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Accueil > Politiques et mesures > Négociations internationales > Les Conférences Annuelles des Parties (COP/MOP) > COP18 - MOP8 - Doha 2012 > Mobiliser des financements publics pour lutter contre le changement climatique en Afrique
Mobiliser des financements publics pour lutter contre le changement climatique en Afrique
date 21 novembre 2012 documents joints 1 document joint
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A l’occasion de la COP18 à Doha, les ONG de la campagne francophone sur les financements climat publient une analyse sur pourquoi et comment envisager de nouvelles sources de financement publiques pour sécuriser des financements additionnels et suffisants pour faire face à la crise climatique dans les pays africains les plus touchés.

Le coût élevé du changement climatique.

Le rapport 2010 de la Banque Mondiale évalue que d’ici 2030, l’adaptation coûtera annuellement entre 30 et 100 milliards, et l’atténuation entre 140 et 174 milliards USD, sans compter les coûts associés de 265 à 565 milliards USD par an. Dans les négociations internationales, la société civile internationale demande aux pays développés de mobiliser 195 milliards USD de ressources publiques – nouvelles et additionnelles - chaque année entre 2012 et 2020. En 2009, au quinzième sommet de la Convention des Nations Unies sur le climat (COP-15) à Copenhague, les pays développés s’engageaient à mobiliser 100 milliards de financements nouveaux et additionnels par an d’ici à 2020, pour financer les actions d’adaptation et d’atténuation dans les pays du sud. Cet engagement – certes insuffisant – représente une première étape sur le chemin du financement d’un développement sobre en carbone et résilient au changement climatique.

Un engagement politique qu’il faut maintenant concrétiser.

En 2010, lors de la COP-16 organisée à Cancun, les pays réaffirmaient cet engagement et créaient le Fonds vert. Cependant, ils ne se sont pas encore prononcés sur les « sources » qui vont générer cet argent et alimenter le Fonds vert. Ainsi les engagements pris risquent de rester lettre morte et le Fonds vert pourrait s’apparenter à une coquille vide, faute de mise en œuvre concrète de la part des pays développés.


La nécessité d’explorer de nouvelles options de financement.

Historiquement, les engagements financiers pris par les pays développés correspondent à des contributions budgétaires nationales. Mais l’histoire mouvementée de l’aide publique au développement (APD), associée à la récente crise économique et financière, incitent à rechercher des sources de financement complémentaires aux contributions budgétaires pour garantir l’abondement automatique, pérenne et indépendant de la volonté des États. On parle de sources de financement « innovants » parce qu’il s’agit de créer des mécanismes inédits pour financer un enjeu tout aussi inédit par son ampleur et sa nature. Il est évident que pour mobiliser 100 milliards ou plus, un seul mécanisme ne suffira pas : il faudra une combinaison de solutions : taxe sur les transactions financières, réforme des subventions aux énergies fossiles, taxation équitable du transport international, etc.


De la nécessité de mobiliser les ONG, les institutions, les médias et les décideurs en faveur des financements innovants

Il faut diversifier les sources de financement et cela de façon urgente notamment en mettant au point des mécanismes internationaux de solidarité. Mais sans mobilisation des ONG et des décideurs des pays récipiendaires de ces financements, ces mécanismes d’une part, ne seront pas négociés assez rapidement pour répondre à l’urgence qu’impose le changement climatique, et d’autre part, ne prendront pas en compte les préoccupations et les intérêts des pays en développement. Le Réseau Climat et Développement qui réunit 65 ONG francophones produit depuis deux ans des publications de plaidoyer en faveur des financements innovants. Présentement, huit (8) ONG du Réseau se sont engagées ensemble en France (Réseau Action Climat-France et Fondation Nicolas Hulot), au Mali (Amade-Pelcode ), au Sénégal (Enda Energie), au Benin et au Togo (Afhon et Jeunes volontaires pour l’environnement - JVE), et au Tchad (Afpat ) pour informer, sensibiliser et mobiliser la société civile et les décideurs francophones sur les financements innovants – publics et additionnels – pour lutter contre le changement climatique.

- Télécharger l’étude, en cliquant ici.