizet
date 1er janvier 2014 documents joints 1 document joint
    [
texte+ texte- google twitter facebook

Nathalie Kosciusko-Morizet nous a répondu.
Ses réponses à notre questionnaire sont disponibles ci-dessous





Urbanisme

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. D’imposer, dans le cadre de la révision de votre PLU, des zones de performance énergétique renforcée dans certains quartiers ou projets urbains comme cela est permis par les lois « Grenelle » ?

Oui, le Plan Local d’Urbanisme, véritable schéma stratégique d’une mandature, doit être entièrement mobilisé pour faire entrer Paris dans la transition énergétique.

2. Le développement d’une politique opérationnelle et/ou prescriptive pour favoriser le maintien des commerces et des services de proximité en ville et de stabiliser, voire réduire, la consommation d’espace due aux activités économiques (zones commerciales, hypermarchés, etc.) ?

Je refuse d’opposer le commerce de proximité et les activités économiques, même quand il s’agit d’hypermarchés. Je pense qu’ils peuvent être complémentaires dans la mesure où les espaces consacrés aux activités économiques peuvent générer des flux susceptibles d’intéresser le commerce de proximité.
A l’inverse, j’engagerai une politique ambitieuse de développement du commerce de proximité car c’est un enjeu économique, social, qui touche directement la qualité de vie. Je crois notamment qu’il faut encourager la reprise de locaux en pieds d’immeuble pour créer des commerces. Aujourd’hui, ils restent trop souvent et trop longtemps vacants. Par exemple, pourquoi ne pas subventionner les projets de jeunes à la recherche d’emploi qui souhaitent ouvrir un commerce de proximité ?


3. De favoriser la densification (hors immeubles de grande hauteur) autour des gares, le long des lignes de transport en commun ou des réseaux de chaleur ?

Oui, dans les limites du raisonnable. La densification permet de rentabiliser les équipements publics mais aussi de lutter contre l’étalement urbain et contre la gentrification dans la capitale, à condition d’être accompagnée d’une politique cohérente en termes de transport en commun et d’équipements publics. Il est inimaginable de densifier partout et n’importe comment. C’est pourtant ce qu’a fait l’actuelle majorité municipale. Je pense notamment aux lignes de transports saturées comme la ligne 13 du métro.

4. La mise en place d’une politique de végétalisation de la ville pour favoriser la biodiversité urbaine, lutter contre les îlots de chaleur urbains, etc. ?

Oui. Dans le cadre de mon projet « nature en ville », je me suis engagée à créer 1 million de m2 d’espaces verts en plus. Les Parisiens n’en comptent que 14 m2 par habitant, contre 36 à Amsterdam ou plus de 300 à Rome.La végétalisation remplit trois fonctions essentielles : une fonction sociale (aires de détente, de jeux, de convivialité), une fonction écologique (préservation de la biodiversité) et une fonction climatique (lutte contre les ilots de chaleurs et améliore la qualité de l’air…).
Je crois qu’il faut aller plus loin, notamment en insistant sur une végétalisation de proximité. Je me suis engagée à ce que chaque parisien puisse avoir accès à un espace vert à moins de 250 mètres de son domicile., mais aussi à ce que la ville soit partout plus verte et donc plus agréable à vibre.
Je souhaite aussi que l’on développe une nouvelle approche, en proposant aux Parisiens de devenir des acteurs du verdissement et de l’embellissement de leur ville : ils pourront proposer eux-mêmes leur projet pour rendre piéton ou végétaliser une portion de rue, transformer un espace laissé à l’abandon en mini square, etc. Les meilleurs projets seront réalisés par les mairies d’arrondissement grâce à une enveloppe spécifique allouée chaque année.



Mobilité

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. La création de nouvelles lignes de transports en commun en site propre de qualité (exemple : bus à haut niveau de service) ?

Oui. Je souhaite que le tramway T3 soit prolongé jusqu’à la Porte Maillot afin d’améliorer la desserte de ce pôle majeur de tourisme d’affaires, en complémentarité avec le prolongement du RER E à l’Ouest. Je compte également développer un systèmes de navettes électriques pour améliorer la desserte du Bois de Boulogne.

2. La mise en place d’un grand plan vélo, comprenant le développement d’itinéraires cyclables sécurisés, de stationnements vélo en particulier aux abords des stations de transport collectif, de services dédiés au vélo (maison du vélo/des mobilités, ateliers de réparation de vélos, information, etc.) ?

