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Accueil > Changements climatiques > Le 5ème rapport du GIEC > Le rapport et son contenu > 5ème rapport du Giec : des éléments scientifiques alarmants
5ème rapport du Giec : des éléments scientifiques alarmants
date 27 septembre 2013
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Entre le 23 et le 26 Septembre 2013, des représentants de chaque gouvernement se réunissent à Stockholm pour approuver le nouveau rapport du GIEC, qui rassemble l’ensemble des éléments de compréhension de notre système climatique. Il montre aussi comment ce système change, et continuera de changer.


Contexte

Il s’agit du premier des quatre rapports qui seront publiés entre 2013 et 2014 :
- Les éléments scientifiques issus des recherches sur le climat dans le monde (GT 1)
- Les impacts des changements climatiques (GT 2)
- Les stratégies d’atténuation des émissions (GT 3)
- Le dernier volet, publié en septembre 2014, présentera une synthèse générale du rapport.

Ce rapport permet d’informer les décisions politiques en matière de lutte contre les changements climatiques. Il est d’autant plus important que la communauté internationale est en train de négocier un accord mondial sur les changements climatiques. Le dernier rapport (AR4), a été publié en 2007, et a été le socle de nombreuses discussions et négociations, à l’échelle internationale comme européenne et nationale.

Que nous dit le rapport ?



1. Les scientifiques du Giec affirment que le lien entre les activités humaines (surtout l’usage des énergies fossiles) et les changements climatiques n’a jamais été aussi certain : probabilité à 95%, contre 90% en 2007, et juste au-dessus de 50% en 1995.

2. Les changements climatiques montrent déjà leurs premiers effets, notamment en termes de hausse de la température. La première décennie du XXIe siècle (2001-2010) a été la plus chaude depuis 1850. La période 1983-2012 a probablement été la plus chaude depuis 1400 ans.

3. Le niveau des mers augmente de plus en plus vite : sur la période 1993-2010, la hausse du niveau des mers était deux fois plus rapide que sur la moyenne 1901-2010.

4. Le rapport établi quatre scénarios possibles, en utilisant une nouvelle méthodologie. Ces scénarios montrent que si une politique climatique très ambitieuse est menée (dans un seul scénario), il reste possible de maintenir la hausse moyenne de température sous les deux degrés (par rapport aux niveaux des températures préindustrielles). Par contre, si le monde se maintient sur les trajectoires actuelles en termes d’usage des énergies fossiles, de concentrations atmosphériques en CO2 et de hausse de la température, l’objectif des 2°C sera inatteignable. Rappelons qu’en 2010, tous les gouvernements de la planète se sont accordés pour définir l’objectif de 2°C comme seuil maximum pour éviter un emballement incontrôlable du système climatique.

5. Le rapport utilise de nouveaux modèles et de nouvelles trajectoires, qui rendent difficile la comparaison directe avec les scénarios du précédent rapport. Mais il montre que dans le scénario du pire, d’ici la fin du siècle, les températures pourraient augmenter jusqu’à +4,8°C par rapport à la fin du XXème siècle, c’est-à-dire +5,5°C par rapport aux niveaux préindustriels (dans le scénario du pire – le scénario « RCP8.5 ») si l’on continue sur la trajectoire actuelle. La fréquence des vagues de chaleur, qui aujourd’hui ont lieu une fois tous les 20 ans, pourraient doubler ou tripler.

6. Dans le pire scénario, le niveau de la mer pourrait s’élever à près d’un mètre en 2100, et à 3 mètres en 2300. C’est une nouveauté de ce rapport. Dans le précédent, le Giec prévoyait une hausse du niveau des mers de « seulement » 59 centimètres à la fin du XXIème siècle.

7. Le « palier des températures » signifie que les températures augmentent moins vite que prévu sur la dernière décennie. En aucun cas cela remet en cause la réalité du réchauffement anthropique sur les 30 dernières années.
- Rappelons que les dix années les plus chaudes depuis 1850 ont eu lieu depuis 1997 !
- 2005 et 2010 ont été les deux années les plus chaudes depuis qu’on mesure les températures. Depuis trente ans, chaque décennie a été significativement plus chaude que la précédente.
Il est vrai que depuis 1997, la hausse linéaire des températures est moins évidente, même si les dix années les plus chaudes ont eu lieu après 1850. Les climato-sceptiques ont profité de ce phénomène pour relayer l’idée que les températures n’augmentent plus et que le changement climatique est un mythe. On sait cependant que le réchauffement n’est pas un phénomène continu ou linéaire d’année en année et que la climatologie est une science qui observe et compare les décennies, à la différence de la météorologie. Si les températures augmentent moins vite que prévu mais elles sont toujours en hausse. Et tous les autres indicateurs climatiques (niveau des mers, acidification des océans, fonte de la cryosphère) continuent d’être dans le rouge.

Pour résumer



Le 5e rapport du Giec réitère que les changements climatiques sont en cours. Ils ont lieu en ce moment-même, et les activités humaines en sont le principal responsable. Nous n’avons jamais été aussi sûrs de la responsabilité des activités humaines vis-à-vis des changements climatiques.

Les impacts sont déjà nombreux : le température moyenne et le niveau des mers augmentent, les fortes pluies s’intensifient, la banquise fond, les évènements extrêmes sont de plus en plus fréquents, et les océans s’acidifient.

Ces changements ont déjà un impact sur nos modes de vies. Mais ces impacts pourraient devenir bien plus dramatiques si l’on n’agit pas dès aujourd’hui.
Nous interpellons nos gouvernements sur leur responsabilité d’agir le plus rapidement possible pour mettre en œuvre des politiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Sans quoi les conséquences des changements climatiques toucheront toutes les populations, toutes les sociétés, et pour beaucoup d’entre nous elles seront insurmontables.

Nous demandons aux gouvernements de la planète, et au gouvernement français en particulier, de saisir l’urgence de la situation et d’agir sans plus attendre pour décourager l’utilisation des énergies fossiles, et favoriser les énergies renouvelables et les économies d’énergie.