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Muriel Ressiguier
date 1er janvier 2014 documents joints 1 document joint
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Urbanisme

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. D’imposer, dans le cadre de la révision de votre PLU, des zones de performance énergétique renforcée dans certains quartiers ou projets urbains comme cela est permis par les lois « Grenelle » ?

Effectivement, nous comptons bien développer ces zones et projets de performance énergétique renforcée. Nous tenons à instaurer la mixité sociale dans ces zones car l’écologie doit être accessible à tous car ce ne doit pas être un luxe. Ces zones sont un enjeu écologique, économique et social au vu de l’augmentation du coût de l’énergie. Nous sommes même plus ambitieux et nous projetons, à termes, par exemple, la construction exclusive de bâtiments à
énergie positive.


2. Le développement d’une politique opérationnelle et/ou prescriptive pour favoriser le maintien des commerces et des services de proximité en ville et de stabiliser, voire réduire, la consommation d’espace due aux activités économiques (zones commerciales, hypermarchés, etc.) ?

Les grandes zones commerciales ne correspondent plus aux impératifs écologiques qui
s‘imposent à nous. Elles défigurent le paysage et détruisent de l’espace de vie commune. Par
exemple, leur mode de fonctionnement étrangle l’agriculture et empêche les agriculteurs
d’aller vers de la qualité. Enfin, rappelons qu’en France 174 200 commerces de proximité ont
disparu entre 1966 et 1998 (Source : « Comment les hypers détruisent les emplois », Christian
Jacquiau - Marianne, décembre 2004).

Nous refuserons toute création et extension de grandes surfaces. Nous serons aussi très
vigilants au respect de la légalité des extensions effectuées. Nous comptons privilégier les
circuits courts, les épiceries solidaires et les commerces de proximité. Nous comptons jouer
sur deux leviers : la préemption des locaux et la création d’un organisme où les commerçants
seront partie prenante. Cet organisme sera, par exemple, chargé de la mise en œuvre de cette
politique, (gestion des baux commerciaux, etc.).


3. De favoriser la densification (hors immeubles de grande hauteur) autour des gares, le long des lignes de transport en commun ou des réseaux de chaleur ?

À Montpellier, nous sommes face à une situation particulière. En cinquante ans, la population
de la ville a doublé. Montpellier accueille chaque année environ 1 600 habitants
supplémentaires. De son côté, Montpellier Agglomération a déjà élaboré un Schéma de
cohérence territoriale (Scot).

Par le Plan local d’urbanisme (PLU), nous souhaitons effectivement modifier le Coefficient
d’occupation des sols (COS). Nous agirons aussi fortement sur les 13 000 logements vacants
(Source : Insee) et la transformation des bureaux inoccupés en logements. La densification
autour des gares et des lignes de transport en commun est amorcée. Nous veillerons à ce que
ces logements soient de qualité (isolation phonique et thermique, etc.). Tout cela va dans notre
logique de préserver les terres et les lagunes autour de la ville, source de biodiversité
importante.


4. La mise en place d’une politique de végétalisation de la ville pour favoriser la biodiversité urbaine, lutter contre les îlots de chaleur urbains, etc. ?

Nous sommes contre la destruction des espaces verts existants. Nous luttons en ce moment
contre le projet actuel qui prévoit le saccage du parc Montclam avec la disparition de 700
arbres et de 7 hectares de verdure. Nous estimons que ce qui est présenté comme un « central
park » montpelliérain est uniquement une formule marketing pour habiller une opération
immobilière.

Nous nous engageons à replanter le même nombre d’arbres qui serait déraciné pour la
création de lignes de transport en commun ou autre.

Nous favoriserons les projets immobilier qui incluront les toitures et les façades végétalisées.

Nous comptons étendre l’expérience menée par une association de quartier (Mare Nostrum).
Cette dernière met à disposition des espaces fleuries dont les habitants prennent en charge
l’entretien et engage une action pour planter aux pieds des habitations des végétaux choisi par
les habitants.



Mobilité

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. La création de nouvelles lignes de transports en commun en site propre de qualité (exemple : bus à haut niveau de service) ?

Montpellier bénéficie de réseaux de transport en commun importants basés essentiellement
sur le tramway. Par ailleurs, le maillage de la ville est imparfait et doit être amélioré. 70% des
bus roulent au gaz naturel pour véhicules (GNV).

