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Accueil > Changements climatiques > Réponses aux sceptiques > Réponses détaillées aux erreurs fréquentes sur le climat > Les hommes sont trop insignifiants pour affecter le climat global ?
Les hommes sont trop insignifiants pour affecter le climat global ?
date 15 juillet 2010
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Réponse : Les humains sont petits mais très puissants, et les émissions de CO2 d’origine humaine sont une des principales causes des changements climatiques.

L’argument des sceptiques...

Suggérer que l’humanité soit capable de perturber des forces aussi immenses que le climat reflète l’arrogance anthropo-centrée. C’est bien l’humanité qui est un sous-élément de la nature et non pas la nature qui est un sous-élément de l’humanité. Penser que l’homme peut influencer le climat, c’est comme retourner à l’époque de Copernic où ceux qui nous dirigeaient décidaient de ce que nous devions penser ou non. On voudrait à nouveau nous faire croire que la planète est plate. (source : Financial Sense University)

Ce que dit la science...

Les activités humaines émettent des quantités toujours croissantes de CO2, actuellement de l’ordre de 30 milliards de tonnes chaque année. Malgré les puits naturels, environ la moitié de ces quantités émises restent dans l’atmosphère, ce qui conduit à modifier fortement la composition de notre atmosphère, et a donc un impact sur le climat.

Le CO² atmosphérique augmente de 15 milliards de tonnes par an
Les mesures précises et continues de la concentration atmosphérique de CO2 ont débuté en 1958 à Mauna Loa, Hawaii, grâce à Charles Keeling. Les concentrations de CO2 atmosphérique sont maintenant mesurées à plus de 100 stations sur la planète. Pour les périodes antérieures à 1958, les niveaux de CO2 atmosphériques sont déterminés à partir d’analyses de bulles d’air piégées dans la glace des glaciers et des calottes polaires.
Pendant les 10 000 années de la période pré-industrielle, le CO2 était relativement stable, à des niveaux de 275 à 285 ppm (partie par millions). Depuis la révolution industrielle, et sur une période d’environ 150 ans, la concentration a augmenté d’environ 100 ppm (image 1). L’augmentation est particulièrement rapide ces 30 dernières années, de l’ordre de 2 ppm par an.

Graphique 1 : Les niveaux de CO2 (parties par million) au cours des derniers 10 000 ans. La ligne bleue repose sur les carottes de glace obtenues de Taylor Dome, en Antarctique. (NOAA). La ligne verte est fondée sur les carottes de glace prélevées à Law Dome, en Antarctique de l’Est (CDIAC). La ligne rouge représente des mesures directes à Mauna Loa, Hawaii (NOAA).


Les êtres humains émettent 30 milliards de tonnes de CO2 par an
Les statistiques internationales donnent les quantités de charbon, pétrole et gaz naturel qui sont utilisés chaque année par les activités humaines. Ces statistiques permettent de connaître les émissions de CO2 vers l’atmosphère liées aux activités humaines. A ceci, il faut ajouter l’impact de la déforestation et la production de ciment qui contribuent aussi aux émissions de CO2. Ces statistiques sont disponibles depuis le début de la révolution industrielle, donc depuis que du combustible dit fossile (charbon, pétrole, gaz), est extrait du sous-sol. Elles montrent que les émissions de CO2 vers l’atmosphère ont été en croissance quasi continues et atteignent aujourd’hui des niveaux qui sont de l’ordre de 30 milliards de tonnes de CO2 par an.

Graphique 2 : Estimation d’Emissions Totales Globales de Carbone de 1750 à 2006 (CDIAC). Note : On donne ici les émissions de Carbone. Pour obtenir la masse équivalent de CO2, il faut multiplier par 3.67 (44/12)

Si on compare les émissions humaines, connues par les statistiques économiques, et les niveaux de CO2 dans l’atmosphère, connues à partir des mesures de concentration, on constate que l’accroissement annuel est environ moitié des émissions. L’autre moitié est absorbée dans les océans et la végétation. Ainsi, la nature réduit notre impact sur le climat en absorbant une part importante de nos émissions de CO2.

Détecter la signature humaine dans le CO2 atmosphérique
On peut avoir une confirmation que l’accroissement atmosphérique du CO2 est dû à l’utilisation des combustibles fossiles par les activités humaines. En effet, l’atome Carbone du CO2 atmosphérique peut prendre plusieurs formes, appelées isotopes. Le carbone 12 a 6 neutrons, le carbone 13 a 8 neutrons. Le Carbone 13 disparaît naturellement via la radioactivité, alors qu’il est produit dans l’atmosphère. Ainsi, le Carbone qui provient des réservoirs fossiles (Charbon, pétrole, gaz) est très “vieux” et ne contient pratiquement pas d’isotope 13. Si l’augmentation du CO2 atmosphérique provient bien des combustibles fossiles, on s’attend à ce que la proportion de Carbone-13 diminue, et c’est bien ce qui est observé. La tendance des rapports C13/C12 est bien en accord avec ce qui est attendu (Ghosh 2003).

Graphique 3 : Émissions de CO² Annuelles Globales de combustibles fossiles et de manufacture de ciment GtC an-1 (noir), moyennes annuelles du ratio 13C/12C ratio de CO² atmosphérique mesuré à Mauna Loa de 1981 à 2002 (rouge). (IPCC AR4)

Ainsi nous constatons que l’homme a effectivement modifié la composition de l’atmosphère et cela de façon très significative. Plutôt que d’accuser d’arrogants ceux qui pensent que l’homme peut modifier le climat de la Terre, il paraît plus logique de s’interroger sur la démarche de ceux qui pensent que on peut polluer sans conséquences.