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Les chercheurs répondent aux sceptiques
date 11 octobre 2005
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Questions sur l’effet de serre : les chercheurs répondent aux sceptiques
L’homme est-il vraiment responsable du réchauffement ?

« Personne ne sait si la tendance au réchauffement est un véritable phénomène naturel, écrit Michael Crichton dans son roman. Personne ne sait jusqu’à quel point elle est liée à l’activité humaine. Personne ne sait si le réchauffement va se poursuivre au siècle prochain. »

Il existe cependant un large consensus de la communauté scientifique sur le sujet. Le groupe d’experts international sur le climat (Giec, IPCC en anglais) a la certitude que l’activité humaine accroît le phénomène naturel de l’effet de serre. Les températures ont déjà augmenté de 0,6 °C au cours du XXe siècle et devraient continuer à s’accroître dans une fourchette allant de 1,4 à 5,8 °C d’ici à 2100. Dans un article publié jeudi dernier dans la revue Nature, des chercheurs montrent que la fin du XXe siècle est la décennie la plus chaude jamais enregistrée depuis 2 000 ans, avec des températures moyennes supérieures de 0,7 °C aux années 1600. Et ce phénomène devrait s’accélérer. Dans les années 2040, plus de la moitié des années pourraient ainsi être plus chaudes que 2003, estiment des chercheurs britanniques du Hadley Center. 2004 a été, selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM), la quatrième année la plus chaude depuis 1861. Et l’organisation prédit que la poursuite de ce réchauffement devrait provoquer davantage de phénomènes extrêmes tels qu’ouragans et sécheresses.

Michael Crichton objecte qu’une partie de l’Antarctique se refroidirait. Réponse des scientifiques : cette tendance est extrêmement locale. « A l’inverse, la péninsule Antarctique (région du continent austral qui fait face à l’Amérique latine) a connu un réchauffement extrêmement violent ces dernières années », rapporte Hervé Le Treut, chercheur au CNRS et professeur à l’Ecole polytechnique. Le Conseil de l’Arctique a même rapporté en 2004 que le pôle Nord se réchauffait deux à quatre fois plus vite que le reste du monde, ce qui risque d’entraîner la disparition de la moitié de la banquise d’été d’ici la fin du siècle. Une chose est sûre : « Il existe une forte variabilité régionale du réchauffement », souligne Jean Jouzel, membre du bureau du Giec.

Dans son roman, Michael Crichton affirme que les glaciers continueraient de progresser. L’important est la tendance globale, qui est au retrait progressif des glaciers, soulignent les scientifiques. Les glaciers suisses auront ainsi perdu 18% de leur surface entre 1980 et 2025, contre 1% au cours des quinze années précédentes. Mais il est en effet facile de trouver des contre-exemples et des exceptions à ce phénomène, comme le Perito Moreno en Argentine.

L’élévation du niveau des océans n’est pas démontrée, estime Michael Crichton. Il avance que les données des satellites sont contraires à celles communiquées par les marégraphes, qui servent à mesurer le niveau de la mer. « Il s’agit d’une contre-vérité, preuve de sa mauvaise foi », répond Hervé Douville, de Météo France. Même si personne ne prétend que l’élévation du niveau des océans est un phénomène uniforme, le niveau moyen des océans a déjà augmenté de 10 à 20 cm en un siècle et devrait s’élever d’ici 2100 de 9 à 88 cm, du fait de la hausse de température et de la fonte des glaciers et calottes glaciaires, selon le Giec.

Les prévisions des modèles climatiques informatiques sont exagérées et entachées d’une importante marge d’erreur, souligne Michael Crichton. L’auteur reprend à son compte une réserve émise notamment par le climatologue américain Richard Lindzen. Il estime que les prévisions du Giec (+ 1,4 à 5,8 °C d’ici à 2100), autour desquelles existe un consensus des scientifiques, présentent une marge d’erreur de 400%. Et Crichton de lancer ses propres prévisions, sans marge d’incertitude : + 0,8 °C au cours du XXIe siècle.

« La moitié de l’incertitude qui explique cette fourchette (de + 1,4 à + 5,8 °C), liée à l’évolution à venir des gaz à effet de serre, est de nature économique, remarque Hervé Le Treut. Seule l’autre moitié reflète les incertitudes de la communauté scientifique pour chiffrer l’amplitude du phénomène. » Soit une marge d’erreur de 60% et non 400%, rectifie Gavin Schmidt.

C. M. Le Figaro - 16 février 2005
http://www.lefigaro.fr/internationa...
(L’auteur de « Jurassic Park » dénonce le complot climatique)