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Low-cost en Corse : le Grenelle aurait-il déjà du plomb dans l’aile ?
date 6 novembre 2007
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Communiqué de presse
Réseau Action Climat - France
France Nature Environnement
Amis de la Terre
Agir pour l’environnement

Low-cost en Corse : le Grenelle aurait-il déjà du plomb dans l’aile ?

Paris, le 31 octobre 2007

A peine sorti du Grenelle, Nicolas Sarkozy se distingue par une déclaration surprenante invitant au développement des low-cost en Corse.

« Je ne comprends pas pourquoi l’ensemble du territoire français peut aujourd’hui trouver des vols à trente euros sur des compagnies à bas coûts, sauf la Corse » s’est étonné le Président, qui propose dans la foulée de réviser les obligations de service public afin de laisser une place aux low-cost.

Cette proposition sur les low-cost contredit de manière flagrante le relevé de la table ronde du Grenelle de l’environnement le 24 octobre[1], qui annonce une « réduction massive des émissions du transport aérien (50 %) ».

« Nous sommes bien devant une rupture écologique mais dans le mauvais sens. Au lieu de favoriser le rail et les liaisons maritimes comme le recommande le Grenelle, Nicolas Sarkozy préconise implicitement le développement de l’aérien qui est de loin le mode de déplacement le plus émetteur de gaz à effet de serre » répond Olivier Louchard, coordinateur du Réseau Action Climat.

En effet, un trajet en avion Paris - Ajaccio (A/R) correspond à l’émission de 540 kg d’éq CO2 tandis qu’en TGV + bateau, le rejet est de moins de 10 kg ! A titre de comparaison, un ménage français émet 4,2 tonnes de CO2/an pour ses déplacements[2].

« De surcroît, l’aérien est le seul mode de transport qui utilise un carburant dispensé de toute taxe » ajoute Michel Dubromel, responsable du réseau transports et mobilité de France Nature Environnement.

Sur ce point, le rapport remis au gouvernement le 26 septembre par le groupe 1 « Climat/énergie » dans le cadre du Grenelle de l’environnement recommande de « ne pas favoriser les lignes aériennes parallèles à des lignes TGV (ce qui devrait conduire à supprimer les aides publiques et les exonérations des compagnies à bas coûts (low-cost) qui pourraient exister sur de telles lignes aériennes voire à augmenter le prix des billets aériens correspondants via une écotaxe sur le kérosène ». Cette recommandation a été décidée à la majorité des participants (notamment les collèges ONG et syndicats, le seul opposant étant le MEDEF).

Avec cette proposition sur les low cost, c’est toute la crédibilité du processus Grenelle qui est en jeu tout comme la « révolution verte » tant annoncée.

Contact presse :
- Olivier Louchard (Réseau Action Climat) : 01.48.58.83.92 ou 06.26.40.07.74
- Michel Dubromel (France Nature Environnement) : 06.82.52.11.81

[1]http://www.legrenelle-environnement...

[2] Estimation RAC-F, d’après les chiffres ADEME, Module GES transports - calcul des émissions, octobre 2005.