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Les Etats-Unis sous pression à la conférence de Montréal
date 7 décembre 2005
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Les Etats-Unis sous pression à la conférence de Montréal

L’Union européenne et le Canada ont intensifié leurs pressions sur les Etats-Unis pour que Washington s’engage aux côtés de la communauté internationale sur des objectifs en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Les ministres de l’Environnement de plus de 90 pays cherchaient à sortir de l’impasse pour intégrer les Etats-Unis et les grandes nations émergeantes, comme la Chine et l’Inde, à un système global permettant d’enrayer le réchauffement climatique.
"Nous allons continuer à discuter avec nos partenaires américains et à leur rappeler leurs engagements", a déclaré le commissaire européen à l’Environnement, Stavros Dimas.
Il a évoqué le fait que le président américain George Bush s’était engagé lors du sommet du G8 de Gleneagles, en juillet, et lors d’une conférence de l’Onu, en septembre, à discuter à Montréal de la coopération à long-terme en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Mais Harlan Watson, qui représente le président américain à Montréal, a refusé de participer à un nouveau cycle de discussions mondiales au motif qu’elles se solderaient immanquablement par de nouveaux objectifs et un nouveau calendrier pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
"Rien ne peut excuser que l’on repousse les décisions", a déclaré lors d’une conférence de presse le Premier ministre canadien, Paul Martin.

- PROCESSUS DE DEUX ANS

"Aux pays réticents, y compris les Etats-Unis, je dis la chose suivante : Il existe une conscience mondiale. Il est temps de l’écouter.
"Par dessus tout, il est temps d’agir".
Les Etats-Unis sont responsables de près d’un quart des émissions de gaz à effet de serre de la planète.
"Les engagements pris jusqu’en 2012 par les pays développés ne constituent qu’une première étape. Nous devons dès maintenant nous préparer à aller beaucoup plus loin", a déclaré Jacques Chirac dans un message vidéo diffusé dans le cadre de la conférence des parties, à Montréal.
Les délégués réunis à Montréal pour décider des suites à donner à la première phase du protocole de Kyoto, après 2012, n’ont pas beaucoup avancé.
Le protocole de Kyoto du 11 décembre 1997, entré en vigueur en février dernier, impose de réduire de 5,2% d’ici à 2012 les émissions de gaz à effet de serre (CO2, méthane...) dans le monde par rapport aux niveaux de 1990.
Une quarantaine de pays seulement sont concernés par ces mesures contraignantes. Les Etats-Unis et l’Australie ont refusé de ratifier le protocole.
Or nombreux sont ceux qui considèrent qu’il ne sera efficace que si tous les grands pays s’y rallient.
Mardi, le Canada a fait circuler des propositions établissant un processus de deux ans de discussion sur des mesures à long terme pour faire face au réchauffement climatique, et notamment la promotion des énergies renouvelables et des permis à polluer.
"Si les Etats-Unis s’y ralliaient, cela ferait avancer le processus", a déclaré Catherine Pearce, des Amis de la terre.

Reuters, le 7 décembre 2005