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Lima, dernière étape décisive avant Paris Climat 2015
date 25 novembre 2014 documents joints 2 documents joints
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Le positionnement commun des associations françaises avant la conférence de Lima, qui commence le 1er décembre.

Fin 2011, l’accord de Durban rassemblait tous les pays derrière un même objectif : la négociation d’un accord mondial sur la lutte contre les changements climatiques, applicable à tous, doté d’une « force légale », devant être signé en 2015 et entrer en vigueur d’ici à 2020. C’est cet accord qui doit être conclu en décembre 2015 à Paris.

En signant l’accord de Durban, les pays se sont également unis derrière un second objectif, moins connu mais tout aussi important : l’accélération de la réduction des émissions de gaz à effet de serre avant 2020, sans attendre l’entrée en vigueur du nouvel accord mondial. Tous les rapports publiés récemment martèlent qu’il est urgent de faire baisser rapidement les émissions au niveau mondial et montrent que les cinq prochaines années seront décisives.

Ce sont deux batailles que nous n’avons pas encore gagnées. Nos émissions de gaz à effet de serre ne cessent d’augmenter. Au rythme actuel, le GIEC calcule que notre « budget carbone » disponible au niveau mondial pour pouvoir maîtriser le réchauffement de la température du globe à +2°C (par rapport à l’ère préindustrielle) sera épuisé d’ici 20 à 30 ans. Face à cette réalité alarmante, les gouvernements n’ont pas tous l’air déterminé à faire baisser leurs émissions de gaz à effet de serre. Comment ne pas citer le Canada, qui a tourné le dos au protocole de Kyoto et choisi d’exploiter les sables bitumineux ? Ou bien le Japon, qui a annoncé à la COP19 de Varsovie qu’il reculait sur son objectif de baisse des gaz à effet de serre pour 2020 ? Ce, alors qu’un super-typhon dévastateur venait de frapper les Philippines ! Et qui a oublié qu’en marge de la COP19 de Varsovie était organisée une conférence de promotion du charbon, énergie responsable de près de la moitié des émissions mondiales de CO2 ?

Ces deux batailles, nous pouvons encore les gagner. Les solutions pour y arriver sont bien connues et ne coûtent pas plus cher. Comme souligné dans le 5ème rapport du GIEC, nous devons cesser de brûler des énergies fossiles et investir rapidement et massivement dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.

En outre, des signaux positifs ont émergé de par le monde, particulièrement en 2014. Les énergies renouvelables ont connu un essor considérable depuis 5 ans, et leur coût a chuté à une vitesse dépassant toute prévision. Un nombre croissant d’acteurs financiers réoriente ses stratégies d’investissements. Des initiatives fleurissent partout pour proposer des solutions citoyennes et économiques pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. La mobilisation citoyenne du 21 septembre (à New York et dans de nombreuses villes de la planète) a replacé la lutte contre le changement climatique au cœur de l’agenda politico-médiatique. Il y a également des raisons d’espérer en ce qui concerne l’action des pays : l’Ethiopie a annoncé un objectif de neutralité carbone à horizon 2050 ; le Danemark vient d’avancer la date de sa sortie du charbon à 2025 ; la Chine et l’Inde mettent en place un système de taxation du charbon. Aux Etats-Unis, l’amélioration de l’efficacité énergétique et l’essor des énergies renouvelables ont contribué à une grande partie des baisses de la consommation de charbon depuis 2007. Quant à l’Europe, elle vient de conclure un accord sur le climat à l’horizon 2030, qui demeure insuffisant mais envoie un signal clair : l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables sont les pierres angulaires de la lutte contre les gaz à effet de serre.

Le défi est maintenant de passer de ces initiatives disparates à une vision partagée de la transition écologique, sans gaz à effet de serre et porteuse d’un développement socioéconomique plus juste et pour tous – le plus tôt possible et au plus tard en 2050.

L’autre défi repose sur les choix technologiques et économiques proposés face à l’urgence climatique. Tous ne sont pas les bons. De nombreux « agendas des solutions » se multiplient en dehors du cadre de l’Onu. Si les ONG accueillent favorablement certaines initiatives, d’autres, dépourvues de règles communes et de garde-fous, relèvent trop souvent du « climate-washing ». Loin de proposer des alternatives efficaces pour réduire les gaz à effet de serre, certaines font peser des risques pour les populations et l’environnement. Elles peuvent (souvent) répondre à des intérêts particuliers, ceux de grandes entreprises, et freiner l’essor des solutions d’intérêt général.

C’est dans ce contexte que s’ouvre la COP20 à Lima, la dernière avant la conférence de « Paris Climat 2015 ». La COP20 doit définir les paramètres de l’accord mondial et des engagements nationaux : leur forme, leur périmètre, leur contenu et leur niveau d’ambition. Elle doit ainsi aboutir à un texte qui pose les fondations de l’accord. Elle doit également contribuer à renforcer et à essaimer les initiatives immédiates de lutte contre les changements climatiques, en s’appuyant sur la dynamique créée lors du sommet du 23 septembre à New York. Il faudra veiller à ce que ces initiatives respectent des critères environnementaux et sociaux, et répondent aux besoins des plus pauvres et les plus vulnérables. Enfin, les ministres réunis à Lima devront renforcer la prévisibilité des financements publics et additionnels aux engagements déjà pris. C’est une condition sine qua non pour appuyer les efforts de lutte contre les causes et les impacts changements climatiques dans les pays en développement et restaurer la confiance nécessaire à un accord mondial.

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