Oui. Je ferai de la petite ceinture ferroviaire, aujourd’hui à l’abandon, la première boucle cycliste intégrale de Paris. Elle prévoira un équipement conséquent en vélib électriques. Je complèterai cette nouvelle ligne de vie pour les Parisiens par un réseau de nouveaux itinéraires cyclables. Je veillerai tout particulièrement à la sécurité de ces aménagements, en limitant par exemple le nombre d’intersections avec les autres usagers de la voirie à deux par kilomètre. Je ne me satisfais pas des itinéraires cyclables qui consistent seulement en une succession de couloirs de bus ouverts aux vélos, avec tous les dangers que cela représente. Concernant le stationnement vélo, je m’engage à réaliser 3.000 places par an dont une partie en espace clos et sécurisé. Ils ont bien évidemment vocation à être déployés en priorité aux abords de nœuds de communication. Je rappelle que Velib’’ ne capte que 28 % des déplacements en vélo à Paris, les besoins de stationnement sont donc importants.

3. De passer votre ville en zone 30 km/h (hors axes pénétrants et de grand transit) ?

Non. Je ne crois pas à Paris entièrement en zone 30 km/h. Il faut maintenir un réseau structurant d’axes à 50 km/h pour garantir une certaine fluidité des déplacements, y compris celle des bus. En revanche, il faut travailler sur chaque quartier pour définir des zones dans lesquelles la circulation doit être apaisée, notamment à proximité des établissements scolaires et de petite enfance. Cela ne consiste pas seulement à abaisser la vitesse. Il faut revoir l’architecture de la rue pour assurer la sécurité et la priorité des circulations douces : carrefours en surélévation, itinéraires cyclables protégés, rétrécissement de chaussée, etc.


Bâtiments

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. Le lancement d’un grand programme de rénovation lourde des bâtiments privés, incluant l’information et l’accompagnement des ménages (de type OPAH énergie ou OPATB) ?

Oui. Je lancerai un programme de rénovation énergétique des logements privés par le biais d’une OPATB sur l’ensemble du territoire parisien (la municipalité actuelle en a lancé sur des territoires bien définis, et c’est une erreur). En parallèle, je souhaite créer une SEM entièrement dédiée à la rénovation énergétique par le biais du tiers financement.
Je souhaite que la Ville de Paris devienne pionnière dans le domaine de la rénovation énergétique. : c’est un sujet tellement important, qui mobilise l’ensemble des acteurs, et qui a des concerne l’activité économique du secteur BTP mais aussi la qualité de vie des habitants !


2. Le lancement d’un programme de mobilisation et de structuration des professionnels de la rénovation énergétique par exemple en s’appuyant sur la rénovation du parc public ?

Oui. Je déplore le bilan de Bertrand Delanoë en matière de rénovation des logements sociaux. Le Plan Climat de la Ville de Paris a fixé un objectif de rénovation de 4 500 logements par an. En 2012, seuls 2 480 logements avaient été intégralement rénovés. Le développement du parc social a été conduit au détriment de l’entretien, de la rénovation et du confort des locataires. Si les Parisiens me font confiance, je m’engage à rattraper le retard pris par Bertrand Delanoë en matière de rénovation du parc social.
J’ajoute que je crois beaucoup à l’innovation dans ce domaine. Les nouvelles techniques développées sont extraordinaires et la recherche mérite d’être encouragée. Sur ce point, les appels d’offre européens permettent d’encourager les expérimentations.


3. L’adoption d’un référentiel haute performance énergétique portant à la fois sur la construction et la rénovation des bâtiments et relatif aux logements sociaux, aux logements privés et aux bâtiments tertiaires ?

Oui. Evidemment favorable ! Bertrand Delanoë a été le Maire qui a fait adopter le plan climat de la Ville de Paris. Je serai le Maire qui le fera appliquer et qui engagera Paris dans la transition énergétique.

4. Pour aider les ménages en précarité énergétique à en sortir, la mise en place d’un service local d’intervention pour la maîtrise de l’énergie (SLIME), comprenant des visites à domicile ?

Oui car il y a deux aspects dans la lutte contre la précarité énergétique : la réhabilitation des logements et l’équipement des ménages mais aussi un accompagnement des ménages pour faire évoluer leurs modes de consommation. Il est essentiel de travailler sur ces deux piliers, dans la mesure où nous sommes tous conscients que les prix de l’énergie vont augmenter. 

5. L’exonération partielle ou totale de taxe foncière pour les foyers réalisant une rénovation lourde de leur logement ?

Non, mais je précise que dans la continuité des mesures que j’ai proposées dans le cadre de mes amendements au projet de loi Duflot, je développerai des mécanismes incitatifs pour financer la rénovation de logements qui viendraient à être ponctuellement surélevés.


