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Lettre du RAC-France et de OXFAM France Agir ici au Président de la République pour le G8 de l’Aquila, 3 juillet 09
date 10 juillet 2009
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Le soutien indispensable aux projets immédiats d’adaptation des pays les plus vulnérables aux impacts des changements climatique

Paris, le 3 juillet 2009

Monsieur le Président de la République,

Cette année est cruciale pour l’avenir de notre climat. Il reste moins de six mois à la Communauté internationale pour conclure un nouvel accord sur les changements climatiques, lors du sommet de Copenhague prévu en décembre.

Malheureusement, les négociations piétinent du fait d’une confiance ébranlée des pays en développement vis-à-vis des pays industrialisés. En effet, en 2002, un fonds1 a été mis en place sous l’égide de la Convention Climat pour aider les pays les moins avancés à élaborer ET mettre en œuvre des programmes d’actions nationaux d’adaptation (PANAs) qui répondent à leurs besoins urgents et immédiats d’adaptation aux impacts des changements climatiques.

A ce jour, plus de 40 pays, essentiellement de la zone Afrique, Caraïbes, Pacifique, ont élaboré ces programmes. Mais, ceux-ci ne sont pas mis en œuvre faute de financements adéquats. Ces pays continuent donc, et ce, alors qu’ils ne sont pas responsables du problème, à subir de plein fouet les impacts des changements climatiques.

Fin 2007 à Bali, un accord majeur a été trouvé entre tous les pays. En effet, les pays en développement ont accepté d’engager après 2012 des actions de limitation de leurs émissions à condition d’être soutenus financièrement, technologiquement et par un renforcement de leurs capacités par les pays industrialisés.

Il s’agit là d’une avancée considérable mais qui, malheureusement, risque de ne pas se concrétiser via l’accord de Copenhague pour la raison suivante : les pays en développement sont réticents à élaborer de nouveaux plans de limitation de leurs émissions alors que leurs programmes d’adaptation de 2001 n’ont toujours pas été mis en œuvre. Ce comportement est légitime : comment les pays en développement peuvent-ils s’engager sereinement dans les négociations internationales sur le climat pour l’après-2012 alors que les pays industrialisés ne respectent pas une promesse déjà vieille de 8 ans ?

Le G8 doit être l’occasion de les rassurer sur le fait que les pays industrialisés vont respecter leurs engagements.

La mise en œuvre de l’ensemble des PANAs est estimée à environ 1,5 milliards d’euros. Au 7 mai 2009, le fonds de la Convention ne disposait que de 125 millions d’euros2. Basées sur les contributions volontaires de 19 pays dont la France, les réserves de ce fonds sont donc totalement insuffisantes pour répondre aux besoins identifiés. Par ailleurs, nous notons avec une grande déception que la France qui s’est engagée à contribuer à ce fonds pour plus de 10 millions d’euros ne s’est acquittée à ce jour que de la moitié de cette somme3.

Les pays industrialisés du G8 doivent annoncer qu’ils financeront l’intégralité des PANAs, de sorte que ceux-ci entrent dans leur phase de mise en œuvre au plus tard d’ici à la fin 2010. Il s’agit tout simplement de respecter les engagements précédents avant d’en définir de nouveaux lors de la conférence de Copenhague.

Monsieur le Président de la République, le RAC-France et OXFAM France Agir ici comptent sur vous pour défendre haut et fort cet engagement au G8. Copenhague n’aboutira à un succès qu’à la condition que les négociations se déroulent dans un climat de confiance entre les différentes parties, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Vous avez les moyens d’inverser cette tendance par ce signal extrêmement fort à destination des pays et des populations les plus vulnérables dont la priorité reste de faire face de manière urgente aux impacts dévastateurs du changement climatique.

En vous remerciant par avance de la prise en considération de cette demande, nous vous prions, Monsieur le Président de la République, de bien vouloir agréer notre très haute considération.

Pour le RAC-France et ses associations membres,
Sandrine MATHY, Présidente

Pour Oxfam France - Agir ici,
Luc LAMPRIERE, Directeur général