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Les mesures ne sont pas fiables
date 31 mai 2010
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Est-ce que les mesures des températures au sol sont fiables ?

L’argument des sceptiques...

Les stations météorologiques américaines ont été installées près de bouches de rejet de l’air conditionné, entourées de parkings en asphalte, sur des toitures absorbant la chaleur, et près de trottoirs et de bâtiments qui absorbent et rejettent de la chaleur. 89% des stations météorologiques américaines ne répondent pas aux normes fixées par la météorologie nationale elle-même, qui requiert que les stations soient situées à un minimum de 30 mètres d’une source de chaleur artificielle (Watts 2009).

Ce que dit la science...

De nombreuses études sur l’effet des îlots de chaleur urbaine et celle des microclimats démontrent qu’ils n’ont qu’une influence négligeable sur les tendances à long terme, en particulier lorsqu’on effectue une moyenne sur une vaste région. L’objectif d’améliorer les données de températures collectées est louable, c’est un point sur lequel tout le monde est d’accord, et nous approuvons les efforts d’Anthony Watts et de Steve McIntyre faits dans ce sens. Cependant, leur postulat qu’une amélioration dans la collecte des données annulera ou diminuera la tendance du réchauffement climatique est erronée.


Les ajustements concernant les effets d’îlots de chaleur urbaine.

Dans leur compilation des relevés de température, le NASA-GISS met en place des procédures pour annuler l’influence de ces biais. Ils comparent les tendances à long terme des zones urbaines à celles de zones rurales voisines. Puis ils ajustent les tendances des zones urbaines pour les faire coïncider avec celles des zones rurales. Ce processus est décrit en détail sur le site web de la NASA (Hansen 2001).
Dans la plupart des cas, leurs résultats démontrent que l’effet des îlots de chaleur urbaine est négligeable et se situe dans la barre d’erreur des mesures. Etonnamment, il est apparu que 42% des zones citadines sont plus fraîches que leurs contreparties rurales, ceci du fait que les stations météorologiques sont finalement souvent situées dans des « ilots frais » (par exemple dans les parcs à l’intérieur des villes).
La conclusion est donc que le NASA-GISS est au courant de cette possibilité et fait des ajustements rigoureux dans leurs analyses des relevés de température pour prendre cet effet en compte.. Plus d’informations sur l’effet des îlots de chaleur urbaine...

Le « bogue de l’an 2000 » de la NASA.

La découverte par Steve McIntyre d’un bogue dans les données de température post 2000 de la NASA est une remarque importante. Bien sûr, c’est extrêmement embarrassant pour la NASA. Mais quel est son impact réel ?
La Figure 1 compare la tendance globale des températures avant et après les ajustements effectués. Avant la découverte de l’erreur, la tendance était de 0.185°C/décennie. Après correction, la tendance était toujours de 0.185°C/décennie. Le changement de la moyenne mondiale était inférieur à un millième de degré Celsius. Plus d’informations sur le bogue de l’an 2000 de la Nasa...

Figure 1 : Anomalies de température globale avant (carrés rouges) et après (diamants noirs) la correction par le NASA-GISS du bogue relevé par Steve Mc Intyre.


Autres éléments de preuves du réchauffement climatique

L’augmentation de la température de la surface de la terre est confirmée par des sources multiples et indépendantes :

- L’analyse par le NASA-GISS des températures de surface démontrent une corrélation importante avec les analyses indépendantes de CRU’s Global Temperature Record et de la NCDC.

- Des mesures par ballon météo entre 1975 et 2005 ont démontré que la moyenne mondiale de la température de l’air près de la surface a augmenté d’environ 0.23°C/décennie.

- Des relevés satellite des températures dans les couches inférieures de l’atmosphère font apparaître des augmentations comprises entre 0.16°C et 0.24°C/décennie depuis 1982.

- Des reconstructions de température du passé, utilisant différents marqueurs de température ont démontré que le vingtième siècle fut le plus chaud des cinq derniers siècles (au minimum).

- Les températures à la surface des océans et en profondeur démontrent une augmentation du contenu thermique des océans en accord avec le déséquilibre énergétique induit par l’augmentation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère.