logo
LES MEMBRES
greenpeace
wwf
lpo
oxfam} alofa tulavu
4d
gret
helio
hespul
cler
amis de la terre
agir pour l'environnement
fnaut
fub
solar generation
reseau sortir du nucleaire
cniid
wecf
associations locales

MAILING LISTE

La liste climat du RAC-F vous permet de recevoir et d’envoyer des informations sur les changements climatiques.
S'abonner Se désabonner
attention ça chauffe
can
illustration
Accueil > Politiques et mesures > Politiques françaises > Opposition à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes > Lettre ouverte à l’attention de Monsieur le Premier ministre
Aéroport de Notre-Dame des Landes : Pourquoi cet entêtement ?
Lettre ouverte à l’attention de Monsieur le Premier ministre
Aéroport de Notre-Dame des Landes : Pourquoi cet entêtement ?
date 25 octobre 2012
texte+ texte- google twitter facebook

Lettre ouverte à l’attention de Monsieur le Premier ministre



Monsieur le Premier ministre,

Depuis maintenant une semaine, les forces de l’ordre tentent de déloger les opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes situé à quelques encablures de Nantes.

Malgré un dispositif policier impressionnant et une violence disproportionnée, la résistance s’organise. Ce projet, loin de faire l’unanimité, incarne avec limpidité les dérives d’un pouvoir obnubilé par le faste de grands projets dont l’utilité est clairement questionnée.

Ce projet, né à la fin des années 1960, est un cas d’école, à plus d’un titre. A l’heure où le gouvernement porte au pinacle sa fameuse méthode de concertation, comment expliquer ce déploiement de force ? Quelques semaines avant le débat sur la transition énergétique, alors que le ministère des Transports vient de créer une commission dont la vocation est de réétudier les projets d’infrastructures, il est peu de dire que la brutalité avec laquelle vous cherchez à imposer ce projet d’aéroport sème le trouble et risque de brouiller votre image d’homme de dialogue. C’est un signal extrêmement négatif à la veille d’un débat sur la transition énergétique prétendu ouvert, démocratique et transparent.

Paradoxalement, l’une des premières décisions faisant suite à la conférence environnementale consiste à mobiliser plusieurs centaines de gendarmes afin de venir en aide à la multinationale Vinci pour qu’elle puisse débuter la destruction d’une zone humide de plus de 2000 hectares. Il est grand temps de mettre un terme à cette écologie de façade qui passe sous silence, localement, la prorogation d’un modèle destructeur et climaticide.

La fin ne justifie pas les moyens ! Mais il est aussi nécessaire de réinterroger les fins poursuivies par ce gouvernement. Alors que le dérèglement climatique est désormais incontestable, que le prix des carburants ne cesse d’augmenter, que la destruction des écosystèmes s’accélère, que l’artificialisation des terres agricoles se poursuit, est-il bien raisonnable d’investir plus de 250 millions d’euros d’argent public pour aider une multinationale à saccager notre environnement ?

La détermination dont vous faites preuve pour imposer ce projet inutile est incompréhensible. La transition énergétique que nous appelons de nos vœux et que vous prétendez viser requiert de la détermination, de la constance et de la ténacité. En soutenant coûte que coûte ce projet d’aéroport, vous affichez votre incohérence. Après cinq années durant lesquels l’inconstance politique a été érigée en modèle, nous ne nous satisferons pas d’un double discours.

Nous vous demandons de mettre un terme immédiat aux expulsions des opposants au projet d’aéroport de Notre Dame des Landes. Nous nous opposons à ce projet d’aéroport inutile, coûteux et climaticide.



- Didier Aubé,Secrétaire nationale de Solidaires
- Jean-Baptiste Ayrault, Président de Droit au Logement
- Philippe Colin,Porte-parole de la Confédération paysanne
- Philippe Colomb,Président d’Agir pour l’Environnement
- Pierre-Jean Delahousse, Président de Paysages de France
- Jean-François Julliard, Directeur de Greenpeace France
- Martine Laplante, Présidente des Amis de la Terre
- Pierre Perbos, Président du Réseau Action Climat France
- Jean Sivardière, Président de la Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports
- Aurélie Trouvé et Thomas Coutrot, Co-présidents d’Attac France
- François Veillerette, Porte-parole de Générations futures