logo
LES MEMBRES
greenpeace
wwf
lpo
oxfam} alofa tulavu
4d
gret
helio
hespul
cler
amis de la terre
agir pour l'environnement
fnaut
fub
solar generation
reseau sortir du nucleaire
cniid
wecf
associations locales

MAILING LISTE

La liste climat du RAC-F vous permet de recevoir et d’envoyer des informations sur les changements climatiques.
S'abonner Se désabonner
attention ça chauffe
can
illustration
Les Pays-Bas aident le Brésil à dépolluer l’Argentine Buenos Aires
date 30 mars 2005
texte+ texte- google twitter facebook

Les Pays-Bas aident le Brésil à dépolluer l’Argentine Buenos Aires

Avec la Chine et l’Inde, le Brésil fait partie des pays émergents sur la
sellette alors que se poursuivent à Buenos Aires les négociations de l’ONU
sur l’avenir du protocole de Kyoto.

Sixième plus gros pollueur de la planète, avec 310 millions de tonnes de CO2
émises en 2002 (3% des émissions mondiales), le Brésil est pourtant
exonéré, jusqu’en 2012, de toute obligation contraignante de réduction
d’émissions de gaz à effet de serre. Mais les pays industrialisés voudraient
tout de même le mettre à contribution. Voilà pourquoi le Brésil, avec la
Chine, a été prompt à présenter sa « communication nationale », c’est-à-dire
son plan volontaire de réduction d’émissions.

Il est aussi le premier pays en développement à avoir fait valider par l’ONU
un projet novateur de coopération Nord-Sud baptisé « mécanisme de
développement propre ». Il s’agit d’offrir de la flexibilité aux pays
industrialisés qui cherchent à atteindre leurs objectifs chiffrés de
réductions de rejets polluants. L’idée est que la pollution ignorant les
frontières, un pays aura parfois intérêt à aider un pays en développement à
réduire ses émissions, plutôt que de prendre les mesures sur son propre
territoire national.

Un projet pionnier consiste à capter les émissions de méthane provenant de
la décharge municipale de Nova Iguaçu, une ville de deux millions
d’habitants située dans la banlieue de Rio de Janeiro. L’opération associe
l’État néerlandais, la Banque mondiale, la société privée brésilienne
Paulista - qui gère les déchets de cette municipalité -, ainsi que le
cabinet de conseil EcoSecurities.

Tout en générant une capacité électrique de 12 MW, grâce à la production de
biogaz, l’opération devrait permettre d’éviter des rejets de méthane, un
des six gaz à effet de serre jugés responsables du changement climatique à
hauteur de 14 millions de tonnes d’équivalents CO2 sur 21 ans. Soit 14
millions de tonnes de crédits d’émissions attribués à l’investisseur,
EcoSecurities. « Nous les avons déjà revendus à l’État néerlandais au prix
de 3,35 euros la tonne de CO2 », explique Pedro Moura Costa, directeur
général du cabinet.

Les Pays-Bas, dont les émissions ont augmenté de 13,2% entre 1990 et 2002
alors qu’ils se sont engagés à les réduire de 6% d’ici à 2012, ont déjà
investi 600 millions d’euros dans l’achat de crédits d’émission pour
parvenir à tenir leurs engagements.

On s’étonnera seulement que ce projet réalisé au Brésil ne concerne pas
l’Amazonie. Après tout, les trois quarts des émissions de gaz à effet de
serre du pays proviennent des feux de forêts dévastant le « poumon de la
planète ». Le Brésil pollue certes dix fois moins que la Chine et trois fois
moins que l’Inde, mais ses rejets polluants ont enflé de 60% depuis 1990.

Ce qui n’empêche pas Eveirton Veira Vargas, directeur général du département
environnement au ministère brésilien des Affaires étrangères, de confier au
Figaro que « le Brésil ne prendra pas d’engagements de réduction de ses
émissions »...


Le Figaro, Caroline de Malet, le 16.12.04

- http://www.ecosecurities.com/200abo... (FIRST CDM PROJECT REGISTERED IN THE UNFCCC 18/11/2004)

- http://cdm.unfccc.int/Projects/regi... (This interface will provide
information on CDM project activities that have been registered by the CDM
Executive Board)

- http://www.cdmguide.com/ (Welcome to The SouthSouthNorth Clean Development Mechanism Practitioners’ Practical Toolkit)