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Les Etats-Unis pessimistes sur l’après-Kyoto
date 18 mai 2005
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Les Etats-Unis pessimistes sur l’après-Kyoto

Le principal négociateur américain sur l’environnement s’est montré pessimiste, après deux jours de discussions entre les 190 Etats réunis à Bonn, sur l’éventualité d’un accord susceptible de prolonger, au-delà de 2012, le protocole de Kyoto sur le réchauffement climatique.

"Il n’est pas évident qu’il y aura un effort sur Kyoto après 2012. Ce sera très difficile", a confié mardi Harlan Watson à Reuters, en soulignant l’importance des divergences de vue entre les pays.

Watson, dont le pays s’est retiré en 2001 d’un protocole de Kyoto jugé trop coûteux, avait évoqué lundi "la nécessité de prendre des mesures à court terme", mais n’avait pris aucun engagement précis en matière d’émission de gaz à effet de serre.

"Il est difficile d’imaginer que les émissions ne vont pas poursuivre leur hausse", a expliqué le représentant du pays le plus pollueur du monde, en faisant référence à la croissance économique et démographique des Etats-Unis.

L’Allemagne et l’Ex-URSS parmi les mauvais élèves

Washington, comme Sydney, n’entend pas rejoindre les 150 signataires du protocole de Kyoto, entré en vigueur le 16 février dernier après des années de retard sur les échéances initialement prévues.

Restés eux aussi à l’écart du processus, la Chine, l’Inde, l’Indonésie et le Brésil se justifient en pointant la mauvaise application du traité dans les pays riches, censés réduire le volume de leurs émissions de gaz à effet de serre de 5,2 % à l’horizon 2008-2012, par rapport aux niveaux de 1990.

"Nous allons avoir besoin d’actions pour nous assurer que tous les objectifs seront atteints. Beaucoup de pays (...) en sont loin", a constaté Joke Waller-Hunter, secrétaire exécutive de la convention de l’Onu sur le changement climatique.

Waller-Hunter a souligné que l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la Suède et les pays de l’ex-URSS faisaient partie des "mauvais élèves de Kyoto".

Elle a cependant salué d’autres pays, comme l’Espagne, le Portugal, l’Irlande et la Grèce, qui ont déjà dépassé les objectifs.

Poursuite des discussions à Montréal

Les militants écologistes, qui redoutaient à l’ouverture de la conférence d’attendre "plusieurs années" avant d’aboutir à un accord, ont jugé constructifs les discussions de Bonn.

"C’est un pas de bébé, mais c’est un pas important", a déclaré Jennifer Morgan, directrice de l’association de protection de la nature WWF.

Joke Waller-Hunter a dit espérer que la rencontre des ministres de l’Environnement à Montréal, au Canada, en décembre, mettrait au point "une feuille de route" sur les modalités du renouvellement et de la prolongation du protocole de Kyoto.

Selon un groupe d’experts qui conseille l’Onu, les températures pourraient s’élever de 1,4 à 5,8 degrés Celsius d’ici 2100, ce qui engendrerait plus de tempêtes et d’inondations, la disparition de plusieurs milliers d’espèces et une hausse du niveau de la mer.

18 mai 2005 (Reuters)
par Alistair Doyle