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Accueil > Changements climatiques > Comprendre et réagir > Les gaz à effet de serre d’origine humaine
Les gaz à effet de serre d’origine humaine
date 15 février 2011
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Changements climatiques : comprendre et réagirDEPUIS LA RÉVOLUTION INDUSTRIELLE (années 1750), les activités humaines émettent des gaz à effet de serre (GES) supplémentaires qui s’accumulent dans l’atmosphère et retiennent davantage de chaleur qu’à l’état naturel.
C’est ce qu’on appelle l’effet de serre « additionnel », qui provoque un réchauffement accru de l’atmosphère et dérègle nos climats. Le développement économique des pays industrialisés s’est construit sur la production et la consommation croissantes d’énergie d’origine essentiellement fossile (charbon, pétrole et gaz). Ainsi, l’industrie, les transports ou encore l’habitat, qui utilisent massivement ces énergies, émettent dans l’atmosphère d’énormes quantités de GES qui perturbent le cycle naturel du carbone. Entre 1970 et 2004, les émissions mondiales de GES ont augmenté de 70% ! Depuis peu, les pays émergents (Chine, Inde,…) ont une contribution majeure aux rejets de GES dans l’atmosphère.




Les principaux gaz responsables de l’effet de serre « additionnel » et leurs origines

- Le dioxyde de carbone (CO2) représente 77 % des émissions de GES d’origine humaine. Il résulte essentiellement de la combustion des énergies fossiles (transport, industrie, agro-alimentaire, habitat, etc.) et du changement d’utilisation des sols (agriculture et déforestation).

- Le méthane (CH4) est principalement émis par le secteur agricole (rizières, élevage des ruminants, déjections animales). Le reste provient de la production des énergies fossiles et des décharges.

- Le protoxyde d’azote (N2O) est surtout produit par le secteur agricole (épandage d’engrais azotés sur les sols) et certaines industries chimiques.

- Les gaz fluorés (HFC, PFC, SF6) n’existent pas à l’état naturel. On les trouve dans les systèmes de réfrigération et de climatisation, dans les aérosols et les mousses isolantes et dans certains procédés industriels.


La contribution à l’effet de serre « additionnel » d’un pays à l’autre

Changements climatiques : comprendre et réagir UN HUMAIN rejette en moyenne 4,4 tonnes de CO2 par an. Ce chiffre cache pourtant de grandes disparités entre pays. Aujourd’hui, ce sont incontestablement les habitants des pays industrialisés qui émettent le plus de GES. En 2008, un Français rejetait en moyenne 5,7 tonnes de CO2 par an. En prenant en compte l’ensemble des gaz à effet de serre, ces rejets s’élevaient à environ 8,6 tonnes équivalent CO2 (tCO2eq) [1]. Il faut savoir que la Division Statistique des Nations-Unies ne prend pas en compte les émissions de GES occasionnées par la fabrication et le transport de produits importés [2]. Ainsi, en incluant ces émissions délocalisées, les rejets par personne passent à 13,1 tCO2eq !

Les gaz à effet de serre d'origine humaine
Pourquoi diviser au moins par quatre nos émissions à l’horizon 2050 ?

Changements climatiques : comprendre et réagir UNE STABILISATION DU CLIMAT ne pourra être garantie que si les émissions mondiales ne dépassent pas ce que la Terre peut recycler naturellement, à savoir 11 milliards de tonnes de CO2 par an environ. Réparti équitablement entre au moins 6 milliards de personnes, ce chiffre autorise chaque habitant de la planète à émettre 1,8 tonne de CO2 par an et par habitant. Un Français émettait environ 5,7 tonnes de CO2/an en 2008 : il est donc nécessaire de diviser au minimum par quatre nos émissions. On admet ici que tous les pays ont un droit moral à se développer et donc à atteindre un niveau d’émission équivalent à celui des pays industrialisés. En considérant une population mondiale augmentant à 9 milliards de personnes en 2050, la diminution nécessaire des émissions
par rapport à 1990 approche alors de 80 à 90 %.



date Notes

[1L’impact sur le climat des différents GES n’est pas homogène. Plutôt que de mesurer les émissions de chaque gaz, on utilise une unité commune : l’équivalent CO2.