Nous continuerons à développer les modes de transports en site propre. Nous assurerons une
meilleure desserte des quartiers résidentiels et des zones d’activités où se trouvent les
entreprises. Nous passerons à 100% des bus au GNV et améliorerons le maillage territorial.
Nous augmenterons la fréquence des bus et engagerons les discussions avec les partenaires
sociaux sur les créneaux horaires.


2. La mise en place d’un grand plan vélo, comprenant le développement d’itinéraires cyclables sécurisés, de stationnements vélo en particulier aux abords des stations de transport collectif, de services dédiés au vélo (maison du vélo/des mobilités, ateliers de réparation de vélos, information, etc.) ?

Nous sommes d’accord pour mettre en place un grand plan vélo à Montpellier en impliquant
dans cette démarche les usagers et les associations. Nous garantirons la continuité des pistes
cyclables existantes et en développeront de nouvelles. Nous veillerons à ce que toutes ces
pistes cyclables soient sécurisées. Nous généraliserons le stationnement des vélos en
particulier aux abords des stations de transports collectifs. Nous développerons le concept de
vélos en libre-service et l’étendrons à tous les quartiers de Montpellier. Nous généraliserons le
tourner à droite aux feux rouge. Pour les longues distances, nous mettrons en place sur les
grands axes (avenue de Nîmes, avenue de la Justice de Castelnau, etc.) des pistes cyclables
express sécurisées.

Nous mettrons en place une Maison du vélo pour fédérer les associations. Nous voulons en
faire un lieu de lien social où on retrouvera nombres de services (atelier de réparation,
bureaux, lieu d’exposition, etc.) Et nous créerons des annexes dans les quartiers.


3. De passer votre ville en zone 30 km/h (hors axes pénétrants et de grand transit) ?

Montpellier compte déjà une très grande zone piétonne qui couvre son centre historique et des
zones à 30 km/h. Ce débat est récent et nécessite une consultation populaire. Pour cela, nous
engagerons un grand débat sur la mobilité où les Montpelliérain-es prendront part aux futures
orientations en la matière.



Bâtiments

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. Le lancement d’un grand programme de rénovation lourde des bâtiments privés, incluant l’information et l’accompagnement des ménages (de type OPAH énergie ou OPATB) ?

Oui. Nous comptons associer les fédérations professionnelles d’artisans, les différentes
structures spécialistes en la matière (Maison de l’énergie, Ademe, etc.) et les services
municipaux pour créer une dynamique visant à former les professionnels et les propriétaires à
la rénovation énergétique dans le cadre d’un grand programme de rénovation.


2. Le lancement d’un programme de mobilisation et de structuration des professionnels de la rénovation énergétique par exemple en s’appuyant sur la rénovation du parc public ?

Oui. La rénovation du parc public est un enjeu écologique et social que nous comptons mettre
en place. C’est une priorité de notre projet municipal. Nous pensons qu’il est essentiel de
simplifier les démarches et de structurer un réseau de professionnels.


3. L’adoption d’un référentiel haute performance énergétique portant à la fois sur la construction et la rénovation des bâtiments et relatif aux logements sociaux, aux logements privés et aux bâtiments tertiaires ?

Oui. Cela reste dans notre logique de développer la ville de façon responsable.

4. Pour aider les ménages en précarité énergétique à en sortir, la mise en place d’un service local d’intervention pour la maîtrise de l’énergie (SLIME), comprenant des visites à domicile ?

Nous renforcerons le rôle de la Maison locale de l’énergie qui informe déjà largement le
grand public sur la maîtrise de l’énergie. Notre politique consistera à encourager une
démarche envers les ménages les plus en difficulté. Pour que la Maison locale de l’énergie
soit plus identifiée et accessible, nous souhaitons lui proposer des locaux plus adaptés.


5. L’exonération partielle ou totale de taxe foncière pour les foyers réalisant une rénovation lourde de leur logement ?

Nous proposerons une exonération partielle indexée sur les revenus pour les foyers réalisant
une rénovation lourde.



Gestion, production et distribution de l’énergie

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. Si votre collectivité est desservie par un ou plusieurs réseau(x) de chaleur, de vous appuyer sur cet outil pour mettre en œuvre votre politique énergétique (alimentation du réseau par des énergies renouvelables et/ou de l’énergie fatale, mesures de maîtrise de l’énergie, déploiement des réseaux, procédure de classement du réseau pour obliger le raccordement des nouveaux bâtiments, etc.), soit :
- via une maîtrise publique ou
- via une négociation avec le délégataire de service public

Nous sommes pour la gestion publique de l’énergie qui est un bien commun essentiel. Via une
maîtrise publique, nous nous attacherons à mettre en avant les énergies renouvelables.


