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Accueil > Changements climatiques > Comprendre et réagir > Impacts et conséquences > Par zone géographiques > Europe > Les sports d’hiver européens en danger en raison du climat
Les sports d’hiver européens en danger en raison du climat
date 14 décembre 2006
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Les sports d’hiver européens en danger en raison du climat

De nombreuses compétitions de ski ont été annulées en Europe ces derniers jours. Et à en croire la plus récente étude internationale, il s’agit là du prélude à une situation climatique qui pourrait causer la fermeture de certaines stations de ski européennes.

Des hivers de plus en plus tardifs, des glaciers qui fondent à la vitesse grand V, des températures qui peinent à descendre sous le point de congélation, voilà ce qui attend le secteur des sports d’hiver en Europe, selon une étude publiée hier par l’Organisme de coopération et de développement économique (OCDE).

« Les changements climatiques remettent gravement en question la fiabilité de l’enneigement dans les stations de ski et, par conséquent, menacent les économies régionales qui sont tributaires du tourisme d’hiver », note-t-on.

Cette étude tombe à point nommé, car le grand cirque blanc est actuellement sous le choc des annulations à répétition des compétitions internationales. Le journal L’Équipe osait d’ailleurs ce titre il y a quelques jours : « La météo va-t-elle tuer le ski ? »

Le tout a commencé le 29 octobre avec l’annulation du traditionnel Géant de Tignes, une compétition qui avait toujours eu lieu, bon temps, mauvais temps, depuis sa création il y a 13 ans. Les températures élevées et le manque de neige ont ensuite créé un effet domino qui a touché près d’une dizaine d’événements, et pas les moindres : le critérium masculin de Val d’Isère, le slalom féminin de Saint-Moritz, le slalom de Megève, etc.

Les Alpes, rappelle d’ailleurs l’OCDE dans son étude, sont tout particulièrement sensibles aux changements climatiques. À preuve, le réchauffement récent y a été près de trois fois supérieur à la moyenne de la planète.

« Les années 1994, 2000, 2002, et 2003 ont été les plus chaudes dans les Alpes au cours des 500 dernières années, note l’OCDE. Les projections des modèles climatiques font état de changements encore plus sensibles dans les décennies à venir, notamment d’une diminution de la quantité de neige à basse altitude et d’un recul des glaciers conjugué à la fonte du permafrost plus haut. »

L’Allemagne et l’Autriche sont les deux principales victimes de cette situation appelée à s’aggraver. On note qu’une augmentation d’à peine 1 degré Celsius de la température en Allemagne provoquerait une réduction de 60 % du nombre de domaines skiables bénéficiant d’enneigement naturel.

La Suisse est le pays alpin qui serait le moins touché par une telle hausse de température, avec une réduction potentielle de 10 % de l’offre skiable. La France et l’Italie risqueraient un impact qui se situe entre ces des deux extrêmes.

- Neige artificielle

Évidemment, la production de neige artificielle peut venir en aide aux stations touchées par le réchauffement. L’OCDE note d’ailleurs que les exploitants sont plus portés à améliorer les outils technologiques qu’à modifier leur comportement pour aider à réduire les effets des changements climatiques.

Mais même avec l’aide des canons à neige, les victimes du réchauffement risquent d’être nombreuses, prévenaient des experts scientifiques à la fin septembre. Réunis lors d’un congrès sur l’eau en montagne, ils avertissaient les propriétaires de stations qu’un autre problème pointait à l’horizon : la baisse des niveaux d’eau disponible.

Précisant que les précipitations n’étaient pas moins nombreuses ces dernières décennies, le directeur de la Société d’économie alpestre de Haute-Savoie, Pierre Lachenal, faisait cependant remarquer que « la répartition saisonnière des précipitations est en train de basculer avec un renforcement des phénomènes climatiques extrêmes ».

François Cardinal
La Presse, 14.12.06