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Accueil > Changements climatiques > Le 5ème rapport du GIEC > Notre analyse > NEGOCIATIONS INTERNATIONALES : PLUS DE TEMPS A PERDRE !
NEGOCIATIONS INTERNATIONALES : PLUS DE TEMPS A PERDRE !
date 27 septembre 2013
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Dans ce contexte alarmant, les négociations internationales sous l’égide de l’Onu doivent progresser simultanément sur deux calendriers :
celui qui consiste à relever le niveau d’action des pays pollueurs jusqu’en 2020 et celui qui construit un accord mondial et applicable à tous à partir de 2020.

Il est impensable de négocier un accord mondial et équitable pour 2020 si la communauté internationale – en particulier les pollueurs historiques – est incapable de réduire drastiquement ses émissions entre 2013 et 2020. La science est ferme : nos émissions mondiales doivent commencer à décroître avant 2020 pour nous laisser une chance de stabiliser le réchauffement climatique en dessous de 2°C.

1. A Varsovie, les pays doivent absolument éviter que la fenêtre des 2°C se referme définitivement. Pour cela, la conférence doit renforcer l’action collective jusqu’en 2020. La COP19 doit impérativement permettre de renforcer les objectifs de réduction fixés pour 2020 de tous les pays développés (y compris pour ceux en dehors du Protocole de Kyoto). L’accord de Doha sur la poursuite du protocole de Kyoto comporte une clause de révision qui demande aux pays membres d’envisager une révision à la hausse de leur objectif pour 2020 (au plus tard en avril 2014).
- Pour l’Union européenne, cela signifie passer son objectif de réduction d’émissions de gaz à effet de serre pour 2020 de 20 à 30% minimum, sur le plan domestique.
- Pour les Etats-Unis, cela signifie accélérer les efforts de réduction et abandonner les gros projets climaticides, comme la construction du pipeline de Keystone XL.
- Pour le Japon, l’Australie, ou la Nouvelle-Zélande, cela signifie aller bien au-delà de leurs objectifs actuels.

2. La COP19 doit amener les pays nouvellement riches et/ou fortement émetteurs de GES (principalement les pays du Golfe et certains pays d’Asie) à se fixer des objectifs ambitieux de réduction de leurs émissions, ou à mettre en place des actions d’envergure en matière d’atténuation de leurs émissions ou de développement des énergies renouvelables et d’amélioration de l’efficacité énergétique.

3. La COP19 doit identifier des solutions de coopération pour aider les pays en développement à stabiliser leurs émissions, notamment via les transferts de technologie et les financements.

4. La COP19 doit impérativement déboucher sur des engagements financiers fermes et additionnels jusqu’en 2015 de tous les pays développés, y compris pour le Fonds Vert et le Fonds pour l’Adaptation.

5. La COP19 doit aussi poser les jalons de l’accord mondial en 2015 en décidant des indicateurs équitables qui permettront de juger de la qualité, de l’ambition et de la justesse des engagements qui seront proposés par les pays dans l’accord après-2020.

En tant que future présidente du sommet sur les changements climatiques en 2015, la France doit œuvrer pour l’accélération des négociations dès la COP19, via une politique nationale et européenne bien plus ambitieuse.