2. Le renforcement de votre rôle de concédant sur les réseaux d’électricité et de gaz, en assurant un meilleur contrôle des concessions, la cohérence de l’action du concessionnaire avec les orientations de la collectivité, l’accès aux données de consommation et de production de votre territoire et en vous assurant de l’optimisation des investissements sur les réseaux (notamment en orchestrant la coordination entre les investissements dans les différents réseaux) ?

Oui. Nous sommes pour que la force publique reprenne en main la gestion, la cohérence des
projets, la distribution et l’accès de l’énergie. Notre projet de planification écologique impose
de mener une politique volontariste sous contrôle des citoyens.


3. La montée en compétences de vos services afin d’aller vers une véritable planification des réseaux d’énergie (gaz, électricité, chaleur) en cohérence avec vos projets urbains (par exemple via un schéma directeur de l’énergie) ?

Oui, comme nous l’écrivions à la réponse précédente, notre programme se base sur un logique
globale respectueuse de l’environnement.


4. Le développement de politiques de partenariats avec la Région et les zones rurales avoisinantes afin de travailler dans des logiques de solidarité autour de la production d’énergies renouvelables nécessaires à l’atteinte de vos objectifs climat-énergie ?

Oui, nous sommes opposés à la concurrence des territoires. Nous sommes pour une véritable
synergie et cohérence entre les différents échelons territoriaux.



Agriculture – Alimentation

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. L’adoption d’un objectif quantifié et d’un programme de mise en place de menus bas carbone et élaborés à partir de produits locaux (ex. un menu végétarien et/ou biologique et local par semaine) dans la restauration collective gérée par la commune ou l’agglomération, notamment pour ce qui concerne les établissements scolaires ?

Oui. Nous favoriserons les circuits courts et dans ce cadre-là nous intégrerons les cantines à
notre politique d’achat local.


2. L’adoption d’un objectif chiffré et d’un programme d’installation et/ou de maintien dans votre territoire d’exploitations agricoles biologiques et/ou pratiquant l’agro-écologie durant la durée de votre mandat, dans le respect notamment des engagements nationaux du Grenelle de l’environnement dans ce domaine ?

Nous proposons de créer une ceinture maraîchère autour de Montpellier pour favoriser les
circuits courts et réduire le bilan carbone lors de l’acheminement des denrées. Nous
souhaitons réserver du foncier pour les paysans sur des structures à taille humaine. Dans ce
cadre, nous valoriserons l’agriculture biologique et raisonnée.



Déchets

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. Le soutien à la création de ressourceries/recycleries ou d’infrastructures favorisant la récupération, la réparation et le réemploi des meubles, jouets, vélos et autres objets pouvant bénéficier d’une seconde vie (après nettoyage, remise en état et éventuellement « relooking » ) ?

Oui. Nous comptons fédérer et soutenir les ressourceries. Nous souhaitons aussi multiplier les
vide-grenier, moment de rencontre convivial entre les habitant-es.


2. La mise en place de mesures de réduction de la quantité de biodéchets dans les ordures ménagères en milieu urbain, en développant le compostage individuel et collectif et/ou la collecte sélective des biodéchets (pour compostage ou méthanisation) ?

Oui. Nous souhaitons mettre en place des composteurs à l’échelle de groupes d’habitations.
Cela est conditionné au fait de développer des espaces verts et des jardins partagés où les
déposer. Pour les nouvelles constructions, la gestion des déchets doit être penser dès la
conception du projet. Il faut accompagner cette mise en œuvre d’une information large auprès
du grand public.



Eco-responsabilité

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. L’adoption de critères d’éco-conditionnalité pour l’ensemble des aides et financements octroyés par votre ville (aux entreprises, aux associations, aux particuliers, aux bailleurs sociaux...) ?

Oui, toutes les entreprises et associations recevant de l’argent public devront signer une charte
éco-citoyenne incluant un volet social.


2. L’intégration de clauses environnementales dans tous les marchés publics de votre commune ?

Oui. Nous intègrerons des clauses environnementales et sociales dans tous les marchés
publics de Montpellier.



Gouvernance

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. Que votre politique énergie-climat soit débattue et décidée au niveau intercommunal ?

Nous souhaitons que notre politique énergie-climat ait la possibilité d’être débattue au niveau
intercommunal mais la décision finale doit rester dans les mains de la commune.




Télécharger la réponse complète de Muriel Ressiguier