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Lutte contre le réchauffement climatique : les villes prennent le pouvoir
date 29 février 2008
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Lutte contre le réchauffement climatique : les villes prennent le pouvoir
Les echos, 01.02.08

Perpignan se veut ville à énergie positive, Grenoble voit pousser un des premiers éco-quartiers. Après le Grenelle de l’environnement, les élus se fixent des objectifs de réduction des émissions de CO2.

La question énergétique n’est plus l’apanage du gouvernement. Jean-Paul Alduy, maire de Perpignan, a
ainsi inclu dans son programme électoral un nouveau concept, celui de « ville à énergie positive ».

L’idée est simple : passer d’une production d’énergie centralisée à un système où sont recherchées la réduction des consommations et la production de sa propre énergie afin de compenser la consommation locale d’électricité.

Les nouveaux bâtiments publics sont réalisés en « basse consommation » et le parc résidentiel privé sera incité à réduire sa consommation de 10 %. Enfin, outre un réseau de chaleur qui récupère l’énergie de l’incinérateur, la ville a participé à l’installation d’un projet de ferme photovoltaïque sur le toit du marché d’éclatement de fruits et légumes (« Les Echos » du 18 janvier).
Se doter d’outils spécifiques

Pierre Kermen, élu Verts, adjoint du maire de Grenoble, qui a réalisé un des premiers éco-quartiers sur la ZAC de Bonne, dont les premiers immeubles sortent de terre en ce moment, considère que les villes vont devoir se doter d’outils spécifiques.

Selon lui, elles devront créer des établissements publics pour piloter ces gigantesques chantiers que sont les énergies renouvelables et la rénovation thermique des bâtiments. Dans sa ville, même s’il ne dispose pas du pouvoir juridique d’imposer l’énergie solaire aux propriétaires comme à Barcelone, plus de 51 % des permis de construire en prévoient.

Le Grand Lyon mène également une réflexion dans ce sens. Pendant deux ans, l’ensemble des toits de la ville et ses environs ont été recensés. Résultat, il existe un potentiel de 5 millions de mètres carrés pour le photovoltaïque et de 1 million pour le thermique (production d’eau chaude). Les installations déjà réalisées couvrent 5 % des besoins en électricité. Sylvain Godinot, responsable du plan climat du Grand Lyon, ajoute : « En poussant à fond tous les curseurs, nous estimons pouvoir atteindre 15 % d’ici à 2020. Pour cela, il faut favoriser les réseaux de chaleur au bois, ce qui est du pouvoir direct des élus et mettre en place une structure capable de faciliter l’implantation de photovoltaïque sur les toits. » Il est ainsi envisagé la création d’une société qui proposerait aux propriétaires d’une surface suffisante d’utiliser leur toit, d’en assurer l’étanchéité, de financer l’installation des panneaux et, en contrepartie, de leur verser un loyer.

Questionnaire aux candidats

« On s’attend à une prise de pouvoir des collectivités locales, qui sont nombreuses aujourd’hui à vouloir réaliser leur bilan carbone », ajoutent les responsables de Service public 2000, qui travaillent notamment pour Rouen. Dans les jours qui viennent, l’ensemble des candidats aux municipales vont recevoir un questionnaire du Réseau action climat (RAC), une association qui regroupe les principales associations de défense de l’environnement, sur leur politique en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Les réponses seront publiées sur le site (www.rac-f.org).

PAR JULIE CHAUVEAU