Gestion, production et distribution de l’énergie

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. Si votre collectivité est desservie par un ou plusieurs réseau(x) de chaleur, de vous appuyer sur cet outil pour mettre en œuvre votre politique énergétique (alimentation du réseau par des énergies renouvelables et/ou de l’énergie fatale, mesures de maîtrise de l’énergie, déploiement des réseaux, procédure de classement du réseau pour obliger le raccordement des nouveaux bâtiments, etc.), soit :
- via une maîtrise publique ou
- via une négociation avec le délégataire de service public

Oui

2. Le renforcement de votre rôle de concédant sur les réseaux d’électricité et de gaz, en assurant un meilleur contrôle des concessions, la cohérence de l’action du concessionnaire avec les orientations de la collectivité, l’accès aux données de consommation et de production de votre territoire et en vous assurant de l’optimisation des investissements sur les réseaux (notamment en orchestrant la coordination entre les investissements dans les différents réseaux) ?

Oui

3. La montée en compétences de vos services afin d’aller vers une véritable planification des réseaux d’énergie (gaz, électricité, chaleur) en cohérence avec vos projets urbains (par exemple via un schéma directeur de l’énergie) ?

Oui

4. Le développement de politiques de partenariats avec la Région et les zones rurales avoisinantes afin de travailler dans des logiques de solidarité autour de la production d’énergies renouvelables nécessaires à l’atteinte de vos objectifs climat-énergie ?

Oui. Je déplore le bilan d’Anne Hidalgo sur les énergies renouvelables. Son action en la matière n’a été qu’affichage politique, notamment pour donner des gages à ses alliés écologistes.
Les énergies renouvelables, j’y crois sincèrement. Je ferai ce que l’équipe sortante n’a pas fait à travers un plan pluriannuel d’investissement. Au-delà des grandes déclarations, il faut agir, investir et budgéter nos politiques en faveur de la transition énergétique.



Agriculture – Alimentation

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. L’adoption d’un objectif quantifié et d’un programme de mise en place de menus bas carbone et élaborés à partir de produits locaux (ex. un menu végétarien et/ou biologique et local par semaine) dans la restauration collective gérée par la commune ou l’agglomération, notamment pour ce qui concerne les établissements scolaires ?

Oui. Je me suis engagée sur l’objectif de 30 % de bio en volume dans les cantines scolaires d’ici la moitié de mon mandat et 35 % d’ici 2020.
L’objectif est de 100% pour les fruits et légumes frais. L’approvisionnement sera organisé en priorité avec les producteurs d’Île de France dans une logique de circuit court.
Le Grenelle de l’environnement fixe un seuil de 20% de bio dans les cantines scolaires. Bertrand Delanoë s’est engagé en début de mandature à parvenir à 30% d’ici 2014. Toutefois, excepté pour les 2ème et 5ème arrondissements, qui atteignent les 50 %, cet objectif est loin d’être rempli dans l’ensemble des arrondissements de la capitale.


2. L’adoption d’un objectif chiffré et d’un programme d’installation et/ou de maintien dans votre territoire d’exploitations agricoles biologiques et/ou pratiquant l’agro-écologie durant la durée de votre mandat, dans le respect notamment des engagements nationaux du Grenelle de l’environnement dans ce domaine ?

Oui


Déchets

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. Le soutien à la création de ressourceries/recycleries ou d’infrastructures favorisant la récupération, la réparation et le réemploi des meubles, jouets, vélos et autres objets pouvant bénéficier d’une seconde vie (après nettoyage, remise en état et éventuellement « relooking » ) ?

Oui, je m’engage à soutenir toutes les initiatives qui pourraient permettre de réduire les déchets et d’augmenter le recyclage et le réemploi. A Paris, trop peu d’immeubles sont équipés de locaux permettant le tri sélectif. Je veux que l’on puisse trouver des solutions pour que les Parisiens puissent recycler plus et mieux. Je pense par exemple à des locaux de tri sélectif mutualisés ou en accès libre à l’échelle d’un quartier.

2. La mise en place de mesures de réduction de la quantité de biodéchets dans les ordures ménagères en milieu urbain, en développant le compostage individuel et collectif et/ou la collecte sélective des biodéchets (pour compostage ou méthanisation) ?

Oui


Eco-responsabilité

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. L’adoption de critères d’éco-conditionnalité pour l’ensemble des aides et financements octroyés par votre ville (aux entreprises, aux associations, aux particuliers, aux bailleurs sociaux...) ?

Oui

2. L’intégration de clauses environnementales dans tous les marchés publics de votre commune ?

Oui


Gouvernance

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. Que votre politique énergie-climat soit débattue et décidée au niveau intercommunal ?

La situation à Paris est particulière car la taille et la densité de notre territoire rendent cohérentes une politique énergie-climat à l’échelle de Paris. En parallèle, nous devons penser le développement durable à d’autres échelles : à l’échelle de la région bien sûr et demain, à l’échelle de la Métropole.



Télécharger la réponse complète de Nathalie Kosciusko-Morizet